Aosoth - Do Or Die - All Shall Perish - Insomnium - Alcest - Liturgy - August Burns Red - Black Label Society - Forgotten Tomb - Walls Of Jericho - Hatebreed - Anaal Nathrakh - Devildriver - Dying Fetus - Blue Oyster Cult - Lock Up - Pentagram - Trivium - Ihsahn - Mötley Crüe - Suffocation - Slash - Arcturus - Ozzy Osbourne & Friends - Children Of Bodom - SunnO))) - Lamb Of God - Dimmu Borgir
Eternalis : la hausse de popularité des floridiens n’est désormais plus à démontrer. Il n’y avait qu’à observer la masse incroyable de monde qui s’était réunie devant la Mainstage 2 pour Trivium et le moins que l’on puisse dire, c’est que les américains dégagent maintenant un charisme et un professionnalisme vraiment important de leur prestation.
Courant de long en large de la grande scène, alternant les micros (le jeu des voix entre Matt (qui ressemble de plus en plus à Chester de Linkin Park), Corey et Paulo est très bien rodé et impressionnant) et souriant à tout va en dévalant leurs manches. Tout juste regrettera-t-on la trop grande importance dans la setlist réservé aux débuts très typé metalcore (efficace, certes), abandonnant complètement « The Crusade » dont aucun titre n’a été joué. S’ouvrant sur « In Waves », nous aurons également eu droit au très catchy « Black » et au destructeur « Dust Dismantled » prenant toute sa grandeur et sa violence sur scène. Les plus techniques et progressifs « Down from the Sky » et « Throes of Perdition » terminent le set d’un groupe heureux et très communicatif avec un public le lui rendant bien et s’amusant à joyeux coup de pogo et autres festivités dans la fosse. Le combo a pris un nouvel essor depuis son dernier album et il passe de manière plus que convaincante le cap de la scène. Trivium est sans conteste l’un des groupes sur lequel il faudra compter durablement dans les années à venir.
GazaG : J'ai toujours trouvé que les groupes comme Trivium on raté le coche en rajoutant un -core à leur Trash Death truc... La prestation reste tout de même pas trop vilaine, à voir plutôt les avis des connaisseurs, car l'ambiance était là et le groupe avait une certaine aura. Mais désolé, ça ne prend pas pour votre serviteur.
Setlist :
Capsizing The Sea
In Waves
Pull Harder on the Strings of Your Martyr
Rain
Black
The Deceived
Dusk Dismantled
Drowned and Torn Asunder
A Gunshot to the Head of Trepidation
Down From the Sky
Throes of Perdition
Leaving This World Behind
Ihsahn
Temple
20:25 > 21:15
87Je l’avais loupé c’est désormais corrigé. Ihsahn dans mon cœur de black metalleux obtus, c’est Emperor et puis c’est tout. Ses albums solos sont selon moi en dent de scie, parfois excellents, parfois chiants comme pas possible. Pour autant, le charisme du Monsieur est indéniable et il défend avec beaucoup de force one-man band qui passe finalement très bien l’épreuve du live, aidé en cela par des musiciens techniquement irréprochables, manifestement très concentrés sur leurs instruments en vue de livrer un set le plus propre possible.
Un très belle prestation, technique et intense mais toujours audible (indispensable pour rendre justice aux nuances des mélodies d’Ihsahn), qui m’aura convaincu de retourner aux albums d’Ihsahn que je trouvais plus faible que d’autres.
John : Tartiflette en main, direction la Altar pour me placer en avance afin d’être aux premiers rangs pour Suffocation, j’ai totalement omis la prestation d’un de mes musiciens préférés, même s’il faut tout de même admettre qu’Ihsahn en solo, je n’aime pas du tout. J’ai donc assisté aux deux derniers titres d’un show qui m’avait l’air grandement mené et rodé, peu étonnant vous me direz. Bizarre de revoir l’ex leader d’Emperor sur une petite scène après un concert magistrale en fermeture du dimanche en 2007.
Ces deux titres m’auront fait regretté d’avoir raté sa prestation, mais m’ont donnés envie de redonner une chance à ses albums.
Michaël : Si Emperor ne m’est pas inconnu, je n’ai jamais jeté une oreille très attentive à Ihsahn. C’était donc l’occasion de réparer cette infamie. Après quelques minutes dans le pit photo, je suis grandement surpris par une musique recherchée, structurée aux tendances progressives avec un Ihsahn qui maîtrise sa guitare d’une main de maître.
Alternant atmosphères pesantes et passages rapides, le bassiste se tranforme vite en arme de destruction massive lorsqu’ils headbangue. Une prestation carrée devant un public venu nombreux et largement conquis à la cause des norvégiens.
