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Kalisia - Cybion


  Kalisia - Cybion

Label : Autoproduction
Style : Death Melodique progressif
Sortie : Janvier 2009
[ Voir la tracklist ]

[ Voir la fiche du groupe ]

Enfin, il est là tout beau devant moi. Bon je ne vais pas vous faire le fan de base qui attendait le cd depuis une bonne grosse décennie car je ne me suis jamais langui de cet album à outre mesure. Seule l’enthousiasme des fans de la première heure m’ont poussé à précommander cet album haut en couleur.

Pour la petite histoire, Kalisia est un groupe montpelliérain qui a sorti une démo en 1995, Skies très influencée par Cynic et Dream Theater qui a reçu un accueil monstrueux. Pour preuve, la démo est aujourd’hui introuvable dans sa version originale. Continuant sur sa lancée, le groupe décide de sauter le pas et de sortir un premier album du nom de Cybion. Mais, tous les problèmes du monde se sont abattus sur le groupe. Si bien que l’album a mis onze ans à être finalisé.

Mais le voila. Que contient donc Cybion ?
Cet album se résume, à la manière de l’album Crimson d’Edge Of Sanity, en une chanson de soixante et onze minutes découpée certes en vingt pistes mais qui n’auraient AUCUN intérêt à être écoutées indépendamment des autres puisque tout se suit comme dans un film et on ne remarque pratiquement jamais quand on passe d’un morceau à un autre.
Je dis bien un film. Cybion s’en rapproche puisqu’il raconte une histoire autour d’un futur pas si éloigné de nous totalement décadent. Le voyage du héro Kenji proposé par Kalisia sera très riche en émotions de toutes sortes que ce soit dans les textes ou dans la musique.

Il va sans dire que pour tout amoureux de mélodies, Cybion est une merveille entre ses riffs à mi chemin entre Cynic et Dream Theater, ses soli ,qu’ils soient de guitares ou de claviers avec un feeling incroyable, ses lignes de clavier entre Rush, Emperor et encore Dream Theater et sa basse, par moment, complètement folle. Il est incroyable de noter le nombre de passages somptueux nous remplissant de frissons qu’ils soient sur les soli, les riffs et les passages atmosphériques. Et comment ne pas tomber en larme sur le formidable final dont la fatalité n’a d’égale que la beauté ?
Hormis celui-ci, il me serait impossible de mettre en lumière un passage m’ayant marqué plus qu’un autre car dès les premières secondes de cette ambiance symphonico futuriste, je tombe à genou devant mes enceintes de joie pour ne me relever qu’une fois la dernière seconde achevée.

Le chant (ou plutôt les chant) est aussi au dessus de mes attentes et prend diverses formes tant dans la forme que dans le fond. Dans la forme, trois langues sont utilisées pour narrer l’histoire. Principalement, l’Anglais et de manière plus résiduelle, la Français et le Kal. Qu'est-ce que le Kal ? C’est un langage inventée de toute pièce par Brett Caldas Lima pour rendre Cybion plus crédible même s’il n’est utilisé que sur la première partie de l’album.
Dans le fond, c’est très varié avec un excellent chant Death revenant très souvent, un chant clair ainsi que de nombreuses interventions du chant féminin. Un guest de renom vient faire une apparition sur le onzième titre « Cast Away Damnation / Seclusion » de Cybion. Il s’agit d’Arjen Lucassen, connu et reconnu pour son travail en tant que maître à penser d’Ayreon.

