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Hellfest 2012 - Samedi (Partie I)


SAMEDI 16 JUIN



Liste des groupes commentés :

Suicidal Angels - Crashdiet - Glorior Belli - Gama Bomb - Rompeprop - ASG - Oranssi Pazuzu - Haemorrage - Amenra - Steel Panther - Necros Christos - Death Angel - Avulsed - Ascension - October File - Sacred Reich - Necrophagia - Ufomammut - Djerv - Cancer Bats - Exodus - Vomitory - Shining - Edguy - Aborted - Within Temptation - Unearth - Napalm Death - Saint Vitus - Machine Head - Enslaved - Gun'n'Roses - Entombed - The Devil's Blood - Behemoth


Compte-rendu de la journée du vendredi ici.


Compte-rendu de la journée du dimanche ici.




Suicidal Angels
Main Stage 02
10:30 > 11:00



GazaG : Thrash ! Samedi, c'est thrashy ! On commence dès 10h30, pichet à la main, avec Suicidal Angels et-leur-super-nom-de-groupe-super-original. Bha ça réveille ! Les gars ont la patate et utilisent tout les moyens pour réveiller le festival. 30 minutes de show qui passeront assez vite, dommage qu'il faille remballer car ces mecs étaient près à jouer 3 heures non-stop ! Niveau musical on à affaire ici à du Trash assez classique et sans grosse surprise, mais qui fait son taff. A réécouter dans de meilleures conditions.

Shawn : Dès le matin, du bon vieux thrash, ça met direct dans l'ambiance et surtout, ça réveille. Alors certes, les Suicidal Angels n'ont rien de bien original par rapport à toute une ribambelle d'autres groupes récent de thrash (on y préferera par exemple un bon Municipal Waste), mais leur musique est sans prise de tête et c'est parfais pour retrouver ses esprits après la cuite de la veille. Le groupe envoit la sauce devant une foule encore très dispersée mais les présents sont de fidèles trasheux. C'est l'essentiel !





Crashdiet
Main Stage 01
11:05 > 11:35



Shawn : Deux heures avant les dingos de Steel Panther, un autre groupe de glam était à l'honneur. Ayant découvert le groupe récement, je m'attendais à un show déjenté. Sur ce point, je n'ai pas été floué, il suffit de voir la déguaine et le look capilaire des musiciens pour comprendre qu'ils tiennent leur concept jusqu'au bout des tifs. Cependant, grosse déception au niveau de la setlist où les morceaux joués sont loin d'être les plus énergiques, offrant ainsi un set relativement mitigé à apprécier. Je regrette personnellement l'absence de In The Raw à la setlist, titre que j'attendais tout particulièrement ... Très mitigé donc. Je pense que revoir le groupe en salle pourrait permettre un second avis tant ce set m'a laissé perplexe.





Glorior Belli
Temple
11:05 > 11:35



Shawn : Le problème du chroniqueur éclectique que je suis, c'est de parfois tomber sur deux concerts de groupes que l'on apprécie en même temps. Beaucoup de festivaliers sont dans mon cas, rien d'exceptionnel. Seulement, quand les deux groupes sont des formations que l'on a en interview l'après midi même, et quand on a que 30 minutes pour juger de la performance de deux groupes, c'est over tendu ... Préférant les plus rares Crashdiet à Glorior Belli, je suis passé en quatrième vitesse faire quelques photos pour la postérité. Peu de temps donc pour juger de leur set, le seul titre observé m'a laissé un sentiment positif avec un set convainquant et des musiciens impliquée. Vivement que je puisse revoir le groupe en salle pour me faire une idée plus précise, le peu que j'en ai entendu m'a toutefois donné l'eau à la bouche !!





