Eternalis : Je les attendais évidemment de pied ferme et les joyeux lurons ne m’auront absolument pas déçu. Décorée à l’effigie du dernier album, la scène était de plus baignée par un superbe soleil désormais bien installé. C’est sur l’air désormais bien connu de « La Marche des Gendarmes » que démarre le show, avant que ne monte derrière ses futs Felix Bonhke pour entamer le furieux « Nobody’s Hero ». Le son est nickel, les musiciens ont l’air manifestement heureux d’être là et Tobias Sammet est en grande forme vocalement. Très classe dans sa longue veste et ses lunettes de soleil rouge, le ‘sieur galope d’un bout à l’autre de la scène sans que sa voix en patisse, pendant que Jens Ludwig et Tobias Excel se démonte la tête dans des heabdangind frénétique (seul Dirk Sauer reste un peu en retrait). Le groupe enchaine directement avec le speed « The Arcane Guild », toujours tiré du dernier album, sans lâcher la pression (quel solo de Jens sur ce titre).
Tobias revient rapidement sur les évènements de 2007 avec humour (« En 2007, on nous avait forcé à arrêter. Aujourd’hui, on sera là jusqu’à la fin ! ») avant de lancer un « Tears of Mandrake » dans le refrain est sur toute les lèvres. Edguy enchaine ensuite avec un « Rock of Cashel » prenant toute sa grandeur en live, notamment le sublime passage celtique (« Arrêter d’applaudir, c’est trop beau pour être interrompu par du bruit » harangue un Tobias plus taquin que jamais) avant de lancer la désormais célèbre « bataille du chant » en faisant chanter la droite et la gauche du public (« France against…England ! ») pour débouler sur le catchy « Lavatory Love Machine ». Se suivront d’autres conneries du pitre de service Toby (« Vous connaissez le bruit d’un micro qui tombe ? » ou « Bon, on va devoir jouer parce que NOUS n’avons pas le droit à 2h30 de concert. Cependant, Guns N’ Roses est un super groupe ! ») et une bonne humeur générale dans le public qui décolle littéralement, entre très nombreux slams et excentricités en tous genres (le slam de la buche en bois sur « Robin Hood » restera mémorable). « Superheroes » sera chanté en chœur par tous tandis que « Ministry of Saints » plombera le ton de son ambiance bien plus sombre et pesante. Le show se termine sur un « King of Fools » tubesque encore repris par tous…
Edguy est (re)venu et a vaincu à plate couture. Un énorme concert, dans la bonne humeur et le plaisir, qui laisse toujours aux allemands la place qu’ils méritent. Parmi les grands.
GazaG : Il faut que le frontman d'Edguy la ferme de temps en temps... comment veux-tu vendre ton show si tu craches sur le public du Hellfest 2007 ? Musicalement, Edguy est une bouffée d'air frais après un début de journée placé sous le signe de la bagarre. C'est du très bon power qui remet la pêche. La plupart des chansons passent comme une lettre à la poste. Cela aurait pu être un très bon concert, si on avait entendu plus de chansons en fait... C'est marrant d'haranguer la foule, mais vous êtes là pour jouer quand même non ? Du coup avis mitigé : musicalement +++, humainement ---.
Michaël : un concert d'Edguy c'est 20 minutes de musique, 45 minutes de paroles. Alors c'est frais, c'est fondant, ça s'écoute facilement et quelques titres parviennent vraiment à emporter le public, mais la frontière entre un frontman sympathique et un Anders Friden relou qui parle tout le temps est mince. On a même eu le droit à une petite minute publicité vantant la qualité des micros SHURE. Si si, je vous assure tout ça pour finir par nous dire que les ingénieurs de SHURE, pour faire de si bons micros sont des Superheroes... Une transition digne de Jean-Luc Reichmann. Oui oui, on en est là.
Au delà de ça, les allemands sont toujours aussi efficaces pour faire participer le public et produire un power metal enjoué et technique. Mitigé donc.
Setlist :
La Marche des gendarmes
Nobody's Hero
The Arcane Guild
Tears of a Mandrake
Rock of Cashel
Lavatory Love Machine
Superheroes
Robin Hood
Ministry of Saints
King of Fools
Aborted
Altar
19:45 > 20:45
Caacrinolas : Pfffiou ça doit bien être la 10 ou 1éème fois que je vois Aborted, et bizarrement je savais que je n’allais encore une fois pas être déçu, un son mortel, un Sven encore une fois un top, une set list loin s’être dégueu (même si je finirais par voir To Roast And Grind un jour) et au final un concert qui à donné au public ce qu’il était venu chercher : une grosse mandale.