J’ai rarement pu écouté un album concept de ce type qui ne perde pas l’auditeur en route. J’aime à comparer cet album avec le Colors de Between The Buried And Me qui lui avait la fâcheuse tendance de le perdre en route et il fallait beaucoup d’écoutes pour voir où le groupe voulait en venir. Ici, c’est limpide, fluide. Tout coule de source. Rien n’est grossier et pourtant Kalisia, c’est avant tout un mélange des genres. J’en veux pour exemple le formidable passage commençant sur un rythme électro dans la veine de la bande originale du film Blade Runner à un break dans la lignée des grands noms du Progressif des années 70 (En plus violent, c‘est certains), sans que l’on ne retrouve rien à redire dans la cohésion. Cela tombe sous le sens alors qu’en principe, ce n’est pas si évident à faire avaler. Et pourtant Dieu sait que les influences sont diverses et variées : au programme du Death couillus avec blasts, à l’Electro au Rock progressif, Jazz et bien d’autres encore.
La production et le mixage y sont aussi pour beaucoup car malgré un travail titanesque, Brett (également producteur de To Mera et de bien d‘autres) a réussi à tout rendre parfaitement audible et mieux encore à délivrer le son qui tue, qui donne envie de réécouter l’album tant il est parfait.

Mais trêve de Cybion, car presque quinze ans avant cet album, il y avait une démo, Skies qui avait fait sensation dans la sphère progressive française. Si bien (Cybion ?) que très rapidement, le groupe fut en rupture de stock. Kalisia a donc décidé d’ajouter un second album d’une durée de près d’une heure et au package comprenant cette fameuse démo et également quatre reprises sur lesquelles je reviendrai par la suite.

Parlons donc Skies si vous le voulez bien. Cette démo comprend quatre titres remastérisés très intéressants et prometteurs pour l’époque (Kalisia étant le premier représentant de la scène Death Progressive française) mais rentrent plus dans des codes dans lesquels ne rentrent pas Cybion. A partir de là, Skies n’a plus la même portée qu’il avait dans les années 90 malgré un nouveau son.

La deuxième partie du second album est à mon humble avis bien plus intéressante avec des reprises de quatre monstres Cynic, Dream Theater, Emperor et Loudblast et de nombreux invités.
Commençons avec le « How Could I » de Cynic qui est excellent et que j’aurais sans doute préféré à la version originale s’il n’y avait pas eu ce chant clair que je trouve horripilant. Heureusement, le reste est plus folichon avec une Angela Gossow (Arch Enemy) parfaitement à sa place sur ce titre et un Christophe Godin(Mörglbl) exécutant à merveille le premier solo et improvisant sur le solo final.
Concernant « A Fortune In Lies » de Dream Theater, c’est simple je la préfère à l’originale. Rien qu’au niveau du chant, David Scott Mcbee met une trempe à Charlie Dominici et son timbre colle bien plus à ce morceau. La titre a été rallongé d’une petite minute pour l’occasion avec une introduction où l’on retrouve le piano d’un autre morceau de Dream Theater, « Through My Words ». Les deux soli étant assurés par Tom Maclean de To Mera et Charly Sahona de Venturia qui prouvent la grandeur de leurs niveaux techniques en se frottant sans sourciller à John Petrucci.
« I Am The Black Wizards » d’Emperor est elle aussi une réussite sur laquelle on trouve Sonm de Forest Stream au chant. Néanmoins, elle reste la moins bonne reprise des quatre. Le tout manquant un peu de folie.
La dernière reprise est celle de « This Dazzling Abyss » des légendaires Français de Loudblast. Seul titre dont je ne connais pas du tout l‘original, j’ai quand même apprécié la reprise excellente avec au chant le très bon Ludovic Loez de S.U.P et surtout avec un superbe solo (encore une fois rajouté par rapport à la version originale) de Paul Masvidal (Cynic).

Voila, j’ai passé en revue ce que je pense être d’ores et déjà l’album de l’année 2009. Ils restent encore beaucoup d’albums à sortir dans des domaines divers et variés mais pour se hisser au niveau de Cybion en terme qualité, il faudra rendre une copie parfaite. Car oui, Cybion est, de mon point de vu, parfait. Je ne vois rien à redire et, à mon humble avis, je pense que cet ovni fera date et influencera de nombreux groupes dans les années à venir au même titre que Focus de Cynic ou que Images And Words de Dream Theater. Ce qui serait la moindre des choses vu la passion et les sacrifices dont ont fait preuve chacun des membres de Kalisia.

Note : 10 / 10

Pour les fans de Dream Theater et de Cynic.


Partager sur Facebook : Par : orion

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( Il y a 6 commentaires)

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