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U-zine.org : dossier - Hellfest 2012 - Dimanche (Partie I)

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Hellfest 2012 - Dimanche (Partie I)


DIMANCHE 17 JUIN



Liste des groupes commentés :

Aosoth - Do Or Die - All Shall Perish - Insomnium - Alcest - Liturgy - August Burns Red - Black Label Society - Forgotten Tomb - Wall Of Jericho - Hatebreed - Anaal Nathrakh - Devildriver - Dying Fetus - Blue Oyster Cult - Lock Up - Pentagram - Trivium - Ihsahn - Mötley Crüe - Suffocation - Slash - Arcturus - Ozzy Osbourne & Friends - Children Of Bodom - SunnO))) - Lamb Of God - Dimmu Borgir


Compte-rendu de la journée du vendredi ici.


Compte-rendu de la journée du samedi ici.




Aosoth
Temple
11:05 > 11:35



Hraesvelg : c’est l’heure de la messe !!! Une bonne dose de black bien religieux, et ensuite retour à la grasse mat’. Pas évident de mettre des mots sur un moment comme ça. Plus que des sons, restent en mémoire des sensations, des images, des impressions, des souvenirs qui refont surface. Chacun aura eu son ressenti sur ce genre de prestation. En tout cas bravo au groupe : pas évident du tout de provoquer de pareilles émotions en plein jour et de -relativement- bon matin.





Do Or Die
Main Stage 02
11:40 > 12:10



GazaG : Le problème au Hellfest, c'est que si tu te prends une caisse le samedi soir, t'es baisé pour mater correctement les groupes du lendemain avant 13h. Mais bon, que voulez vous, les voisins Suédois étaient trop sympathiques et le Moustache Bar bien trop animé… Quoiqu'il en soit, le set de Do Or Die, je n'en ai vu que la seconde moitié. C'était bien sympa, un hardcore en somme sans grandes surprises mais assez efficace. Les mecs reprennent Roots Bloody Roots en fin de set, comme pour dire « Tout les ans cette chanson sera jouée, c'est la tradition ». Pas mal. Mais il faut finir sa nuit : direction la forêt.



All Shall Perish
Main Stage 02
12:50 > 13:30



GazaG : Réveil en plein milieu du set des Américains. Le temps que j'arrive aux MainStage il restait 2 chansons. Attention : je n'aime pas le DeathCore, donc je ne jugerais pas musicalement. Par contre niveau ambiance, la sauce avait l'air de prendre avec le public, ca bougeait pas mal pour 13h, et le public est ressorti satisfait. Ces quelques lignes n'ont en fait que très peu d'intérêt...



Insomnium
Altar
12:50 > 13:30



Orion : Ca fait longtemps que j’attends de voir en concert ce qui est pour moi le meilleur groupe de Death Mélodique des années 2000. Je reste un peu sur ma faim après ce concert bien mener avec de l’envie et du talent mais à qui il manquait un truc (le partage des émotions ?) pour m’emmener avec le groupe (à l’image de Solstafir). Les tubes étaient là et j’ai été surpris par la qualité du chant clair Ville qui reste très bon en live. Il n’y aura qu’« Unsung » pour m’élever avec le groupe mais c’est peu pour me faire oublier ma petite déception.

Michaël : Le problème d’un festival avec plus de 100 groupes sur 3 jours, c’est que certaines formations de qualité mais moins connues, bénéficient d’horaires de passages absolument rédhibitoires. Insomnium est en effet prévu dans l’heure de midi. Premier éclairci, le groupe dont la musique prend tout son essor en indoor, va jouer sous l’Altar. Deuxièmement, et à ma grande stupeur, c’est un public assez nombreux qui attendait les finlandais.

Sandwich américain débordant de ketchup à la main, je savoure la prestation du quatuor après un shooting photo relativement réussi tant les membres du groupe demeurent un tantinet poseur. Le son est clair, relativement carré, ce que l’on pouvait craindre sous la tente. Ils me laissent une bien meilleure impression qu’en première partie de Dark Tranquility au Trabendo il y a quelques temps, où l’énergie était restée au vestiaire (avec le recul). Un bien agréable moment dont on peut juste regretter qu’il ait été trop tôt dans la journée.