John : Il était certain qu’Aborted était des un groupes les plus attendus du weekend sous la Altar au vu du peuple qui s’amasse devant la scène. Alors que le groupe n’avait eu que 2 petites semaines pour préparer un set in extremis avec un nouveau line-up encore une fois, je crois avoir assisté à une des meilleures prestations du groupe, sur la bonne dizaine que j’ai pu voir. Une setlist normalement axée sur la dernière boucherie qu’est « Global Flatline », Sven et les siens arrivent sur scène et balance la sauce avec le morceau éponyme de ce dernier opus. De suite Sven ainsi que Jb montrent une énergie de feu n’hésitant pas à aller sur le devant de la scène. Alors que « Coronary Reconstruction » ou « From A Tepid Whiff » sont jouées depuis la sortie de l’EP, nous auront le droit à 2 nouveaux titres qui sont l’intense et brutal « The Origin Of Disease » avec Julien Truchand (Benighted) en featuring comme sur album mais aussi le pachydermique « Expurgation Euphoria » un des highlights du set. Les fans oldschools seront servis avec la présence de deux titres d’ « Engineering The Dead » à savoir « The Holocaust Incarnate » ainsi que « Nailed Through Her Cunt » qui auront retourné un pit bien violent. Des slamms à tout va, un pogo général qui contamine toute la tente, Sven tient la foule dans le creux de sa main, le wall of death sur « Saguine Verses » ne fera que confirmer la chose.
Ce concert fût aussi l’occasion de voir Danny Tunker (Prostitute Disfigurment, Spawn Of Possession) remplacer Eran Segal à la guitare et il faut dire que le bougre s’est sacrément bien démerdé !
Gros son, grosse ambiance, grosse baffe.
Setlist :
Global Flatline
Coronary Reconstruction
Meticulous Invagination
From a Tepid Whiff
Expurgation Euphoria
The Holocaust Incarnate
The Origin of Disease (with Benighted)
Sanguine Verses (…of Extirpation)
Threading The Prelude
Dead Wreckoning
Nailed Through Her Cunt
The Saw and the Carnage Done
Within Temptation
Main Stage 01
20:50 > 22h05
Caacrinolas : Etant curieux de voir Machine Head dans de bonnes conditions je me suis dirigé vers les mainstages au combien blindés cette année et c’est bien malgré moi que j’ai subis les néerlandais. Alors ok il en faut pour tout les gouts blablabla tout ça mais putain… que ce groupe est d’un chiiiiiaannt, musicalement c’est plat, je veux bien que Sharon soit devenu une nouvelle fois mère mais de là à donner un enchainement continue de berceuse à son public y’a une limite. Et le pire dans tout ça c’est qu’il en redemandait. Au moins Dream Theater on pouvait se marrer en démarrant des circle pits, là sur de la pop c’est plus difficile.
Eternalis : Entre une pause diner bien mérité, je suis allé profiter du début et de la fin du spectacle offert par les hollandais. Son cristallin (un des meilleurs sur les mainstage avec Edguy justement), Sharen Den Adel enchanteresse, musiciens carrés (disons cubique) à défaut de posséder cette étincelle de folie et setlist puisant dans l’intégralité de la discographie pour ravir tout le monde. De « Shot in a Dark » à « What Have you Done » en passant par « See Who I Am » ou “Mother Earth”, le groupe se donne à fond sans compter et cela fait vraiment plaisir à voir, que l’on aime ou pas la nouvelle direction prise par le groupe.
On regrettera en revanche l’absence de Robert Westerholt (compositeur principal et mari de Sharon) pour je ne sais quelle raison (il semblerait que ce soit la tournée) mais cela n’aura pas entaché l’enthousiasme d’un public qui n’aura, de toute façon, pas eu grand-chose à se mettre sous la dent en matière de metal symphonique.
GazaG : On va faire court : anciennes chansons : Show plus que bon. Nouvelles compos : No pop-rock please. Jeu de scène correct. Sharon Den Adel : Voix quasi au top. Concert en demi-teinte, mais je m'y attendais.