Les soli sont clean malgré un son parfois un peu brouillon sous la tente Temple dont le son aura globalement été moins bon que sous l’altar (avis perso).
Une excellente surprise.
Setlist :
Arrival
Called by the Fire
Frozen Lakes on Mars
Unhealer
Scarab
The Barren Lands
A Grave Inversed
The Grave
Mötley Crüe
Main Stage 01
20:45 > 22h00
Eternalis : les rois du glam étaient à Clisson ce dimanche !
Dans un superbe décor, c’est non sans une certaine crainte vis-à-vis des critiques de 2008 que j’attends Mötley Crüe, espérant voir le grand groupe qui a bercé ma plus tendre jeunesse. Et c’est dès « Wild Side » que le public explose ! Le son est énorme, Vince Neil semble en forme (mais pas satisfait de ses retours vu ses signes insistants envers la régie), Nikki Sixx est la classe incarnée avec ses sublimes basses pendant que Tommy Lee martèle ses futs avec sauvagerie. Mick Mars, toujours aussi discret à cause de sa maladie, assure le boulot comme il faut.
« Live Wire » enchaine un peu plus le public dès son riff introducteur culte à en mourir. Le groupe est communicatif et ils ont l’air heureux d’être là, tout sourire, notamment un Nikki sautant un peu partout et souriant comme un gosse. Le récent mais dans le même moule « Saints of Los Angeles » passe comme une lettre à la poste (putain ce refrain) avant que « Shout of the Devil » ne fasse trembler tout le Hellfest. Puis, c’est alors que (ahah, la bonne blague) une jolie demoiselle très peu vêtue n’apporte une guitare à Vince et lui roule une galoche par la même occasion (« c’est juste pour le show » dit-il…et probablement en loge aussi). S’ensuivent « Don’t Go Away Mad (Just Go Away) » et « Same Ol’ Situation (S.O.S) » avec donc deux guitaristes malgré le fait que Vince prenne bien plus souvent son micro et mette sa gratte de côté (je me demande l’intérêt de la chose, si ce n’est pour le spectacle…). Qu’à cela ne tienne, Vince redevient un chanteur qui court (et on le préfère comme ça) sur « Looks that Kills » ou le terrible « Dr Feelgood » annoncé par Tommy Lee. Il se dégage une franche camaraderie de la prestation et cela fait vraiment plaisir à voir que d’apercevoir Vince tendre son micro à Nikki qui se colle à son dos comme s’ils étaient les meilleurs amis du monde (quand on lit la biographie, cela fait sourire mais c’est si agréable de les voir comme ça…).
Tommy se permettra de descendre de derrière sa batterie (dont il ne fera malheureusement pas de solo) pour jouer un petit air de piano avant de lancer la sublime « Home Sweet Home » avant de finir sur la géniale « Kickstart my Heart » qui met tout le monde d’accord. Mötley Crüe part déjà et cela fut trop court au nombre de classiques qu’il manquait encore ce soir. Ils ne partiront cependant pas sans une jolie photo du public et un bel aspergement de peinture rouge sur les premiers rangs (qui ont du criser lorsqu’ils ont remarqué que toutes leurs fringues étaient mortes) pour en faire une véritable « équipe bariolée ». Rock n’Roll !!
Orion : Les années passent et les shows se ressemblent. Si d'un point de vue musical, ça semblait mieux tenir la route qu'en 2009, du coté du chant ça grince avec Vince Neil essoufflé et pas du tout en voix. Sur « Kickstart My Heart », il chantera une phrase sur deux... Ca en devient désespérant. Changez de chanteur ou arrêtez les gars.
Shawn : Vous savez ce que c'est une motte de beurre avec du lait de chêvre ? Du bêêêêêêh motte (Behemoth). Même question avec du lait cru de vache ? Eh bien du motte lait cru. Sur ces blagues à l'humour douteux sorties toute droit du RPG Motocultor Fest, revenons ensemble que le concert du Crue. Ils étaient l'une des attentes de ce Hellfest qui n'a jamais été aussi glam : Steel Panther, Crashdiet ayant ouverts les hostilités la veille, c'était donc au tour des saints de Los Angeles de cloturer cette parenthese pleine de mascara et de bandana.