Setlist :
Inertia
Through the Shadows
Only One Who Waits
Down With The Sun
Unsung
Mortal Share
The Killjoy
One for Sorrow



Alcest
Valley
12:50 > 13:30



87 : Quoi qu’un peu déçu par ses Voyages de l’Ame, peut-être trop similaire à l’excellent Écaille de Lune, je tenais tout de même à voir ce que pouvait proposer Alcest sur les planches, le groupe de Neige étant plus propice dans des conditions d’écoutes paisibles, plus optimales. Et Alcest n’a pas raté le rendez-vous. Manifestement attendu par nombre d’amateurs, le groupe est parvenu à insuffler toute la douceur, la luminosité teintée de mélancolie de sa musique au cours d’un set touchant et sincère, quoiqu’un peu desservi par un son un peu bancal, faisant que les morceaux plus orientés Black Metal passaient mieux que les passages les plus doux. Neige me confiera ne pas avoir été pleinement satisfait de ce cocnert pour ces raisons, et aux échos que j’en ai eu, il semble être le seul. Une excellente mise en jambe pour un réveil de déjà 3 jours de furie, tout en douceur.

Eternalis : Arrivé en retard, et vu de l’extérieur de la tente tant il y avait de monde (la Valley étant la plus petite des scènes). On pourra donc se poser des questions sur le rapprochement trop important de cette tente avec la doublette Altar/Temple car le son se mélangeait parfois et rendait encore plus difficile à suivre la performance des français d’Alcest.
Dans l’ensemble, voyage onirique et douceur étaient au rendez-vous, mais j’ai plus profité du son que de l’image. A revoir.

Setlist :
Autre Temps
Les Iris
Percées de Lumière
Écailles de lune - Part 1



Liturgy
Temple
13:35 > 14:15



Orion : Imaginez juste deux guitaristes sur scène jouant du Black Metal avec des samples très en retrait dans le mix de tous les instruments qu’il faut pour faire un bon groupe et vous aurez Liturgy. Autrement dit, une grosse blague car on ne croit pas un seul instant dans la Musique jouée. Demandez donc à Sunn O))) comment ils font et tirez-en les leçons.



August Burns Red
Main Stage 02
14:20 > 15:00



Orion : Je ne pensais pas mais j’ai bien apprécié le peu que j’ai vu du groupe. Dans un genre proche d’un Between The Buried And Me, ça se défend très très bien. Il va falloir que j’écoute ça sur album.




Black Label Society
Main Stage 01
15:05 > 15:50



87 : Toute première fois que j’ai l’occasion de voir l’ami Zakk Wylde sur scène et 'pour de vrai'. Tout juste amateur du son des Californiens, ce n’est que dans l’espoir d’entendre un ou deux titres en particulier (In this River, Suicide Messiah notamment) et de voir si le charme de Wylde opère autant qu’on veut bien le laisser croire que je me suis déplacé. Et ça a été la relative déception. Pas nécessairement client des riffs bien old school et de la voix nasillarde de Wylde, c’est à un son capricieux et une set list que j’ai jugé un peu molle que Black Label Society a eu à faire. Et surtout, cerise sur le gâteau, Wylde nous a fendu d’un solo interminable, chiant comme la mort, loooooooooooong, mais loooooong. Qu’on s’amuse à étaler la taille de sa bite quand on joue en salle, avec ton nom qui s’étale en gros sur l’affiche, là ok, t’as peut-être des chances de trouver des die-hard fan que ça intéresse, mais en festoche je suis navré il y a aussi les simple curieux, les mecs qu’il faut convaincre, comme moi, et en jaugeant un peu les regards et réactions autour de moi, tout ce déballage gratos de technique en aura gonflé plus d’un. Rédhibitoire et particulièrement pénible, je n’aurai néanmoins pas entièrement boudé mon plaisir devant l’efficacité de certains riffs et certaines rythmiques entraînantes. Mais ni convaincu, ni conquis par la prestation, mon esprit hésitant est désormais résolu ; je ne me déplacerai pas pour les voir en salle.