Orion : Within Temptation, je n'irai pas. Bawai, c'est un groupe pour adolescente quoi merde. Je vais plutôt aller me prendre une bonne place pour Saint Vitus. Et là la tuile, j'entends au loin Sharon lacher juste un « wouhou ». Baisé, le seul titre du groupe que j'aime vraiment bien. Je fais machine arrière et vais en profiter (et chanter un petit peu aussi...) avant de repartir. On dira ce qu'on voudra sur le groupe néerlandais mais il ne se fout pas de son public avec des courts-métrages qui aident bien à rentrer dans son show trop calibré à mon goût.
Setlist :
Mother Maiden (Short Movie)
Shot in the Dark
In the Middle of the Night
Faster
Fire and Ice
Ice Queen
Stand My Ground
Our Solemn Hour
Sinéad (Short Movie)
Sinéad
What Have You Done
Angels
Iron
Intro (The Silent Force)
See Who I Am
Where Is the Edge
Mother Earth
Unearth
Warzone
20:50 > 21:40
Orion : Cela fait un paquet de temps que je n'ai pas écouté ce groupe. Du coup, je suis allé voir quelques morceaux pour voir ce que devenait le groupe. J'ai souvent lu que c'était un groupe gay, il n'empêche que sur scène, ça avoine sévère à l'image d'un As I Lay Dying. Je n'ai même pas entendu un petit refrain en chant clair sur les quelques titres que j'ai écoutés. Je serai bien tenté de réécouter leurs albums du coup.
Napalm Death
Altar
21:45 > 22:45
Hraesvelg : Groupe qui est comme Cannibal Corpse : il tourne quasi tous les ans en Europe, enchaine les fests, et ne connaît pas la lassitude, ni les baisses de régime. Le public en est conscient, et d’ailleurs fidèle au rendez-vous. Barney est toujours un régal à voir déambuler sur scène. Ni le moins bon, ni le meilleur concert que j’aurais vu d’eux mais comme d’hab, les mecs ne connaissent pas le minimum syndical.
Setlist :
Circumspect
Errors in the Signals
Everyday Pox
Protection Racket
Silence Is Deafening
The Wolf I Feed (Played After Technical Dificulties)
Practice What You Preach
Quarantined
Next of Kin to Chaos
Analysis Paralysis
Dead
Deceiver
When All Is Said and Done
Unchallenged Hate
Breed to Breathe
Suffer the Children
Breed to Breathe
Nazi Punks Fuck Off (Dead Kennedys cover)
Scum
Human Garbage
Instinct of Survival
Saint Vitus
Valley
21:45 > 22:45
Orion : Ce n’est pas un hasard si j’étais placé sous la Valley pour voir la légende Saint Vitus : J’avais besoin de mes doses de psyché et de virilité. De drogues et de sueurs, voila comment aurait du s’appeler le concert composé de riffs suffocants et de notes qui durent, qui durent. Pour marrier ces deux composants, il faut une bonne dose de groove comme seul Saint Vitus peut en proposer. Prenez « Clean Windowpane » qui arrivera très tôt dans la setlist, vous en connaissez beaucoup des morceaux qui dès les premiers coups de batterie enflamment le public ? Moi peu et celui-là fait incontestablement parti de cette espèce. Et puis, je me dois de parler de Wino dont la voix ne souffre pas de l’accumulation des années. Ce groupe, c’est juste la grande classe.
Au delà de l’excellent son de la Valley (ce qui sera une constante durant le festival), revenons sur cette setlist globalement axée sur la doublette Lillie F :65 – Born Too Late. Le dernier album passe très bien le cap du live avec des morceaux entrainants mais qui restent en dessous de mes favoris de Born Too Late. Le titre éponyme résonne d’ailleurs comme un grand hymne du Metal qui sera chanté de bout en bout par un public en folie, pas loin des larmes. Une heure, c’est vraiment très court par moment.
Shawn : Avec les concerts de doom, c'est quitte ou double. Soit on n'accroche pas, soit on rentre dans le concept, et là ... c'est l'explosion dans tes oreilles. Saint Vitus nous a offert sous la Valley un show pachydermique, monstrueusement doomesque, lourd à souhait. Les bougres ne sont plus tout jeunes, mais qu'importe l'âge, c'est les vibrations qui te transpercent le corps, le rythme de la batterie qui rythme la fréquence du headbang, une voix lointaine et plaintive, toute en finesse. Un voyage à l'intérieur de soi-même qui a rapidement transformé la tente en véritable chaudron dans lequel on voyait s'échapper des volutes d'épaisse fumée. Grandiose, tout simplement.