La setlist offerte par le groupe a de quoi laisser rêveur puisque l'on trouve tous les plus gros titres du groupes, allant de Wild Side à Kickstart My Heart, en passant par le look qui tue et le bon vieux Dr Feelgood. Du coté de la scène, on retrouve le même Vince sous hélium que l'on avait laissé en 2009. Sa voix est de plus en plus nasillarde et même si elle trouve sa place sur certains titres, le coté suraigu me choque toujours autant. Ceci dit, Tommy et Nikki assurent pleinement le show. Nikki sera d'ailleurs l'un des plus actifs tranchant avec le pauvre Mick Mars vouté, ramassé sur lui même du fait de sa spondylarthrite ankylosante qui fait peine à voir tellement il semble en souffrir. Néanmoins, même si le show manque cruellement de spontanéité on passe un bon moment en écoutant quelques grands classiques.
Setlist :
Wild Side
Live Wire
Too Fast for Love
Saints of Los Angeles
Shout at the Devil
Don't Go Away Mad (Just Go Away)
Same Ol' Situation (S.O.S.)
Looks That Kill
Piece of Your Action
Smokin' in the Boys' Room (Brownsville Station cover)
Dr. Feelgood
Girls, Girls, Girls
Home Sweet Home
Kickstart My Heart
Suffocation
Altar
21:20 > 22:20
Caacrinolas : Et peu de temps après la claque Dying Fetus voici la sentence Suffocation. Comme à son habitude là aussi le groupe s’est montré à la hauteur. Fran Mullen malgré les rumeurs débiles l’annonçant comme absent est encore une fois énorme, même si il parle toujours trop. Dave Culross à déjà réussi à faire oublier Mike Smith et la set list est encore une fois parfaite, sans parler de l’interprétation de « Catatonia » qui est sans conteste l’un des 10 morceaux parmi les plus marquants dans l’histoire du death. Et comme les New-Yorkais aiment le travail bien fait, c’est sur un « Infecting The Crypts » cataclysmique qu’ils laissent la fosse béante d’admiration devant une telle classe.
GazaG : Pas de rideau avec leur nom dessus, pas de décor, rien, les vétérans de Suffocation n'ont besoin d'aucun artifice pour montrer qui est le patron. En une heure, le groupe prouve qui est le papa du Brutal Death. Riffs rapides et lourds à tendance technique, une batterie qui déroule les breaks, des structures de chansons anticonformistes, et envoyez la purée ! Le chanteur à la papate et communique bien. Le public même, si on le sent un poil sur les rotules en cette fin de festival, n'est pas en reste et remercie chaleureusement (à leur manière) le set de qualité de Suffocation.
Une bien belle démonstration.
Hraesvelg : 'tain la calvitie frontale de Terrance se fait de plus en plus marquée, Frank devient vraiment relou avec ses loooooooooooongs speechs dont pas grand monde n’arrive à chopper le sens, peut être même pas lui même d'ailleurs. Cela mis à part, quelle leçon. Les papys font de la résistance et c'est tant mieux.
John : Les rois du Death avec un grand D, sont revenu fouler le champ de bataille du Hellfest après un dernier passage en 2010. Autant dire que les vétérans New-Yorkais ont mit a genou toute l’audience, une réelle leçon. Frank Mullen de retour, la rage au ventre comme jamais, va mener la barque du feu de dieu. Un set qui démarre en trombe avec une setlist parfaite, « This song is about killing people and I love it, this is THRONES OF BLOOD ». Dès les premières notes tout le monde se dit que ça va être grand, le son est puissant et très propre, parfait pour apprécié la technicité de leur musique mais aussi ces bons gros breakdown casse nuque.
Les hits s’enchaînent à un rythme infernal, « Catatonia » et son final de folie, « Liege Of Inveracity » et son riff précurseur du mouvement slam death ou encore « Pierced From Within » et son break étouffant rendent le public totalement fou avec un pit entier qui blast de la main à l’image de Mullen.
Hélas c’est à la moitié du set après un « Abomination Reborn » que je quitte la tente afin d’aller voir Slash, maudits chevauchements !
Setlist :
Thrones of Blood
Effigy of the Forgotten
Catatonia
Pierced From Within
Liege of Inveracity
Funeral Inception
Cataclysmic Purification
Abomination Reborn
Mass Obliteration
Devoid of Truth
Infecting the Crypts
Slash
Main Stage 02
22:05 > 23:05
John : Il m’aura fallu du temps avant de voir ce grand monsieur sur scène, malgré l’éducation musicale parfaite que j’ai reçu, ma première fois fut le 12 juillet 2011 dans un Zénith de Paris plein à craquer. Et quel concert ! J’avais hâte de retrouver le groupe sur scène. Venu promouvoir son très bon dernier album « Apocalyptic Love », Slash encore accompagné du talentueux Myles Kennedy nous offrira une excellente performance où les nouveaux titres que sont « Halo », « Anastasia » ou encore le catchy « You’re A Lie » n’ont pas à rougir à côtés des classiques des Guns ou encore des titres du premier album. C’est carré, c’est putain de rock n’ roll, ça envoie et on arrive vite à la conclusion qu’un Slash vaut les 3 guitaristes des Axl N’ Roses. C’est qu’on a l’impression de redécouvrir les titres des d’Appetite For Destruction alors qu’ils ont étés interprétés la veille… Une chose est sûre, l’esprit des Guns ce cache dans cette Les Paul et ce chapeau mythique.