Caacrinolas : Zakk commence son solo, je tente de traverser la foule massive pour aller me chercher à boire, je mets bien 5 min, Zakk continue son solo. C’est bien au moins cette année ça n’a pas duré 15min. Reste qu’après d’une manière globale je n’ai jamais apprécié et ne pense jamais apprécier la musique du bonhomme.

John : On se souvient tous de l’an dernier, de cet excellent concert de BLS jusqu’à un solo long de plus de 10 minutes qui aura eu raison d’une bonne partie des festivaliers… Et bien cette année, on prend les mêmes et on recommence : même setlist, même solo chiant à l’exception que le son sera vraiment pas terrible et chargé en basse. Tout comme l’année dernière, j’ai totalement lâché après le solo de notre cher Zakk Wylde.

Shawn : Qu'il est délicat pour moi de décrire un concert de Black Label ... Fan du groupe devant l'Eternel et membre du Chapter France, j'avais été bluffé de leur prestation à Barcelone en mars 2011, et un peu déçu l'an dernier leurs du passage des californien au Hellfest. Espoir inattendu, le groupe est de retour cette année (l'une des première dans l'histoire du Hellfest d'un groupe revenant une année sur l'autre). Bref, c'est donc un peu méfiant que j'aborde le concert du groupe, mené par Zakk Wylde et fort d'un excellent dernier album, sorti il y a déjà 2 ans.

Premier constat, nous avons affaire au même concert que celui de l'an passé ... Même setlist, même perruque de chef indien sur Crazy Horse, même solo super chiant et interminable. Pour l'originalité, on repassera. Ceci dit, le groupe n'est décidément pas gâté puisqu'il semble souffrir d'un son très aléatoire, notamment au niveau de la voix. Qu'importe, on retiendra surtout Fire It Up (oui, j'ai versé ma larme sur le solo, putain d'explosif) ou sur la reprise break de Godspeed Hellbound où la batterie fait des miracles. On oubliera bien vite le solo de 5 minutes long, sans âme, et franchement dispensable qui bouffe un temps précieux sur un set aussi court. A ce titre, on aurai préféré un In This River ou Stone and Drunk, voir un Suicide Messiah à la place. Fort dommage pour un concert qui m'a laissé bien perplexe ...

Setlist :
Crazy Horse
Funeral Bell
Overlord
Parade of the Dead
Fire it Up
Guitar Solo
Godspeed Hell Bound
Concrete Jungle
Stillborn



Forgotten Tomb
Temple
15:05 > 15:50



Hraesvelg : Bon, je ne sais pas si c’est parceque j’ai décroché il y a quelques temps de ce que proposait le groupe mais je me suis ennuyé d’une force. Rien, il ne s'est absolument rien passé en moi … même si j’ai frôlé la « summertime depression » en subissant le batteur. ‘tain y une différence entre un jeu lourd/lent et donner l’impression de découvrir son instrument.





Wall Of Jericho
Main Stage 02
15:55 > 16:40



87 : Déjà vus lors de leur dernier passage au Hellfest, j’avais été soufflé par l’énergie de Walls of Jericho et plus particulièrement par la pile électrique qu’est la désormais bodybuildée Candace. Sans aimer pour autant leur hardcore certes efficace, c’est avec plaisir que j’ai eu l’occasion de regarder de loin ce set cuvée 2012. Même si j’ai eu l’impression de voir exactement la même chose qu’il y a 2 ans, on se rend bien compte que le groupe est toujours aussi solide sur les planches, et sait maîtriser une scène.

Caacrinolas : 6ème fois et j’ai l’impression de plus en plus d’assister à une auto parodie… Alors oui c’est efficace, oui c’est maxi rentre dedans, mais toujours les mêmes morceaux, les mêmes gimmicks etc… avec en plus de ça une Candace à moitié malade donc bon… Woj en plein air c’est bien, en salle c’est clairement mieux

GazaG : Je crois que Candace à plus de charisme que le mec d'Hatebreed en fait ... Walls Of Jericho déboulent à 16h et tirent à vue. Gros riffs rentre dedans comme sait le faire le Hardcore, couplée à une fosse remontée, avec un zeste de rage de la part de la front(wo)man qui est juste exemplaire dans son rôle de meneur, ça donne un concert top sur toute la longueur du set. Même si t'aimes pas le Hardcore, bha si c'est bien envoyé en live, ça passe grave.