Setlist :
Vertigo
Blessed Night
I Bleed Black
Clear Windowpane
Let Them Fall
The Bleeding Ground
Mystic Lady
The Waste of Time
Look Behind You
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Dying Inside
Born Too Late
Machine Head
Main Stage 02
22:10 > 23:25
87 : D’abord pas mal effrayé par les set list chopée auparavant, uniquement axée sur les titres les plus récents, c’est avec un peu de réticence que je suis allé voir Machine Head, déjà vu 5 ou 6 fois. Et autant dire que je n’ai pas regretté le déplacement. Son ENORME, une patate incroyable, qualité technique toujours aussi indiscutable, Machine Head a tout simplement tout dévasté sur son passage avec l’un des set les plus massifs du festival. Les nouveaux titres passent incroyablement bien en live et Machine Head a fait l’effort d’interpréter au moins les classiques que sont Old et Davidian, aussi retentissant qu’un coup de fusil à pompe. The Darkness Within casse un peu le rythme mais ne brise pas pour autant l’ambiance survoltée du public au taquet sur chaque des morceaux, hurlant et headbanguant à tout va. Rob Flynn est toujours aussi communicatif et charismatique, mais devrait franchement penser à revoir son registre de remerciements, devenant particulièrement gonflant et perdant donc en crédibilité à force de répéter à l’identique, d’un concert à l’autre et d’un pays sur l’autre les mêmes phrases et acclamations. Hormis ce léger agacement, je n’ai pas boudé mon plaisir, et ai pris un pied monstre à m’envoyer une bonne dose de Machine Head dans les feuilles et dans les cervicales. Le groupe est un grand professionnel de la scène, ne faiblit pas avec les années, un vrai mastodonte des planches. Géant.
Caacrinolas : L’un des rares groupes susceptibles de m’intéresser sur les main stages…
J’en attendais rien de plus qu’un bon moment, j’ai été servi durant les 5 premiers morceaux, puis la fin de la set list était complètement molle alors je suis parti la tête basse. Oui c’est tout.
Eternalis : c’est devant une énorme masse très compacte et prête à pogotter que Rob Flynn et sa bande sont arrivés sur la Mainstage 2 en ce samedi soir. D’emblée, dès l’introduction de chœurs de « I Am Hell », on se rend compte de l’énormité incroyable du son et de l’intensité qui va découler d’un des sets les plus attendus du week end.
Si le son sera de toute façon trop fort pour en profiter pleinement (le mal de crane qui en découlera le prouvera, et rendra certaines parties malheureusement brouillonnes), cela ne jouera en rien sur la capacité des américains à mettre le feu et communiquer une rage folle à travers sa musique puissante et encore plus dévastatrice en live. En grande forme, le quatuor enchaine directement avec le culte « Old » puis « Imperium » qui achève déjà le pit complètement déchainé. Suite à un discours passionné d’un Rob Flynn visiblement aux anges face à un tel accueil, Machine Head entame le très brutal et jouissif « Beatiful Morning » puis un « Locust » encore plus superbe sur scène, aux envolées stratosphériques, aux soli absolument divins de Phil Demmel malgré un chant malheureusement inaudible dans le mix (le micro d’Adam Duce était branché ?).
« Maintenant, ce sera un putain de morceau très rapide. On veut vous voir headbanger jusqu’à vous arracher la tête » déclare Rob pour un « Aesthetics of Hate » agressif et corrosif à l’extrême, avant que la pression ne retombe complètement (suite, encore une fois, à un discours quelque peu interminable du chanteur/guitariste) sur un « Darkness Within » (et dire que je croyais qu’il allait lancer « Descend the Shades of Night ») certes plus efficace que sur album mais, à mon avis, qui n’a rien à faire dans une setlist réduite de festival (et puis les parties vocales ne sont pas forcément le point fort du titre). En revanche, avec « This is the End », on retrouve le Machine Head violent et sans concession qui provoque la guerre dans la fosse (malgré les parties claires d’Adam toujours aussi inaudibles…dommage).
Le très progressif « Halo » et le classique « Davidian » termine un concert que les plus acharnés auront passé comme des fous, les autres auront préféré garder leurs distances devant un tel déchainement de mouvement au plus proche de la scène. Toujours est-il que les américains ont collé une baffe énorme à plus de cinquante mille festivaliers agglutinés face aux deux Mainstage (les autres attendant pour les Guns) et laisser un souvenir impérissable dans l’histoire de cette édition 2012. Un concert qu’il ne fallait pas manquer, auquel seul le son trop fort pourrait être reproché.
