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Unisonic - Unisonic


  Unisonic - Unisonic

Label : Edel Records
Style : Hard Rock Mélodique
Sortie : Mars 2012
[ Voir la tracklist ]


Ils sont ensemble ! Ils sont ensemble !
Oyez Oyez !
La messe est grande. La réunion est complète. La boucle se boucle.
Ils sont enfin de retour ensemble !

Le grand, l’immense, le talentueux et visionnaire Michael Kiske qui changea la face du monde métallique mélodique voici vingt-cinq ans ainsi que le créateur, l’alchimiste, le rageux qui insuffla le rythme infernal de travail à la machine énorme qu’est depuis devenu Helloween, j’ai bien sûr nommé Monsieur (avec un grand « M ») Kai Hansen.
Ils forment un projet, depuis le temps que nous attentions cela !
Si des rumeurs de la présence de Markus Grosskopf à la basse (un ex-Helloween, un Helloween et un Gamma Ray ensemble) ou de Roland Grapow filtrèrent au début de la réunion des deux artistes, il n’en est finalement rien puisque le reste du line up se constitue du magicien du son Dennis Ward à la basse (producteur de Angra, Pink Cream 69, Silent Force ou encore Place Vendome) et son collègue de Pink Cream 69 Kosta Zafiriou à la batterie tandis que la seconde guitare est tenue par le gratteux actuel du groupe de hard Krokus.
Unisonic est né.

Faisant suite à un premier ep ayant fait saliver grâce à un clip dévoilant le titre-track envoyant la sauce comme au bon vieux temps du speed mélodique d’Helloween, avec les riffs et les soli caractéristiques de Kai et la voix toujours unique de Michael, l’attente de l’album devenait insoutenable.
Si je regretterais toujours personnellement que le label du groupe n’est pas daigné offrir de version promotionnelle acceptable (le son version garage ou cagette de fruits et légumes est simplement honteux pour un projet de cette trempe), je me rassurerais en écoutant la production si affutée émanant du ep "Ignition" (et je me chargerais de baisser ou d’augmenter ma note d’un point une fois l’album disponible).

Néanmoins, ne tergiversons pas, "Unisonic" débute de but en blanc et cela fait plaisir. Si la compo est un peu trop proche du "Into the Storm" présent sur le "Land of the Free pt II" de Gamma Ray (particulièrement dans le placement des soli entre les couplets, et l’intro exactement identique), on ne pourra en revanche pas avoir de doutes sur la nature du vocaliste. L’allemand nous réserve un exercice vocal de très haute volée, et l’on remarque que les morceaux ont été complètement articulés autour de sa voix, qu’il module à l’envie, en passant des graves aux aiguës de plusieurs tonalités en un instant, créant une dynamique vocale très intéressante musicalement. Si l’émotion n’est plus la même, l’homme ayant muri, on ne peut que saluer la performance technique impressionnante de ce premier morceau, pendant que rythmiquement (allemand oblige), c’est du carré de chez carré.

Évidemment, et sans grande surprise, on retrouvera beaucoup d’ambiances, d’harmonies et de mélodie évoquant le temps de l’âge d’or d’Helloween, Unisonic se révélant au final bien plus mélodique (et mélodieux) que ne l’est aujourd’hui Gamma Ray. Peu de double pédale ou de cavalcades de soli endiablés, les allemands sont restés très soft, lorgnant plus majoritairement du côté du hard mélodique que du heavy metal pur, le premier single étant en soi bien trompeur.
"Never Change Me" par exemple, rappellera par certains aspects le mythique "A Little Time" du premier "Keeper of the Seven Keys" mais également Place Vendome, projet solo de Kiske n’ayant que peu de rapport avec le heavy metal. Les couplets se veulent très décharnés, tendres et beaux, mais basés sur une unique mélodie (un peu comme Edguy compose aujourd’hui), tandis que le refrain très punchy apporte la puissance et l’aspect positif qui fera à coup sûr un grand effet en concert. On ressent avant tout des musiciens qui se sont fait plaisir, qui ont composé ensemble de la musique en déconnant, heureux de se retrouver et de bosser ensemble, comme les gosses qu’ils étaient il y a maintenant bien des années. Pas de prises de tête. Pas de compromis commerciaux. Pas de pression due au passé. Juste du hard rock.

"I’ve Tried" et son intro cybernétique installe rapidement une très belle ligne de basse, très funky, tandis que Michael se paie encore la part du lion sur des couplets absents de presque toute instrumentation. Mais là encore, c’est le refrain qui reste en tête, qui ne vous quitte plus et qui donne envie de réécouter des dizaines de fois des compositions aux allures de hits singles pour les radios. "Renegade" comporte un aspect hard rock très marqué, pendant que Star Rider partage au contraire quelques passages plus complexes que l’on pourrait rapprocher de Aina ou de Queen. "Souls Alive" retrouve une certaine fibre metallique, où, comme dans le premier morceau, le heavy mélodique de Unisonic se concentre autour de l’organe extraordinaire de Kiske qui semble user de sa voix comme bon lui semble, sans forcer ni se limiter. Quelques claviers discrets et atmosphériques colorent la composition de jolie manière, et l’enrobe pour lui conférer une douceur relative.
S’en est de même concernant la production, semblant (restons dans le conditionnel...) très ronde, mélodieuse et sucrée, bien plus que ne peut l’être les albums acidulés sortant parfois des studios de Dennis Ward (Silent Force, Angra ou Primal Fear ayant bénéficié de production à la rugosité et à la puissance incroyable). On sent que le groupe n’a jamais cherché à faire quelque chose d’un tant soit peu négatif, agressif ou contre-nature pour ces hommes qui, nous l’avons bien compris, voulait se faire plaisir et en donner au public.

Finalement, on pourra reprocher un certain manque d’ambition justement dans la composition, avec aucun morceau n’excédant six minutes, pas véritablement de souffle épique ni de véritable claque qui nous fasse penser « Whao, c’est vraiment eux ! ».
Certes, le rendu est très intéressant, sympathique et bien léché, mais à trop se faire plaisir, il semble que Unisonic en ait même perdu l’envie d’impressionner l’auditoire. D’une attente renversante, nous retiendrons l’excellent moment que nous propose ce premier album et les refrains que nous reprendrons à tue-tête, mais pas un album incontournable qui marquera de son empreinte les cieux du metal mélodique. Peut-être pour le second essai ?

Note : 7 / 10


Partager sur Facebook : Par : Eternalis

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