John : Walls Of Jericho m’avait foutu une énorme baffe au dernier Persistence Tour, mené par une Candace à la bonne humeur débordante et au charisme impressionnant, les américains livreront un set concis et béton malgré un son approximatif. « All Hail The Dead » fait toujours aussi mal et ont aime toujours autant chanter sur un « Revival Never Goes Out Of Style » ! Woooooooooo Woooooooo ooooooh oooooooh ! Classe !

Shawn : Il y a deux ans, j'avais suivi le set de Wall Of Jericho de loin lors de leur dernier passage au Hellfest. Au vue de la performance scénique d'alors, il me semblait presque blasphèmatoire de louper un tel groupe, c'est donc plein d'espoir que je suis depuis la fosse photo l'entrée en scène de Candace et de sa bande. C'est bien simple : fessée cul nu. Une bien belle branlée que nous inflige la bande de Détroit. Candace, aussi impressionnante physiquement (comme quoi l'haltérophilie ...) que scéniquement menera le public d'une aisance à peine croyable. La charismatique chanteuse souffrant de problèmes de voix, elle n'hésitera pas à la forcer pour ne rien laisser paraitre appellant sans sesse le public aux circle pits. Gros gros show, incarné par "The American Dream", le point culminant de leur set. Dans le top 5, sans hésiter.



Setlist :
All Hail the Dead
A Trigger Full of Promises
And Hope to Die
A Little Piece of Me
Feeding Frenzy
The American Dream
II. The Prey
I Know Hollywood and You Ain't It
Playing Soldier Again
Revival Never Goes Out of Style



Hatebreed
Main Stage 01
16:45 > 17:35



Caacrinolas : Bah merde alors, je n’en attendais rien de spécial si ça n’est le concert habituel, voilà donc qu’ils nous jouent une set list méga accentué sur les 2 premiers albums « Empty Promises » « Before Dishonor » ou encore « Betrayed by Life » autant de raison d’apprécier comme il se doit un show qui se veut toujours aussi efficace et rentre dedans. Bon l’hommage Patrick Sebastien sur « Proven » ce n’était pas obligé mais on ne leur en tiendra pas rigueur, du grand Hatebreed ce soir là. Et puis « Last Breath » fait toujours son petit effet

GazaG : Assez déçu par les mecs d'Hatebreed. Alors oui c'est sûr c'est pas top de passer juste après Walls Of Jericho qui a raflé la mise mais bon... Je sais pas, il y avait moins d'envie et de folie, même si le son était bon. Vu en salle, préféré en salle. Un sentiment que les mecs sont la pour remplir le contrat... mais ce n'est qu'un sentiment personnel. 'Toute manière, ya Anaal Nathrakh. See ya'.

Michaël : Hatebreed, pour celui qui n’est pas fan de hardcore, c’est 45 minutes d’un même riff et Jamey Jasta qui court partout. Et, après avoir réussi la prodigieuse réussite de m’emmerder lorsqu’ils avaient joué en première partie de Machine head il y a quelques années, les américains sont parvenus à l’effet inverse en ce dimanche.
Non pas que j’ai subitement changé d’avis sur les compositions que je trouve toujours aussi peu ambitieuses et recherchées, mais le groupe m’a retourné la gueule de puissance et d’énergie. Une fois dans la fosse on comprend ce que fait ce groupe, et ce qu’il faut en tirer. Je ne serais certainement pas resté beaucoup plus longtemps, mais le groupe a donné une prestation de qualité avec un Destroy Everything de folie pour terminer.
Un bon moment, qui l’eut cru.