GazaG : A chaque fois que je vois MH c'est la grosse claque. 2012 n'y manquera pas car Robb Flynn et ses 3 comparses vont encore une fois rouler sur le Hellfest. Les Amerloques commencent avec I Am Hell qui me fait bouger mon boule mais . Unto The Locust qui viendra plus tard fera le même effet. Mais comment égaler The Blackening ? Bref, mise à part ses deux titres et la session acoustique, le reste fut une sacrée boucherie, avec un son vraiment pas dégueulasse. Machine Head sait tenir une scène et a une grosse prestance en live. Imperium et Davidian restent des machines de guerre. Super concert.
John : Je ne compte même plus le nombre de fois où j’ai vu Machine Head en concert, mais une chose est sûre, pour la groupie que je suis, c’est toujours un plaisir. Si les dernières setlists et notamment celles du Rock Am Ring me faisaient froid dans le dos avec un « Davidian » squizzé pour un « Halo », j’avais sacrément peur. Mais Machine Head était en quelques sortes le groupe headline de la Mainstage 02 qui était sous le sigle du thrash, les collègues d’Exodus présents sur le côté de la scène ont-ils fait pencher la balance vers une setlist plus énergique ?
C’est en tout les cas l’énorme « I Am Hell » qui ouvre le show comme sur leur dernière tournée européenne et ce début de set dantesque démarre en trombe ! « Old » retrouve une place dans la setlist avant d’enchainer avec la violence d’un « Imperium », la messe est dite en 3 titres. Le reste du show sera excellent avec des titres comme « Aesthetics Of Hate » ou encore le technique « This Is The End » qui a fortement souffert du chant d’Adam Duce. « Halo » et « Davidian » concluent un excellent show, tant mieux car j’ai tout de même loupé Napalm Death et Saint Vitus, mais ça en vallait la peine !
Michaël : En plein concours, j'avais malheureusement manqué leur passage à Paris en novembre dernier. J'avais donc hâte d'écouter les titre de Unto the locust en live. Et à vrai dire j'ai été partiellement satisfait. Car si This is the End est une tuerie sans nom en live (comme sur cd d'ailleurs), I am hell me laisse la même impression que Clenching the fists of dissent. Une musique trop longue, faites de nombreux riffs mis bout à bout qui manque cruellement d'intensité en live. Heureusement, le groupe nous offrira sur un plateau Old et son rythme entrainant !
L'enchainement Imperium et Beautiful Mourning est l'occasion pour tous les métalleux présents en nombre de se ruiner les cervicales en écoutant les commandements d'un Robb Flynn toujours aussi bon. Et que dire de Halo ? Le nouveau titre phare du groupe où l'on entend tous les fans chanter tout aussi faux que fort.
Le groupe ayant cloturé la plupart de ses show sur Halo, je commence d'ores et déjà à m'écarter de la fosse quand j'entends les premières notes de Davidian résonner sur la Mainstage 2. Je deviens fou, je cri au milieu de gens qui ne connaissent pas les paroles, je bouge, je sue, je cri encore. Et je me dis que jamais, mais alors jamais, je ne me lasserai de Machine Head en live. Un son très bon bien qu'un peu faible (ouioui), une setlist très bonne dans de telles conditions... Un immense moment, encore une fois (si l'on oublie Darkness Within qui ne m'a pas convaincue en live).
Setlist :
I Am Hell (Sonata in C#)
Old
Imperium
Beautiful Mourning
Locust
Aesthetics of Hate
Darkness Within
This Is the End
Halo
Davidian
Enslaved
Temple
22:50 > 23:50
Hraesvelg : Déjà bien calmé par le Party San, je suis passé vit’ fat’ histoire de, parceque c’est toujours un plaisir d’entendre un groupe de ce niveau. Deux/trois titres et puis j’m’en vais : le groupe est en roue libre mais Ice me tape définitivement sur le système. Peut être qu’un jour, si le groupe se prends à jouer -mettons- Eld en entier, j’irais les voir de nouveau …
Orion : Pas le temps de se remettre de ses émotions qu’Enslaved démarre déjà son set qui s’avèrera classique dans son contenu mais diaboliquement génial (comme d’habitude, ai-je envie de dire). La setlist contient que des titres joués et rejoués depuis deux ans à deux exceptions près : « Isa » ne sera pas présente à la surprise de chacun tandis que le groupe réservera une surprise de taille avec une reprise de Led Zeppelin, « Immigrant Song » dans une version particulièrement glaciale et bien révisitée (le « Hahaha Ha» de Plant est joué à la guitare par le poseur Ice Dale). Pour ma part, j’aurais bien dégagé un « Giants » pour mettre mon petit « Return To Yggdrasil ». A part cela, on ne peut pas critiquer grand-chose de la performance des Norvégiens Ô combien acclamés à la fin du show.