Gama Bomb
Main Stage 02
11:40 > 12:10



GazaG : Véritable claque de 2009, personne ne m'aurait fait rater ces dingos de Gama Bomb. Les gars débarquent sur scène et direct le temps est multiplié par 3, vous emportant avec eux au passage. Gama Bomb joue un Thrash très rapide et incisif. N'essayez pas de suivre l'intégralité du set en headbangant où vous perdrez votre nuque, vous êtes avertis. Les 30 minutes s'écouleront à une vitesse prodigieuse. Les riffs s'enchainent très bien et la machine est bien huilé. Un circle pit sera même tenté, alors que l'eau et la gadoue de la veille menacent encore le Metaleux courant en rond comme un con. Au final on aura plus marché que couru. A revoir sur une durée de set plus longue. Enfin bref ... Gama Bomb, ça pète (humour).



Setlist :
Zombie Blood Nightmare
Slam Anthem
Three Witches
Backwards Bible (Played for first time ever)
Hammer Slammer
OCP
We Respect You
Thrashoholic
Bullet Belt
Mussolini Mosh
Zombi Brew



Rompeprop
Altar
11:40 > 12:10



Shawn : Rompeprop, l'une de mes grandes attentes dans le genre du gros n'importe quoi. Après l'énorme déception l'an dernier sur Last Day Of Humanity qui avait donné un show mou au possible, sans conviction, avec des titres plats, je vous garanti que Rompeprop m'a redonné envie d'écouter du grind. Le bordel avec un B aussi gros qu'une bite de géant vert. Un bassiste en squelette, avec une basse aux formes particulièrement évocatrices qui distillent un bordel sonore difficilement descriptible. Ce même bordel sera retranscrit de manière physique dans le pit pour offrir au public une bonne demi heure de n'importe quoi sonore, mais avec le sourire. Un putain de concert qu'on voudrait revivre illico presto. Gros coup de coeur !!





ASG
Valley
11:40 > 12:10

ANNULE





Oranssi Pazuzu
Temple
12:15 > 12:45



87 : Pour la première fois, les excellents Finnois d’Oranssi Pazuzu viennent nous gratifier de leur black metal psychédélique sous une Temple à moitié remplie/vide. Et le concert fût aussi court qu’il a été bon. Servie par une qualité de son relativement correcte, la musique hypnotique d’Oranssi Pazuzu fait mouche, et même si la voix était un peu trop mise en avant, le trip halluciné du groupe nous a porté loin, très loin. J’avais des doutes quant à la possibilité de restitution des atmosphères poisseuses du groupe sur scène, à cette heure de la journée et sur un temps si court. Et pourtant, des musiciens pénétrés par leur art et une propreté d’interprétation bluffante auront permis aux amateurs de rentrer immédiatement dans l’ambiance cosmique d’Oranssi, et de profiter pendant une demi-heure de ces excellentes décharges dans les connexions nerveuses. Pas indiqué en revanche que les simples curieux aient accrochés à la mayonnaise. C’était l’une de mes priorités du HF 2012 et mon meilleur concert depuis le début du festival. Dans l’espoir de les revoir très vite.

Hraesvelg : Pas évident de se mettre dans le bain de ce black plutôt difficile d’accès quand on sort à peine des brumes d’un rêve éveillé. Du coup, malgré le fait que je voulais me faire ma propre opinion sur ce groupe dont il se dit autant de mal que de bien, j’ai assisté au set d’une oreille distraite, pas franchement subjugué d’autant qu’il ne se passe pas franchement grand-chose sur scène. Bref : musique moyennement captivante + charisme absent + conditions loin d’être optimales = souvenir pas trop impérissable. Eventuellement à revoir en salle, de nuit … ou pas.



Haemorrage
Altar
12:50 > 13:30

ANNULE



Caacrinolas : J’aurais aimé en dire le plus grand bien, mais les avions low-cost en ont décidés autrement. Fin le groupe est encore en vie ceci dit. Et comme ils ont d’ores et déjà confirmé faire partie de la prochaine édition, pas de souci.

Hraesvelg : un peu dég' de l’annulation, encore plus en ayant vu les photos des gus « in situ » à Nantes … mais le groupe précédent n’aura semblerait-il pas voulu permuter …



Amenra
Valley
12:50 > 13:30



Orion : Amen Ra que je connaissais que d'un vague souvenir du Hellfest 2006, a livré un gros show de Post-Hardcore. N'étant pas des proches de Neurosis pour rien, les Belges nous poussent par leur mur de gros sons à bouger frénétiquement la tête d'arrière en avant jusqu'à nous rompre la colonne vertébrale. A l'image de Cult Of Luna et de tout bon groupe de Post-Hardcore, Amen Ra a ce pouvoir hypnotique sur son public qui n'en perd pas une miette. La journée commence bien pour ma part.