John : Cinquième fois que je vois Hatebreed et sûrement une des meilleurs ! Quelle setlist de MALADE ! Une setlist oldschool qui rythme un set béton et carré. Alors que sur ces deux derniers show, Hatebreed m’avait quelque peu déçu, mais là c’est un Jamey Jasta en forme qui mène sa troupe avec hargne. On pourra dire ce qu’on veut, « Hatebreed c’est trop melal pour du hardcore blablabla », les américains ont encore une fois bottés des culs !

Shawn : Troisième fois pour ma part que je vois Hatebreed, et troisième fois en festival, à croire que leur puissance passe probablement mieux en plein air. En attendant de voir la formation en salle d'ici peu (et en espérant une tournée française), on ne pourra que constater que Hatebreed est une machine de guerre bien huilée. En effet, malgré une setlist combinant un best of de leurs meilleurs titres ("Before Dishonor"que je n'espérais presque plus entendre en live, "To the Threshold" et son intro dévastatrice ou encore le trio de fin "Live for This", "I Will Be Heard" et "Destroy Everything" dans lequel le public est mis à contribution), on sent que la bande menée par Jasta répètent des gestes quasi automatiques, manquant cruellement de spontanéité (point que l'on ne sent pas avec Wall Of Jericho par exemple). De ce fait, il m'a semblé que leur prestation ai été la moins intense des trois que j'ai pu voir. Dommage car Hatebreed, dans un bon jour peut détruire des cervicales par paquet de 100.




Setlist :
Intro (Theme from Rocky)
Never Let It Die
Before Dishonor
Betrayed by Life
As Diehard as They Come
Voice of Contention
To the Threshold
Empty Promises
Perseverance
Defeatist
Beholder of Justice
Last Breath
Proven
Live for This
I Will Be Heard
Destroy Everything



Anaal Nathrakh
Temple
16:45 > 17:35



87 : Raaaah putain, Nathrakh en live, je le savais que c’était monstrueux, le concert de 2008 restant gravé dans ma mémoire comme l’une des prestations les plus incroyables et apocalyptiques du fest. Anaal Nathrakh remet le couvert cette année, avec un set plus long et encore plus de professionnalisme, secondé par un charisme incroyable. La tente est malheureusement bondée et ce n’est que sur le côté de la scène que j’ai pu profiter des assauts nécro des Britanniques, avec le regret énorme d’un son plus proche du gruau que de l’eau de source, sans doute compte tenu de mon emplacement, mais si vous connaissiez les morceaux au préalable, c’est le chaos qui commence. Anaal Nathrakh passe en revue ses meilleurs titres, se veut plus communicatif (toute proportions gardées) avec le public, on sent que quelques shows supplémentaires en 4 ans sont passés par là. Encore une fois la voix de V.I.R.I.O.L. est hallucinante, le batteur, physique dirons nous, et les cordes sont au taquet. Bravo bravo, et même si je ne suis pas fan de Passion, dernier album du duo, ce sera avec joie que je me déplacerait s’ils s’amusaient à repasser par chez nous, en tête d’affiche et dans de meilleures conditions sonores.

Eternalis : très attendu du fait de leur rareté scénique, les anglais ont délivré un concert plein d’énergie et de violence, même si je dois avouer n’avoir pas ressenti la violence extrême, jubilatoire et véritablement jusqu’au-boutisme des albums studios. Alternant des morceaux de son dernier opus en date, « Passion », avec des hits comme « More of Fire than Blood » ou « The Final Absolution », les britanniques se font plaisir et sont visiblement heureux d’être là, le groupe paraissant bien moins « evil » lorsque l’on voit leurs bouilles (peut-être ce que j’ai regretté au final). Un nouveau morceau présenté laisse augurer un futur album plus lourd et chaotique, sans chant clair (pour ce titre du moins) mais relativement mid-tempo. V.I.T.R.I.O.L aura été impressionnant au chant, se donnant jusqu’à la dernière minute.
Un brin de déception, mais objectivement un bon show. Le soleil de 16h30 n’étant peut-être pas non plus le meilleur moment pour laisser la musique haineuse d’Anaal Nathrakh se répandre et s’exprimer.