Setlist :
Axioma
Ethica Odini
Raidho
Fusion of Sense and Earth
Ruun
Ground
Giants
Immigrant Song (Led Zeppelin cover)
Allfaðr Oðinn
Gun'n'Roses
Main Stage 01
23:30 > 02:00
87 : Des Guns je ne connais que les classiques, et ce sont eux qui ont motivés mon déplacement. Je n’ai néanmoins pas eu le courage de rester bien longtemps. Entendre Welcome to the Jungle, morceau que j’adore au moins une fois dans ma vie, ça a été fait dès le deuxième titre, et ça passe très bien. Axl n’est pas particulièrement en voix mais ne massacre pas non plus les titres comme il peut le faire parfois, affiche une belle énergie et une mine satisfaite, jusqu’à, me souffle-t-on dans l’oreillette une chute sur Sweet Child O Mine qui aura provoqué le boudin du chanteur sur le reste du titre. Pas ma claque de la journée, mais content de les avoir vus au moins une fois, même si l'alchimie nécessaire pour que j'assiste à l'intégralité d'un concert dont je ne suis pas fan n'aura pas été là pour que je m'y attarde.
Eternalis : Alors que je pensais avoir le temps de pisser tranquillement avant le début du set, voilà qu’Axl nous gratifie de son seul concert commencé à l’heure de la décennie (après les deux heures de retard à Bercy, on aurait pu imaginer telle ponctualité) et que je dois courir pour ne pas rater « Welcome to the Jungle » (j’aurais juste entendu, sans la voir, « Chinese Democracy » qui ouvre désormais les concerts).
Visuellement, c’est du très grand spectacle avec écran géant derrière la scène, estrade, huit musiciens sur scène (3 guitaristes, un bassiste, un batteur, un gars pour les samples/claviers, un pianiste et Axl évidemment) et des lights du feu de dieu. Moulé dans un pantalon trop fin pour lui, Rose se montre en forme vocalement pendant que DJ Ashba (le look de Nikki Sixx pour le jeu de Slash) et Bumblefoot (quel charisme celui-là) font le show. Les titres, tous plus cultes les uns que les autres, sont joués à la perfection et il faut avouer que la scission entre anciens et nouveaux morceaux est assez nette puisque « Sorry » ou « This is Love » témoignent d’une mélancolie sublimement chantée par un Axl Rose qui, s’il ne bénéficie pas d’une communication exemplaire (aucun mots envers le public, jamais le faire chanter), dispose de son charisme naturel. « Estrangled » ou « November Rain » seront de hauts moments d’émotion alors que « Nightrain » (la fatigue commençait à se faire sentir), « Don’t Cry » ou « Civil War » sont autant de décharges qui évoquent à chacun des souvenirs différents mais le plaisir d’entendre ces titres cultes en « vrai » est une telle opportunité que personne ne boude son plaisir.
Dommage que « You Could Be Mine » n’est pas été très bien chanté ou que le pourtant énorme sur album « Shalckler’s Revenge » passe si mal le cap de la scène. Dommage aussi que les 2h30 de concerts soit entrecoupés par d’interminables solo personnels (chacun faisant sa tambouille tous les deux titres), rendant le temps vraiment très long sur la fin (on va voir les Guns’, pas un tribute band) et témoigne d’un esprit de groupe laissant à désirer, chacun se tirant la bourre de son côté, malgré un niveau technique général vraiment très haut.
« Sweet Child O Mine » terminera de faire rêver les très nombreux festivaliers venus uniquement pour eux (la moyenne d’âge avait d’un coup largement vieilli), avec en prime la gauffre du siècle pour Axl Rose (c’est ça aussi de quitter la scène toutes les cinq minutes) qui se prit les pieds dans les marches en revenant chanter. « Paradise City » parachève un excellent moment qui démontre que Guns N’Roses n’est pas mort, même s’il est aujourd’hui bien différent, et symptomatique de ces grandes divas qui n’ont que bien peu de considération pour leur public (hormis ces jeunes musiciens se défonçant à 200%). C’est pourtant des souvenirs plein la tête, les yeux encore illuminés de cette avalanche finale de pyrotechnie, que les gens retourneront au camping. Un grand moment malgré ses défauts.