Setlist :
Silver Needle. Golden Nail
De Dodenakker
Aorte. Nous Sommes Du Même Sang
Terziele



Steel Panther
Main Stage 01
13:35 > 14:15



John : Après la décevante annulation d’Haemorrhage, Steel Panther sera bel et bien mon premier concert de la journée. Après avoir prit une baffe monumentale au Bataclan il y a de ça quelques mois, j’étais impatient de revoir le groupe sur scène. Avec un temps de jeu réduit, je voyais un groupe qui allait moins miser sur l’humour et plus sur la musique, et bien je me suis trompé. Nous avons eux le droit à la flopée de connerie habituelle entre les morceaux. Le quatuor américain est en forme et réveille totalement la foule présente en masse devant la Mainstage 01 au doux son des « Community Proprety » ou autre tube « Death To All But Metal ». On regrettera un temps de jeu très court, mais une chose est sûre, aussi bien en salle qu’en festival, Steel Panther assure !

Orion : Au départ, j'étais venu là pour voir deux ou trois titres, rigoler un peu et me tirer vite fait découvrir d'autres choses. En fait, je suis resté tout du long du set des Américains qui m'ont convaincu par leur humour (même si je doute de leur spontanéité), leur facilité pour convaincre les filles de retirer leurs soutien-gorge mais surtout pour la Musique qui n'a rien à envier à un Mötley Crüe qui n'est plus que l'ombre de lui même désormais. J'ai été séduit par Steel Panther que je vais chercher à découvrir un peu plus sur album parce ces types là mine de rien envoient techniquement quand ils ne sont pas pris dans des chorégraphies marrantes. Visiblement Corpsegrinder de Cannibal Corpse qui était mon voisin pendant le show est du même avis que moi.

Shawn : J'ai l'habitude de dire que Steel Panther c'est au glam ce que Ultra Vomit est au métal français : un groupe parodique mais qui sonne terriblement bien et qui envoit la sauce en live. Après une conférence de presse avec eux aux allures de série B, parlant plus de drogue et de cul que de musique, le groupe est exactement le même sur scène, parlant tout autant de cul que de drogue. Le groupe a la connerie dans la peau et surjoue le coté poseur du glam. Leurs titres sont ultra énergique, idéal pour se remettre les idées en place dès le matin. Leur hymne n'est bien sur pas oublié avec un Death To All But Metal classieux, que le public n'hésitera pas à scander. Personnellement, j'aurai préféré de loin leur performance au Bataclan, mais il faut reconnaitre que le groupe sait également tenir en haleine un public de festival. Rock'n'roll dude !



Setlist :
In The Future
Supersonic Sex Machine
Tomorrow Night
Asian Hooker
Just Like Tiger Woods
Gold-Digging Whore
Community Property
17 Girls in a Row
Death to All but Metal



Necros Christos
Temple
13:35 > 14:15



Caacrinolas : J’avoue avoir été pour le moins surpris par la présence d’un groupe tel que Necros Christos sur l’affiche du hellfest, non pas qu’ils ne le méritent pas loin de là, juste que leur présence en festival se cantonnait jusqu'à présent à des fests bien plus UG. Quoi qu’il en soit les allemands sont là et vous nous distiller durant 40 minutes leur death/doom du plus bel effet. Si l’accoutrement des membres et en particulier de leur leader Mors Dalos Ra peut surprendre au premier abord, il n’en est que raccord avec les relents presque orientaux que l’on peut entendre sur certains morceaux. Mais qu’on se le dise, on est loin d’un pèlerinage à la Mecque dieu merci, non ici on est plus proche de Satan de Kali et ces copains. Le morceau « Doom Of Kali Ma » sera d’ailleurs l’un des gros temps forts du set tant ce morceau s’impose désormais comme un classique du groupe à l’image du très groovy « Necromatique Nun ». Reste néanmoins que le cadre ne se prêtait pas nécessairement au concept du groupe, trop grand, trop de monde pour un tel groupe, et nul doute que je saurais apprécier un peu plus leur show lors de leur prochain passage au Party San.