Orion : Alors c’est qui le meilleur ? Axl ou Slash ? Dès la deuxième chanson jouée par Slash, on aura la réponse. « Nightrain » avec un vrai chanteur et une ambiance de folie aussi bien sur scène que dans le public aura fini de consacrer Slash comme ce qui a fait l’identité de Guns’N Roses. C’est tout.
Setlist :
Prometheus Theme
One Last Thrill
Nightrain (Guns N' Roses song)
Ghost
Standing in the Sun
Back From Cali
Mr. Brownstone (Guns N' Roses song)
Halo
Anastasia
Sweet Child O' Mine (Guns N' Roses song)
You're a Lie
Slither (Velvet Revolver song)
Paradise City (Guns N' Roses song)
Arcturus
Temple
22:25 > 23:25
Hraesvelg : MIRACLE !!! Un son quasi parfait se fait -enfin- entendre … grâce à un moment pris pour faire les balances hors moment de jeu du voisin de tente. On notera l’absence de Tore MOREN, après avoir craint celle d’HellHammer, également absent des séances de dédicaces. Fort heureusement, l’impressionnant métronome était présent pour apporter sa pièce à un édifice porté par des musiciens d’exceptions, même si le guitariste peine un peu à remplir à lui seul une mission habituellement dévolue à un duo. Vortex est juste magique et transporte Ad Astra le public, très présent, très réactif. Devant un tel accueil, il est annoncé que le groupe souhaite revenir, et c’est tant mieux, en espérant un set en salle.
Orion : Voila peut être le groupe que j’attendais le plus de ce festival. Ca fait bien sept ans que j’écoute les albums des Norvégiens avec la même passion. Je vais enfin pouvoir les voir en live et je ne vais pas être déçu d’être venu. Malgré un son brouillon, Arcturus délivrera un show quasi-parfait (il ne manquait que « Hibernation Sickness Complete » pour me mettre tout nu). Rien que ce démarrage magique sur « Evacuation Code Deciphered » m’a tué. Quand je réécoute ce titre désormais, j’ai les larmes qui me viennent. Ce concert était grand sur tous les points surtout grâce à un Vortex qui m’a bluffé. J’ai beau adoré son chant sur CD, j’émettais quelques doutes pour le live. Des doutes balayés par son talent aussi bien quand il chante les morceaux de Garm que quand il s’essaye au Black Metal. Il poussera même le vice à chanter les envolées féminines de « Shipwrecked Frontier Pioneer » avec une aisance incroyable. Merveilleux. Arcturus a donné LE concert du festival.
Setlist :
Evacuation Code Deciphered
Ad Absurdum
Nightmare Heaven
Deception Genesis
Alone
The Chaos Path
Master Of Disguise
Shipwrecked Frontier Pioneer
Raudt Og Svart
Ozzy Osbourne & Friends
Main Stage 01
23:10 > 00:55
Caacrinolas : On y arrive, le gros sujet de controverse du week end. On le sait Black Sabbath était prévu à la base mais cette saloperie de crabe passant par là et affaiblissant MR Iommi, c’est une version renforcée d’Ozzy Osbourne intitulé « Ozzy And Friends » (oui ça fait très série pour enfant dis comme ça) qui était en charge de faire digéré au plus grand nombre ce coup du destin. Et alors qu’on était en droit de s’attendre à une set list essentiellement composé de Black Sab les premières set list du groupe nous ont démontrés qu’il ne s’agissait ni plus ni moins que du même set qu’on avait pu voir l’an dernier, avec excusez du peu la présence de Zakk Wylde, Slash et Geezer Butler. Oui mais voilà, nous refoutre une deuxième année de suite la même tête d’affiche pour les raisons que l’on connaît passe encore, qu’ils nous jouent des titres de sa carrière solo je veux bien. Mais qu’on en arrive à un concert de…10 titres avec à peine la moitié de Black Sab c’est purement du foutage de gueule. Alors oui on peut me dire qu’Ozzy était malade où ce que vous voulez je veux bien le croire, mais avoir un tel concert là où l’on aurait pu avoir Black Sabbath à la place (et encore Sans Bill Ward…Merci les $$) j’estime qu’on est en droit d’être déçu. Et je ne parlerais même pas de la prestation des guests qui s’est révélé pour le moins anecdotique.