John : La présence des Guns N’ Roses, ou plutôt d’Axl N’ Roses, en a fait jazzer plus d’un c’est clair, tout le monde s’attendait à ce qu’il se passe une chose, un retard de deux heures, un lynchage, rien de cela ! Oui Axl est pile poil à l’heure et de plus le public est venu en masse pour voir la légende (ou du moins ce qu’il en reste) sur scène. Jamais vu autant de monde amassé devant les mainstages, à un tel point qu’il était impossible de circuler… Du moins pendant les 5-6 premiers titres. Après un « Welcome To The Jungle » qui aura rendu tout le monde dingue, les choses se sont un peu calmées. Si j’étais le premier à critiquer Axl, je dois avouer qu’il m’a cloué le bec quelques jours plus tôt à Bercy avec un excellent show de 3 heures. Cependant à Bercy, c’était bien. Ici, le show tire en longueur, les jams et autres solos gâchent cassent totalement le rythme du concert et le public déclare forfait avant même la fin du show. Enormément de monde part, ça devient enfin vivable ! Dommage, nous assistons ici à une prestation des plus ternes même si les « November Rain », « Nightrain » ou autre « Paradise City » font toujours à entendre. On retiendra surtout le gadin énorme d’Axl sur « Sweet Child O’ Mine ».
Orion : Je suis allé voir les Guns car j'aime beaucoup Appetite For Destruction qui reste former de pleins d'hymnes de Hard Rock. J'arrive pile pour voir « Sweet Child O' Mine » et la putain de déception. C'est quoi cette basse trop forte ? C'est quoi ce groupe tout mou? C'est quoi cet Axl qui ne chante (faux!) en faisant les cent pas sur scène (j'apprendrais après qu'il s'est cassé la gueule au début du morceau) ? La reprise de Pink Floyd au piano est également toute molle. Je reviens après vers le groupe sur « November Rain » et toujours cette même mollesse. Je décide de rentrer me coucher. Entendus de ma tente, les « Nightrain » et autre « Paradise City » avaient l'air un peu plus énergiques mais bon ce n'est rien à coté du concert de Slash le lendemain.
Setlist :
Splitting the Atom (Massive Attack song)
Chinese Democracy
Welcome to the Jungle
It's So Easy
Mr. Brownstone
Sorry
Rocket Queen
Estranged
Better
Richard Fortus Guitar Solo
Live and Let Die (Paul McCartney & Wings cover)
This I Love
Shackler's Revenge
Motivation (Tommy Stinson song) (Tommy Stinson on lead vocals, with band introductions)
Dizzy Reed Piano Solo (Baba O'Riley)
Street of Dreams
You Could Be Mine
DJ Ashba Guitar Solo (Mi Amor 2.0)
Sweet Child O' Mine
Instrumental Jam (Another Brick In The Wall Pt. 2)
Axl Rose Piano Solo (Goodbye Yellow Brick Road/… more)
November Rain
Glad to Be Here (Bumblefoot cover) (Bumblefoot on lead vocals)
Don't Cry
Civil War
Knockin' On Heaven's Door (Bob Dylan cover)
Nightrain
-----
Paradise City
My Way (Frank Sinatra song)
Entombed
Altar
23:55 > 00:55
Caacrinolas : Haaaa Entombed, là aussi, comme un bon vin ça se bonifierait presque avec le temps. Quand on plus on à la chance d’avoir un son comme les suédois ce soir là on touche au bonheur. Oh et puis le fait de les voir avec une gratte en plus ça vous change cooooonsidérablement un live, de très bon on en passe vite à excellent. Et Entombed sans un L.G Petrov au sommet de son art ce n’est pas vraiment Entombed. Je vous rassure on a eu un GRAND Petrov. Et puis bon finir sur « Supposed To Rot » c’est juste parfait. Une excellente façon de finir cette deuxième journée.