GazaG : Badaboom. Première prestation live d'Anaal Nathrakh pour votre serviteur, et autant vous dire que ça m'a bien séché. Le batteur est une vraie machine : un métronome sous acide. Changements de rythme qui prend à contre-pied l'auditeur, grosse vitesse, super. Mais attention, les grattes suivent le rythme et proposent un éventail de jeux différents pas vilain du tout. Avec tout ça Annal Nathrakh possède son propre son, et ça lui va bien. Le public est réceptif, et le groupe nous renvoi la politesse en exécutant un titre inédit qui envoi sec, tiré prochain album. Un des gros concerts de ce dimanche, à revoir sur un set plus long (et sans arriver au milieu aussi...).

Hraesvelg : Eh beh, cette torgnole !!! Bon, son crado mais RAF : bowdel, qu’est-ce que ça envoie ! Le batteur est une machine, les gratteux assurent comme des chefs, le bassiste est au taquet et V.I.T.R.I.O.L. est remonté comme une pendule, en plus d’être très en voix. Après, ses speechs sont quand même un peu difficiles à suivre … il faut bien trouver un défaut à cette prestation de très haut niveau.



Devildriver
Main Stage 02
17:40 > 18:30



87 : C’est encore une fois devant un public massif rendant impraticable l’accès à la Main Stage 1 que s’est produite la bande à Dez Fafara, pour la deuxième en contrées Clissonnaise. Et si la musique de Devildriver reste toujours aussi efficace et carrée sur scène, c’est à un concert sans réelle surprise auquel nous avons eu droit. Le groupe embrase toujours autant le pit, à grand renfort de circle pit etc… affiche une bonne humeur de tout instant, mais faute à une set list qui s’axe beaucoup, et logiquement, sur les deux dernières livraisons du groupe, correspondant ainsi à la chute de mon intérêt pour le groupe, c’est d’un œil et d’une oreille distraite que j’ai terminé ce show qui restera agréable, sans être profondément marquant.

GazaG : Ne nous étalons pas des lignes et des lignes sur DevilDriver : LA valeur sure en festival, tout un chacun appréciera ou non les nouvelles compos, mais les classiques fédérateurs font mouche. La formation de Santa Barbara maîtrise son sujet sur le bout des doigts, au point d'arrêter un circle pit trop mou pour le relancer pelle melle en beaucoup plus rapide. La fosse bougeait à mort, et s'adonnera à de nombreuses reprises au rite du Metalhead qui tourne en rond comme un con avec ses congénères. Je fais parti de ses cons, on s'est éclatés dans tout les sens du terme, et ces 50 minutes de show seront passées vitesse grand V. On en redemande.

Michaël : Devildriver, c’est toujours une claque en live. Qui que tu sois, quoi que tu fasses, faut qu’tu mosh, que tu headbanges, pas possible que t’en réchappes, c’est Devildriver !
Le groupe commence, comme à l’accoutumée par End of the Line. Ode à la joie de vivre et à l’amitié. Les slammeurs commencent à arriver en masse, je suis déjà bousculé dans le pit photo. Dez et Mike sont en pleine forme, headbangent et haranguent la foule constamment. Même le bassiste de tournée, semble trouver sa place dans la formation californienne.

Pendant près d’une heure, les américains vont nous gratifier d’une setlist composés de tubes, de Horn of Betrayals à Pray for Villains en passant par Dead to Rights du nouvel album. Cette dernière étant plus efficace sur CD qu’en live. Petite surprise pour ceux qui pensaient qu’ils allaient nous jouer la même setlist que la veille dans un autre festival, le groupe joue I could care less qui les avait révélé aux européens, il y a quelques années désormais. Un son de guitare excellent, mais surtout un son de batterie limpide qui nous permet d’apprécier le travail de bucheron de John Boeckling derrière les fûts.