Death Angel
Main Stage 02
14:20 > 15:10



87 : Putain quoi. Death Angel, c’étaient des mômes à la sortie de The Ultra-Violence, sorti en 1987. Que de chemin parcouru depuis la mise en lumière de leur Thrash metal, aujourd’hui nécessairement estampillé old school. Largement fournie, la fosse devant la main stage 2 n’est pas nécessairement praticable mais l’ambiance est au beau fixe. Death Angel jouera sur ce Hellfest l’intégralité de son premier album, pour le plus grand plaisir des aficionados des thrashers californiens. En plus d’un son impeccable, d’une interprétation chiadée, les zicos font preuve d’une belle prestance, d’une vraie aisance scénique, conférant à ce concert un doux parfum de grand messe du thrash metal partagée par tous avec un enthousiasme communicatif, qui restera gravé dans les grands moments du festival. Les absents ont toujours tort semble-t-il.

GazaG : Après Suicidal Angel. Place aux gars de Death Angel (nhan mais je vous jure : ces noms …) de rentrer en enfer. La boue est morte : vive la boue, et gloire au pogo. On pourra donc s'amuser à se taper dessus dans le pit sans se viander. Après au niveau musique, j'admettrai que j'ai pas prêté attention à autre chose que ma survie dans les circles pit. A revoir dans d'autres conditions ?

Setlist :
Thrashers
Evil Priest
Voracious Souls
Kill as One
The Ultra-Violence
Mistress of Pain
Final Death



Avulsed
Altar
14:20 > 15:10



Caacrinolas : ENFIN, depuis leur passage sur Paris que j’ai honteusement raté en 2005 je me désespérais de ne peut être finalement jamais voir les espagnols d’Avulsed. Et pourtant là aussi c’est à l’endroit où je les attendais le moins que j’ai fini par les voir. Bon je passe rapidement sur l’interprétation de « Stabwound Orgasm » plus que tronquée par un son dégueu pour me concentrer sur l’essentiel : Dave Rotten est un dieu.
Voilà. J’aurai pu m’arrêter là mais je vais quand même développer un peu. Non content d’avoir une des plus grosses voix du genre, le gars se permet le luxe d’headbanger PENDANT qu’il chante. Alors bien sur oui je l’avais déjà vu en vidéo etc mais là en live ça vous pose un homme. Et comme si ça ne suffisait pas le bonhomme se permet de garder le même chant même quand il slamme sur le dos. Ce mec n’est probablement humain. Si Dave attirait une bonne partie des regards le reste du groupe n’est pas en reste, à commencer par Oskar qui à d’ores et déjà fait oublié Ricky le précédent batteur alors qu’il s’agissait là de son…premier concert avec le groupe. Bon inutile de dire que niveau set list on nous a sorti le couscous royal avec ni plus ni moins que la présence de « Blessed By Gore » « Sick Sick Sex » « Goresplattered Suicide » ou l’enormissime « Burnt But Not Carbonized » en guise d’adieu. On aurait eu « 4NSick » qu’on aurait atteint la perfection. Mais la perfection attendra un peu… Une baffe qui résonne encore.

Hraesvelg : Gros problème de son, avec des moments bien relous de perte totale sur le micro du chanteur. Cela mis à part, bah ça latte dur : du vrai gros death hyper bourrin, de la violence gratuite, un premier parpaing dans la gueule dans une loooongue liste pour cette journée bien orientée brutal death !