Shawn : Il faut le reconnaitre, avoir vu Black Sabbath à l'affiche du Hellfest lors des premières annonces, ça en avait fait bander plus d'un ... Seulement, nos anglais ne sont plus tous jeunes et l'absence de Tony Iommi pour cause de cancer lymphatique s'est transformé en "Ozzy & Friends". Même si annoncé comme ça, on a l'impression d'avoir un spectacle pour enfant au Zenith du style "Franklin et ses amis" ou "Oui-oui et tous ses amis", je dois reconnaitre que personnellement la perspective de voir Ozzy sur scène avec Zakk Wylde m'enchantait particulièrement. C'est donc plein d'espoir avec les yeux d'un gamin à Noel que je scrute la MainStage ...
Grand mal m'en a pris ... Je serai clair, cash et direct : j'me suis fait chier, mais royalement. Autant le concert d'Ozzy de l'an dernier m'avait bluffé (même si scéniquement le bougre n'est plus que l'ombre de lui même), autant là, c'était sérieusement mou. Alors certes, il pleuvait des cordes, curieusement après une journée qui a été la plus ensoleillée du festival, mais la pluie à elle seule n'explique pas tout. On m'argumentera que Ozzy était malade, et effectiement les tremolo dans la voix laissent imaginer que le Prince des Tenebres a pris froid.
Le début du set ressemblait trait pour trait au concert de l'an passé, les mêmes gimmicks, les mêmes titres, qui font toujours plaisir à entendre, mais qui montre l'automatisme des musiciens ... Et que dire de l'entrée en scène de Geezer Butler, de Slash ou encore de Zakk ... Pour ma part, l'effet d'un véritable soufflet. Personne ne semble convaincu, tout le monde se regarde dans le blanc des yeux et semble se demander ce qu'il fout là ... Un énooooorme gachi pour un show qui aurai pu être dantesque avec un supplément d'âme et qui se retrouve comme LA déception ultime du Hellfest ... Quand en plus on sait qu'Ozzy a quitté la scène 30 minutes avant l'horaire prévue à cause de la pluie et de sa voix, on se dit qu'on est vraiment passé à coté de quelque chose ... Déception.
Setlist :
Bark at the Moon (Ozzy / Blasko / Gus G. / Tommy Clufetos)
Mr. Crowley (Ozzy / Blasko / Gus G. / Tommy Clufetos)
Suicide Solution (Ozzy / Blasko / Gus G. / Tommy Clufetos)
Shot in the Dark (Ozzy / Blasko / Gus G. / Tommy Clufetos)
Rat Salad (Black Sabbath song)(Ozzy / Blasko / Gus G. / Tommy Clufetos)
Iron Man (Black Sabbath song) (Ozzy / Slash / Gus G. / Geezer Butler / Tommy Clufetos)
War Pigs (Black Sabbath song)(Ozzy / Slash / Gus G. / Geezer Butler / Tommy Clufetos)
N.I.B. (Black Sabbath song)(Ozzy / Slash / Gus G. / Geezer Butler / Tommy Clufetos)
Crazy Train (Ozzy / Zakk Wylde / Blasko / Tommy Clufetos)
----
Paranoid (Black Sabbath song) (All)
Children Of Bodom
Altar
23:30 > 00:30
Eternalis : Dernier groupe du festival à jouer sur la Altar, les finlandais étaient attendus par une frange assez importante de jeunes qui ont probablement du découvrir le metal extrême avec le nain blond virtuose jouant aussi vite qu’il ne balance de « fuck » dans une phrase (il ne dérogera d’ailleurs pas à sa réputation ce soir).
Dans un décor traditionnel du groupe (le « COBHC » du groupe pour « Children of Bodom Hate Crew », une voiture entre la batterie et le claviers de Janne Warman) et des lights très rougeoyants, les finnois surprennent d’entrée de jeu en débutant avec « WarHeart » qui ravit le public. « Hate Me » enchaine et le pit commence à se faire plus compact et remuant. Le groupe, rodé de chez rodé, tourne en roue libre et, avec une facilité déconcertante, assure sa musique hautement technique tout en bougeant, headbangant et communiquant avec la foule dans une dimension presque chorégraphié. Alexi Laiho pose toujours autant dès qu’un soli arrive, « flying V » sur la cuisse et dévalant les notes tout en jetant des regards et des clins d’œil malin aux photographes.