La très attendue Clouds over California résonne après un petit speech de Dez sur leur hometown. Assurément le carton plein dans la fosse où tout le monde s’agite avec ferveur malgré le soleil Clissonais qui dore la peau des festivaliers. Un solo pleinement maîtrisé plus loin, je m’apprête à être triste de voir quitter la scène à un groupe qui : 1. Ne joue jamais assez longtemps en festival ; 2. Joue toujours en pleine journée. Heureusement, le groupe revient pour le circle pit du festival sur Meet the Wretched.
Une fin en apothéose pour un concert qui a laissé des traces.

Orion : J’ai vu de loin le concert et on dira ce qu’on voudra sur la bande de Dez Fafara mais ça reste une grosse machine de guerre en live même si les titres des deux premiers albums sont un peu laissés de coté.

Shawn : Devildriver, c'est incontestablement un groupe de live, et surtout un groupe de festival. Le genre de groupe capable de faire se mouvoir plusieurs milliers de personnes dans un seul et même circle pit. Et la foule présente devant la mainstage confirmera cet avis : nombre sont là pour se prendre une baffe et se mouvoir avec style. Le groupe, mené par un Dez un peu plus barbu qu'à l'habitude leur a offert exactement ce pour quoi ils étaient venus. Même si les titres du dernier album, Beast m'ont semblé moins bien passer en live, on se régalera toujours des petites perles que sont Cloud Over California ou la dantesque Meet the Wretched sur laquelle un circle pit de grande ampleur est toujours demandée. Devildriver fait du Devildriver, c'est pour ça qu'on aime !!



Setlist :
End of the Line
Horn of Betrayal
Head on to Heartache (Let Them Rot)
Dead to Rights
Pray For Villains
I Could Care Less
Hold Back the Day
Not All Who Wander Are Lost
Clouds Over California
Meet the Wretched



Dying Fetus
Altar
17:40 > 18:30



Caacrinolas : La seule fois où j’ai été déçu par le groupe c’était au Neurotic 2008, le groupe venait de passer en trio et le rodage était encore nécessaire. Après à chaque fois que j’ai pu voir les américains c’était lattage de gueule sur lattage de gueule, et cette fois ci ne fera pas exception, malgré quelques problèmes de son du aux baffles visiblement fragile, leur set n’aura été qu’un long passage à tabac. De « Praise The Lord » jusqu'à « Kill Your Mother And Rape Your Dog » aucun temps mort, aucun moment de répit. Dying Fetus à l’image d’un pitbull attrape sa proie et ne la lâche qu’une fois achevé. Vu la réaction du public à la fin du concert il est fort à parier qu’un bon nombre aimait se faire mal

Hraesvelg : C'est dans les vieux pots tout ça tout ça ... Ben mon cochon, je crois que je ne me lasserais jamais de la puissance dégagée par ce putain de trio. Et la gougoulle que tire l'impayable John vaut le déplacement : quel sérieux mes enfants ! Emballé c'est pesé, les gars ont mis le public, et le pit, à genoux.

John : « What the fuck is up Hellfest ? We’re Dying Fetus and this is Praise The Lord, Opium Of The Masses » PINPIN PINPIN PINPINPINPINPIN ! C’est sous une Altar blindée que John Gallagher et les siens vont livrer une des meilleures prestations du Hellfest. Ils ne sont que 3, ne bougent pas spécialement, mais vous retournent un pit. Le son était au rendez-vous, et sur un « Praise The Lord » dantesque que les américains commencent leur set, autant dire qu’ils vont botter des culs. « Reign Supreme », le nouvel album du trio, n’est alors pas encore présent dans les bacs, qu’ils nous servent deux titres qui sont le single « From Womb To Waste » véritable rouleau compresseur en live ainsi que le très court « Invert The Idols » qui nous rappel un « Pissing In The Mainstream » dans sa construction. Les tueries s’enchainent sans trop de répit à l’instar des « Killing On Adrenaline » ou un « Grotesque Impalement ». Visiblement Dying Fetus disposait encore de temps pour jouer un ou deux titres, il est fâcheux de les voir quitter la scène sans avoir eu le classique « Pissing In The Mainstream » ou encore un « Fornication Terrorist » qui était rejoué récemment !