Ascension
Temple
15:15 > 16:00



Hraesvelg : Chanteur investi au milieux de musiciens concentrés, le contraste est plaisant à l’œil, qui se trouve par ailleurs attiré par les allées et venues d’un étrange personnage qui s’affaire à ses petits rituels comme si il était seul au monde. Mis à part ce côté « religieux », musicalement je vois mal la comparaison que tentent certains avec Watain. Certes, ça manque un peu d’inventivité, bon, oui mais l’originalité pour l’originalité, alors qu’on peut creuser un peu plus un sillon déjà tracé …





October File
Warzone
15:15 > 16:00



Eternalis : ayant véritablement apprécie le dernier album des anglais, « Our Souls To You », c’est sans trop m’approcher à cause de la mare de boue que représentait le pit de la Warzone que j’ai assisté au show des britanniques. Très proche de l’album, les morceaux défilent très vite et le chant graveleux ainsi que les riffs en béton armé, durs et très lourds, s’enchainent comme une lettre à la poste. Pas grand monde sous la tente alors que le soleil commençait enfin à se montrer durable et le site du festival redevenir praticable. Dommage.



Sacred Reich
Main Stage 02
16:05 > 16:55



Michaël : Cette prestation m'a fait le même d'effet qu'un épisode d'Arabesque.



Setlist :
Intro
Independent
Love...Hate
Ignorance
Violent Solutions
Intermission
One Nation
Administrative Decisions
Free
Crimes Against Humanity
Who's to Blame
I Don't Know
Intermission
War Pigs (Black Sabbath cover)
Surf Nicaragua



Necrophagia
Altar
16:05 > 16:55



Caacrinolas : Quand je parlais d’atteindre la perfection sur la fin de mon paragraphe sur Avulsed j’étais loin d’imaginer que celle-ci n’arriverait même pas une heure après.
Necrophagia est un groupe RARE très rare, à tel point qu’il s’agissait là de leur premier passage en France en…29 ans de carrière. J’avais eu le privilège de les voir l’année précédente au Neurotic Deathfest. Inutile de dire que vu la baffe prise ce soir là j’en redemandais avec impatience. Et dieu sait que j’ai été servi. « Upon Frayed Lips Of Silence » au bout du deuxième morceau, inutile de dire qu’on m’a rapidement perdu. Mais là où l’une de mes principales déceptions du concert au Neurotic se portait sur la set list cette fois je…bah je riens du tout, je ferme ma gueule et je me contente de dire qu’ils ont joués TOUT les titres que j’attendais « Blaspheme The Body » « And You Will Live In Terror » l’énormissime « Embalmed Yet I Breathe » et un final magistral sur « Cannibal Holocaust ». Autant de raisons d’être à deux doigts de se faire dessus. Et puis bon tant qu’a contenter le Caacrinolas, autant faire une reprise de Mayhem hein, alors oui leur version de « Necrolust » aura été pour le moins rapide mais bordel on s’en fout… Et puis Killjoy quoi, ça à beau être l’un des mecs les plus petits qu’il m’est été donné de rencontrer, rien à faire ce mec à un charisme de fou, même quand il joue avec une tête en plastique. Ils ont promis de revenir en France, j’espère juste qu’on n’attendra pas 29 ans…

GazaG : Un petit tour sous l'Altar pour Necrophagia qui m'a ennuyé. Un Death que je trouve tellement sans prise de risque que l'on connais déjà la position des breaks et solos avec seulement les 10 premières secondes de la chanson. Du coup il n'y a pas de surprise. Bon après les mecs bougent et vendent leur truc, et le son était pas vilain, donc ça fait à peu près le café, mais ça casse pas des briques. Petit déception.

Hraesvelg : KillJoy qui fait des trucs bizarres avec une tête !!! C’est rigolo, et en plus ça permet de mettre un peu de côté le son qui arrivera instrument par instrument … à se demander si les mecs ne le font pas exprès. Le groupe ne se fonde pas sur une rapidité d’exécution hors norme mais sur une lourdeur, une ambiance, une attitude de rednecks à moitié dégénérés à la sauce « Texas chainsaw massacre ». Bien bon moment !