Orion : Plus je vois Entombed, mieux je connais sa discographie et plus je me régale en concert. La règle voulant qu’Entombed ne fait jamais de mauvais concert est toujours de mise après ce samedi soir en Terre française. Pur la première fois, je vois le groupe à cinq. Déjà que ça rendait bien à une, imaginez avec deux guitares ! Le plaisir est doublé car toutes les parties sont jouées tandis que la puissance est au rendez-vous. Le set d’une heure passera à une vitesse folle la faute à ces tubes distribués en rafales. « I For An Eye », « Chief Rebel Angel »,« To Ride, Shoot Straight And Speak The Truth », « Damn Deal Done », « Supposed To Rot », « Left Hand Path », « Serpent Saints », « When In Sodom », « Out Of Hand » ou « Wolverine Blues » pour les titres dont je me rappelle. De la grosse saveur. Comment parler d’Entombed sans parler de cet alcoolique de Lars-Goran Petrov qui avec les années grossit mais ne perd pas de sa voix, de sa gentillesse et de son humour (Il racontera qu’il a volé une bouteille de Whisky à Exodus , qu’il s’est fait engueuler mais qu’il s’en fout car son ventre est bien rempli en se léchant les lèvres et se frottant le ventre comme après avoir bien mangé). Entombed c’est le Metal que j’aime : toujours au rendez-vous, efficace, un peu Rock’n Roll sans jamais vraiment se prendre au sérieux.
The Devil's Blood
Valley
23:55 > 00:55
Shawn : La dernière fois que j'ai vu Devil's Blood en live, je reconnais que je m'étais fait royalement chier. Un groupe mou, rien ne se passe sur scène, des titres assez chiants, peu d'énergie. Etait-ce la fatigue qui m'a fait détester ce groupe lors du dernier Summerbreeze (le groupe jouant à une heure forte avancée de la nuit) ? Probable, et c'est par pure remise en question que je me suis pointé pour un second avis. Grand bien m'en a pris puisque je suis rentré dans le concept, certes pas évident à saisir au premier abord, mais purement jouissif quand on y est rentré. Un voyage intérieur, presque en méditation, pour un concert qui m'a purement fait décoller de mes rangers. J'reconnais, j'ai pas bien compris ce qu'il s'est passé, mais quand je suis retombé dans mes pompes, mon regard avait définitivement changé sur le groupe. Humble et classieux, un set de qualité dans une ambiance tamisée et intimiste, c'est ça Devil's Blood !!
Setlist :
The Time of No Time
Evermore
She
The Thousandfold Epicentre
The Anti Kosmik Magick
Rake Your Nails Across the Firmament
Fire Burning
The Madness of Serpents
Christ or Cocaine
Behemoth
Temple
01:00 > 02:00
GazaG : « It's great to be ALIVE ! » -Nergal Behemoth est de retour, version intimiste, sous une tante. Behemoth n'a rien perdu de sa superbe, et envoie du bois en live. Nergal à le crâne rasé, et ça ne change rien à son charisme. Behemoth déroule sa zik comme si rien ne s'était passé, même si le son est à chier en dehors de la tante. Du coup je peux dire que c'est carré et que c'était un concert vraiment sympa, mais cela devait être bien mieux sous le chapiteau. Mais finalement, la qualité des compos n'est pas le vrai sujet. Le top, c'est de revoir Nergal jouer avec une bonne patate.
Shawn : Après la leucémie de Nergal, je reconnais que je n'aurai pas misé cher sur le retour de Behemoth. Le passé nous a montré que bien des musiciens talentueux (Dio en tête) nous ont quitté à cause de la maladie. Alors revoir un groupe aussi dantesque en live, sous un chapiteau over blindé, et surtout voir Nergal en pleine forme, ça donne de l'espoir à tous ceux qui se battent contre la maladie. Ov Fire and the Void a été à l'image du retour : percutant, direct, sans concessions, comme un énorme majeur tendu au destin. Slave Shall Serve finiera de convaincre les quelques doutes qui pouvaient planner dans l'assistance. Un concert dantesque, à grand renfort de pyrotechnie, pour donner un coté encore plus magique à leur set !! Behemoth est de retour !!
Michaël : la dernière fois que j'avais vu le groupe, c'était au Metal Camp en 2010, quelques jours avant l'annonce officielle de la maladie de Nergal. Autant vous dire que j'étais impatient de revoir Nergal sur scène. Ajoutez à cela un soupçon de bon son, un zeste de bonne setlist et deux ans d'attente, cocktail pour une putain de boucherie. Revoir ce mec sur scène alors que certains le voyaient mort il y a encore deux ans c'est un modèle de courage et de confiance.Yes, it's great to be alive !
Setlist :
Ov Fire and the Void
Demigod
Moonspell Rites
Christians to the Lions
Alas, Lord Is Upon Me
Conquer All
At the Left Hand ov God
Slaves Shall Serve
Chant for Eschaton 2000
23 (The Youth Manifesto)
Lucifer