En roue libre, mais pas blasés, car c’est avec naturel que le blond se prend au jeu du public, se coiffant d’un chapeau mexicain lancé de la foule ou buvant dans une fiole qui contenait on ne sait quel breuvage (« Putain que c’est fort » commentera Alexi en crachant ce qu’il venait d’ingurgiter). Mais trève de plaisanterie, le groupe enchaine les pièces magistrales que sont « Silent Night, Bodom Night » et le génial « Needled 24/7 » malgré, il le faut préciser, un son vraiment trop fort (impossible sans bouchons) et un clavier qui, quand il n’était pas soliste ou mis en avant, n’était pas toujours audible.
On remarque une grosse majorité de vieux morceaux et un seul des trois derniers (« In Your Face », « Blooddrunk » et « Shovel Knockout » que j’ai trouvé, personnellement, méconnaissable), comme un aveu du désamour des albums plus récents. Car il faut avouer que l’accueil qui a été réservé à d’autres titres comme les magnifiques « Everytime I Die » (superbe prestation d’Alexi au niveau du chant sur celle-là) ou « Angels Don’t Kill » montrent clairement que la tournure prise depuis « Are You Dead Yet ? » (que j’adore pourtant) a divisé les fans. « Downfall » et l’énorme « Hate Crew Deathroll » continueront d’affluer en ce sens tant le concert se termine face à un public réceptif et envouté, le vocaliste nous faisant comme traditionnellement chanté lors du break de cet ultime morceau.
Pas le show du festival, mais un moment honnête et sympathique, avec des musiciens se donnant même si un certain manque de spontaneïté peut parfois se faire sentir (Janne se faisant tellement chier parfois qu’il va chercher un verre et le filer Jaska, ou jouant tranquilou tout en buvant…). Reste que le choix de la setlist ne laisse personne indifférent et laisse penser que, peut-être, le message est-il passé.
Michaël Après plus d’une heure d’attente à l’entrée du pit photo pendant qu’Arcturus joue sur le Temple, Children of Bodom entre en scène devant un public relativement compact dans la première partie de fosse. L’on ne sait néanmoins si le public était majoritairement composé de fans ou de badauds venus profiter d’un toit compte tenu de la pluie qui se met à tomber en trombe.
Le groupe commence son set d’une heure par … Warheart. Qui l’eut cru ? Si je n’avais pas pris le soin d’aller sur setlist.fm avant le concert pour me faire une idée de ce qui allait m’être présenté je n’en aurais pas cru mes oreilles. Une claque merveilleuse que de commencer par ce titre somptueux mais trop souvent oublié par Alexi et consorts.
A peine remis, le groupe enchaîne avec Hate me ! et Silent Night Bodom Night qui demeurent des valeurs surs en live. Particulièrement cette dernière qui semble faire bouger la fosse comme il se doit malgré la fatigue et le taux d’alcoolémie de certains qui semblent atteindre des sommets en cette fin de festival. Je me glisse alors au beau milieu de la tente sans trop de problème. Et je constate, avec étonnement, qu’il y a beaucoup plus de fans du groupe que je ne pensais même si bon nombre de spectateurs vont fuir la tente au fur et à mesure que la pluie décroit.
C’est alors que COB nous propose l’unique titre issu de son dernier opus qu’elle jouera ce soir, pour mon plus grand plaisir, à savoir Shovel Knockout. Si je n’ai pas tellement aimé « RRR », Shovel ne passe finalement pas si mal que ça en live, même si j’aurais préféré un Roundtrip to Hell and Back.
Alexi communique un peu plus avec le public qu’à l’accoutumé, en s’arrêtant même pour porter un chapeau lancé sur la scène où goûter une fiole d’alcool qu’il s’empresse de recracher tout en précisant « What the fuck was this fucking shit ! It was fucking strong ! ».
Une petite pause avant de se prendre un enchainement Needled 24/7 / Everytime I die sur le rable ! J’en profite alors pour préciser que le son était globalement très bon. Si, comme à l’accoutumée, le son de clavier était assez proéminent dans les doubles soli venant un tantinet éclipser a guitare, les balances étaient très bonnes (sur le côté comme au centre de la tente) entre la basse, batterie et guitares.
Belle surprise du soir, le groupe enchaine avec un titre de Something Wild à savoir Deadnight Warrior. un peu moins de connaisseurs, et je passe pour un con à chanter à tue tête avec le peu de voix – cassée - qui me reste en cette fin de festival.
Malgré le peu d‘amour que je porte à Blooddrunk, son enchainement avec In your face aura eu le mérite de faire bouger la foule des premiers rangs qui, jusque là, était restée assez calme. Non pas que le show n’était pas énergique, mais plutôt compte tenu de l’extrême fatigue sur le visage de tous. Angel’s dont kill et son rythme plus lent étant venu à point nommer pour mes cervicales et un public qui en profite pour souffler un peu après une telle déferlante d’énergie et de notes. S’en suit la brillante Downfall qui semble remporter le suffrage du public (et le mien).