Ufomammut
Valley
16:05 > 16:55



87 : Ca faisait un moment que je voulais savoir comment la pesanteur d’Ufomammut passait l’épreuve du live. J’ai été servi. Bien qu’arrivé un poil à la bourre au concert, mon adhésion a été immédiate, et, au jugé des autres autour de moi, j’étais loin d’être le seul. Le sludge des Italiens fonctionne à merveille, le son, très (trop) fort, demeure néanmoins solide. Attitude négligente qui contribue à l’immersion dans l’univers poisseux d’Ufomammut et assauts de riffs gras et lourds, tout y était pour un concert réussi en tout point. Une seule hâte : en reprendre encore un peu.

Setlist :
Stigma
Oro: Opus Primum
Empireum
Aureum
Infearnatural
Magickon
Mindomine



Djerv
Temple
17:00 > 17:50



Hraesvelg : Si hier j’étais venu pour le King, aujourd’hui c’est ce groupe que j’attendais avec impatience, tant leur premier album éponyme m’a mis une claque : une mélange -homogène- de tout ce qui se fait de mieux, avec des touches d’originalité, dont la voix de la frontwoman qui a des petits accents si charmants … sur disque. Hélas, le son ... putain ce son a quand même bien ruiné ces petites subtilités qui font presque tout l’intérêt de Djerv. Reste que l’autre facette de la médaille -une énergie, un peps, des morceaux catchy en diable- brille d’un éclat renforcé sur scène. Vivement Nantes !!!

Orion : Djerv je ne connaissais pas avant la parution du clip de « Headstone » sur la toile qui m'a bien intrigué. En plus, les conseils de Hraesvelg et le physique de la chanteuse (que j'avais croisé juste avant le show) avaient fini de me convaincre de m'y rendre. Et je me suis retrouvé devant un show bien Rock'n Roll comme je les aime avec des tubes qui s'enfilent comme des perles et une chanteuse à deux visages : A la fois dominatrice mais en même temps, avec un air de petite fille fragile. Le son n'est pas top mais, ça ne m'empêche pas de me mettre à chanter mécaniquement sur un morceau. Problème : je ne connais aucun titre du groupe hormis « Headstone ». Le groupe jouait en fait une reprise de Faith No More (« Ashes To Ashes ») à sa sauce, très calme et plus angoissante. C'est finalement sur « Headstone » que le show se termine avec une Agnete qui n'en finira plus d'headbanguer comme une folle devant un public acquis à la cause des Norvégiens.





Cancer Bats
Warzone
17:00 > 17:50



John : Découverte de la journée ! Alors que je n’ai quasiment pas mis les pieds sous la Warzone, on m’a souvent assuré que Cancer Bats, c’était à voir ! Les canadiens délivrent un set furieux et énergique à souhait. Leur Stoner/Hardcore je ne sais quoi fait mouche et le public le rend bien. Une ambiance qui bat son plein, excellente surprise !

Shawn : En provenance directe de Toronto, les Cancer Bats sont venus botter des culs au rythme de leur punk/hardcore stoner. Un mélange très particulier offert par une voix résoluement porté vers le punk et une rythmique solide emprunté au stoner/sludge. Le résultat est décapant. Le leader de la formation s'essayera à quelques mots en français en présentant son groupe. Scéniquement, la formation canadienne est très pro, le chanteur sautant dans tous les sens et le public répondant totalement présent à chaque solicitation.





Exodus
Main Stage 02
17:55 > 18:45



GazaG : C'est la guerre ! C'est la guerre ! Alors oui j'ai été à Exodus... J'ai du écouter 4 voir 5 chansons qui passaient bien depuis le pit mais sinon... Par contre niveau ambiance, ça découpait sa grand mère en 45. Un pogo quasi constant, saupoudré de quelques circles, on s'est ruiné les guibolles pendant ses 50 minutes. Exodus est une valeur sure en festival.

John : Exodus ou un des gros regrets du festival. Cette année les mainstages ont souvent été quasi inaccessible surtout lorsque l’on vient 10 à 15 minutes avant le début d’un set. Là où l’an dernier nous pouvions nous placer tranquillement sans être collé à son voisin, cette année ce fût un combat pour arriver à être bien placé sur cette Mainstage 02. Et hélas après 3 titres foutrement bon, cela aura eu raison de moi, préférant aller voir le concert au loin sur l’écran.