Shawn : Jouant à la même horaire que Devildriver, c'est donc en 4ème vitesse que je regarde quelques titres de Dying Fetus. Ayant récemment re-découvert le groupe avec le titre "Your Treachery Will Die With You", je n'attendais pas moins que ce que j'ai pu voir : des titres brutaux, sans concession, du groooos son et de la technique. On regretera un poil le peu de communication entre le trio et son public mais qu'importe, la bande de John Gallagher est là pour balancer des mandales, et en soi, le contrat est rempli haut la main. A voir et revoir !



Setlist :
Praise the Lord (Opium of the Masses)
Homicidal Retribution
One Shot, One Kill
From Womb to Waste
Killing on Adrenaline
Grotesque Impalement
Shepherd's Commandment
Invert the Idols
Your Treachery Will Die With You
Kill Your Mother, Rape Your Dog



Blue Oyster Cult
Main Stage 01
18:35 > 19:35



GazaG : Bonne surprise du festoch'. Déjà parce que les mecs balancent en intro la BO du générique de Game Of Thrones, et ensuite car j'ai eu l'impression que Blue Öyster Cult n'a pas vieilli. Tous les morceaux du set sont super bien passés, ils gardent toujours un son qui leur est propre, et n'ont pas changé de jeu de scène : quasi-rien, niveau communication avec le public et autres galipettes. Le son était bon, ce qui permet d'avoir une prestation forte intéressante musicalement, même si on n'est pas fan du genre. A revoir en salle !

Orion : Après Lynyrd Skynyrd, voila un autre vieux groupe que j’attendais vraiment. Se faisant rare en France, il ne fallait absolument pas manquer ce concert savoureux avec tous les tubes que je connais de la formation (« Burning For You », « Cities On Flames With Rock’n Roll » ou encore « Don’t Fear (The Reaper) » rendu célèbre par l’autre Bruce Dickinson) et les autres que je découvrais pour l’occasion. Avec ses trois guitaristes et le type caché derrière les enceintes qui jouait la « cowbell », Blue Oyster Cult s’est rappelé au bon souvenir de la France qui lui a bien fait comprendre qu’il pouvait revenir quand il le souhaitait.

Setlist :
"Game of Thrones" Main Title (Ramin Djawadi song)
The Red & The Black
Burnin' For You
Buck's Boogie
Cities on Flame With Rock and Roll
Then Came The Last Days Of May
Godzilla
Guitar Solo (Buck Dharma)
(Don't Fear) The Reaper
-----
See You In Black



Lock Up
Altar
19:30 > 20:20



Michaël : Je suis venu pour le line-up, je suis parti pour la musique. Aucune saveur, aucune originalité. C’est trop pour moi au bout de 3 jours. Désolé pour les fans.



Setlist :
Violent Reprisal
Necropolis Transparent
Vomiting Evil
Slaughterous Ways
Castrate the Wreckage
The Embodiment of Paradox and Chaos
Fear of Napalm (Terrorizer cover)
Storm of Stress (Terrorizer cover)
After Life In Purgatory


Pentagram
Valley
19:30 > 20:20



Shawn : Pentagram nous avait sorti l'an dernier un excellent Last Rites, laissant implicitement definer un probable début de la fin. N'oublions pas que le groupe a été fondé en 1971 et que leur carrière s'étend sur 4 décénies !! Bluffant, c'est le mot qui me restera suite à un concert qui restera à jamais gravé dans ma tête. Loin des folies à la Ozzy dont leur musique se rapproche beaucoup, Pentagram, c'est du doom en toute humilité menée par un Bobby Liebling envoutant et proprement possedé ... Non seulement ses performances vocales forcent le respect vu l'âge du bonhomme mais son jeu scénique est du génie pur, tirant la langue, grimaçant à qui mieux-mieux avec le public. Un concert dans l'esprit doom d'antant avec une intensité rare, un putain de voyage intérieur. Dans le top 10, respect !

Setlist :
Death Row
All Your Sins
Into The Ground
When The Screams Come
Forever My Queen
Sign of the Wolf (Pentagram)
Relentless
Dying World
-----
Wartime




Suite de cette journée ici

Posté par Team U-zine, le 10 Juillet 2012.


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