Quelques jours auparavant, Bodom avait joué un rappel avec Sixpounder et Hate Crew Deathroll, je m’attendais donc au même sort, avec délectation tant cette première est rarement jouée depuis 2005. Malheureusement seule cette seconde sera jouée. Alexi invitant comme il sait si bien le faire, le public à chanter le refrain fédérateur du Hate Crew.
Après quelques remerciements le groupe s’en va, laissant la douce sensation d’un concert réussi. De vieux titres toujours aussi bons, et quelques nouveaux titres (en minorité, il faut le dire) pour un cocktail détonnant. Une set-list qui me convient parfaitement même si l’on peut toujours chipoter.
Un excellent moment pour les fans, et, à en croire les regards et les attitudes sous la tente, pour bon nombre.
Orion : Sunn O))) met du temps à se préparer et au loin j’entends Children Of Bodom commencer son show. Tiens ce titre me dit quelque chose… Mais c’est « Warheart » ! Et me voila à courir sous la pluie pour rejoindre la scène de l’Altar et à me dandiner comme un con devant le groupe qui enchainera avec « Hate Me ». Par contre après ce sera rideau pour moi. Même si je reviendrai plus tard me délecter d’un « Downfall » qui fait toujours son petit effet sur ma personne. Si seulement le groupe pouvait recomposer des titres de cette trempe…
Setlist :
Warheart
Hate Me!
Needled 24/7
Silent Night, Bodom Night
Everytime I Die
Shovel Knockout
Deadnight Warrior
Blooddrunk
In Your Face
Angels Don't Kill
Downfall
Hate Crew Deathroll
SunnO)))
Valley
23:30 > 00:30
Caacrinolas : Que l’on soit clair, les rumeurs sur ce groupe m’ont toujours fait marré, les « ouais des mecs saignaient des oreilles » « j’ai vu un mec rentrer en crise d’épilepsie devant moi » etc pour moi c’était du pipeau, jusqu'à ce concert. C’est donc innocemment que je me suis aventuré dans une Valley dix fois trop petite pour un groupe de cette trempe là et que finalement j’ai compris… Sunn O)) n’est pas un simple groupe pour hipster bobo à barbe. Non c’est avant tout une expérience, une expérience au cours du quel on se retrouve transporté de haut de bas, de gauche à droite. Pour tout dire j’ai du sortir pour m’apercevoir qu’il y’avait un chant…un chant assuré qui plus est par Attila. Un moment hors du commun que je serais tenté de recommencer dans de meilleures conditions.
Quoi qu’ils en soient je suis resté bien 10 minutes complètement hagard sous la pluie avec leur connerie.
Hraesvelg : LE truc marrant : certainement le groupe (après King Diamond) a avoir eu le meilleur son ... un comble pour du bruit. Franchement, les premières dizaine de minutes m'ont paru looooooooooongue, à attendre qu'il se passe un truc, que ça décolle vraiment, à observer -jaloux sur les bords- les mecs partis en transe. Et puis, soudain … Attila ! Un truc quand même à presque regretter de pas toucher à la came, ce concept de deux concerts en un.
Orion : Je voulais une fois dans ma vie voir ce que ça faisait sur scène ce groupe dont tout le monde parle en bien ou en mal. Bon voir c'est vite dit car je ne verrai pas grand-chose tant il y a de brouillard sur scène. Enfin, je crois que placer ce groupe en fin de festival n’est pas très opportun tant la fatigue l’emporte sur la volonté de rentrer dans ce show si étrange à coup de notes jouées à intervalles réguliers de deux minutes.
Lamb Of God
Main Stage 02
01:00 > 02:00
87 : C’est à une heure plus que tardive, face à un public diminué numériquement et physiquement, que Lamb of God investi les planches de la Main Stage 1, sous une pluie battante. Tout le monde est lessivé, rincé au propre comme au figuré et pourtant, pourtant ce fût l’un des concerts absolument parfaits pour conclure ce festival copieux à bien des égards. Lamb of God a donné un set incroyable, énergique comme jamais à la set-list imparable, ne misant pas (à ma grande satisfaction) sur les morceaux de son dernier album Resolution mais plutôt sur les titres les plus efficaces mais aussi les plus cultes de sa discographie. Contre toute attente, le concert de Lamb of God a été l’ultime injection d’adrénaline, ton dernier coup de boost avant de conclure le fest, là où tu t'attendais à être à pas plus de deux de tension. Randy Blythe, frontman au charisme édifiant a d’ailleurs bien insisté sur le point que c’était là le dernier concert du dernier jour du festival, et nous a invité à célébrer cette clôture en bonne et due forme. Ne manquant pas de remercier le public présent, reconnaissant la difficulté des conditions, c’est à une immense communion à laquelle nous avons assisté, le public était réactif, tout comme le groupe, heureux d’être là, impeccable techniquement. Largement dans mon top 3 des concerts de cette édition 2012. Gigantesque.