Setlist :
The Last Act of Defiance
Piranha
And Then There Were None
A Lesson in Violence
Blacklist
Bonded by Blood
War Is My Shepherd
The Toxic Waltz
Strike of the Beast



Vomitory
Altar
17:55 > 18:45



Hraesvelg : du bon gros death suédois au top ! C’est marrant de pouvoir constater que sur les bases d’une même recette, changer les épices selon la provenance des mecs donne un goût différent. Pas franchement trop fan de ce genre de zique à la base, cette journée propose quand même une palette super intéressante de pointures venues d'horizons bien différents. L’intensité suédoise se manifeste à sa manière : un peu plus rigide, moins fofolle que chez les sudistes mais ça latte quand même bien dur, avec un son de porc, comme on dit dans le jargon.



Shining
Temple
18:50 > 19:40



87 : Après avoir été terriblement déçu par ma première de Shining en live en 2008, le set ressemblant plus à une vaste blague qu’autre chose, je me suis encore laissé tenter, par espoir de ne pas être déçu à nouveau. Raté, mais moins pire qu’en 2008. Voix largement surmixée, si les compos elles-mêmes sont toujours aussi bonnes, la mayonnaise ne prend pas, nous l’avons ainsi fini de loin, le cul dans une terre tout juste sèche. Kvarforth semble avoir abandonné l’idée des mutilations. C’est pas plus mal et il était temps. Je ne m’en retournerai qu’à mes skeuds.

Eternalis : très attendu par une grande majorité du public, la bande à Kvarforth n’a pourtant pas été sensationnelle cet été. Dans un look très « fan boy » et « rock star » des musiciens (les lunettes de soleil sous la tente, c’est très « true »), le groupe a beaucoup puisé dans ses trois derniers albums, notamment « Halmstad » qui a été remis au goût du jour par la prestation puissante du vocaliste torturé suédois.
Le son, un peu brouillon (et ces balances que l’on entendait distinctement en provenance de la Altar…) s’est amélioré au fil du set, malgré un Kvarforth un brin caricatural à la prestation complètement chorégraphiée et manquant cruellement de naturel (les mises à genoux, je bois le whisky et je tire les cheveux de mon bassiste pour lui cracher dans la bouche semblent tellement répétés que même les musiciens ne froncent pas un cil quand le chanteur « s’attaque » à eux). Pas non plus de grands déferlements de sang ou de cicatrices, le ‘sieur aurait été sommé de se calmer un peu sur scène de la part de son label qui commençait à être quelque peu exaspéré de sa conduite.
Bref, un concert sympathique mais dont il manquait l’étincelle de pure désespoir et de haine, voire de folie, qui anime les albums de Shining. Le mode pilotage automatique ne m’aura personnellement procuré que peu de sensations…

Hraesvelg : Les années passent et même les plus énervés finissent par s’assagir. Bon, Niklas fait toujours le mariol, menace les photographes de son pied de micro, tire les cheveux de son bassiste … mais il n’y croit plus lui-même. Reste que, à l’image d’un King ou d’un Hoest, le Monsieur sait s’entourer de musiciens exceptionnels et c’est bien là l’essentiel : si une pointe de spectacle est toujours sympa, c’est quand même la musique qui prime, et sa voix si unique est magnifiquement portée par l'exécution sans faille de sa «boite à outil ».

Orion : Je suis allé un peu à reculons à ce show pour me dire que j'aurais vu au moins une fois dans ma vie Shining. Pourtant le groupe me plait sur album mais je ne sais pas, j'avais un mauvais pressentiment. C'est surement pour ça qu'après le deuxième titre « Vilseledda Barnasjälars Hemvist » pourtant bien Black'n'roll comme je les aime, je suis parti. Ce n'est pas un Kvaforth qui en fait trop dans sa haine pour le monde entier (vas-y que je jette ma clope allumée dans le public) qui arrivera à me retenir.




Suite de cette journée ici

Posté par Team U-zine, le 10 Juillet 2012.


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