John : Après une annulation en 2007, Lamb Of God allait enfin se produire au Hellfest ! C’est sous une pluie battante qui s’abattra même sur scène que les américains se sont produits avec rage. Si le concert au Trabendo pour la tournée promotionnelle de « Wrath » m’avait tout de même laissé un peu sur ma faim, là j’aurai prit une énorme baffe. Le groupe est déchainé comme jamais à l’image de son chanteur Randy Blythe, intenable, qui donne tout ce qu’il a dans le ventre, bien conscient du courage du public qui est présent en masse malgré la pluie et l’heure tardive.
Avec un son parfait, limpide et pas trop fort, un public qui s’adonne à un air guitar intense, Lamb Of God livre un set best-of très efficace avec des excellents « Now You’ve Got Something To Die For » ou autre « Walk With Me In Hell ».
A croire que la pluie finalement nous offre des concerts magiques tout comme le fût Emperor en 2007, sous des trombes d’eaux. Lamb Of God clôture ce festival de la plus belle des manières même si sur un plan personnel j’ai pleuré quant à l’absence d’un « 11th Hour ».
Michaël : Il est Minuit 45, il déluge et la fosse ne s’étend plus que jusqu’aux techniciens sons et lumière. Ce qui est déjà pas mal pour cette heure tardive, le dernier jour de festival et sous un torrent de pluie. Décidemment, Lamb of God qui avait du annulé en raison des conditions atmosphériques au Hellfest 2007 n’a pas de chance.
C’est d’ailleurs à trois reprises que le groupe nous a remercié pour notre présence et nous a indiqué être des True hardcore metalheads pour être resté dans ces conditions.
Il faut dire aussi, que Lamb of God, à l’instar de Machine Head la veille, a bénéficié d’un son incroyablement puissant tout en étant très clair. Nulle besoin de boules quiès pour ne pas être sourd pendant 5 jours. Un public majoritairement composé de fans mais aussi de beaucoup de curieux qui n’auront pas manqué d’entonner en cœur les refrains de Now you’ve got something to die for ou bien encore Walk with me in hell. La plus efficace demeurant l’indétrônable Redneck qui aura arraché le cuir chevelu de bons nombres restés jusqu’à la fin d’un set riche et intense. Le groupe nous gratifiera même de Desolation et Ghost Walking de leur dernier opus Resolution.
C’est le genre de moment irréel où l’on aurait envie de rester encore des heures. Alors que les lumières s’éteignent sur scène je me rends doucement compte que, d’une part, il s’agit de la fin du Hellfest, mais surtout, d’autre part, que je venais de vivre ce qui allait marquer cette édition 2012. Lamb of God avait un son excellent, une puissance incroyable avec un Randy Blythe communicatif, souriant et visiblement heureux d’être là. Je suis content de voir que la foule est restée pour ce dernier concert malgré la concurrence de Dimmu Borgir et je doute que certains d’entre eux conserveront de quelconques regrets.
Probablement un de mes meilleurs concerts, tous Hellfest confondus.
Shawn : Après la douche froide du show écourté d'Ozzy, la question est posée. Il reste 45 minutes à attendre que Lamb Of God arrive. La zone VIP est bondée donc impossible d'y aller. Si je rentre au camping, j'y repartirai pas. Sous les tentes, Biohazard et Dimmu, ça ne m'intéresse que moyennement, et il pleut. Le choix n'a pas été facile, mais rester sur place à attendre Lamb Of God m'est apparu comme la solution la plus évidente. D'une part parce que je n'avais jusqu'alors jamais eu l'occasion de voir la troupe de Richmond en live, aussi bien en salle qu'en festival et les louper aurait été un pur blasphème.
Il apparaitra assez rapidement que la foule est assez clairsemé, il est 1h du matin, le troisième et dernier jour du festival, il pleut comme vache qui pisse, et la tête d'affiche est passée. Comme nous le fera remarquer à plusieurs reprise Randy, ceux qui sont restés dans des conditions pareilles sont des die-hard fan et le groupe s'est démené pour leur offrir le meilleur concert possible. Une pure claque, alors que tout espoir de bon concert s'était envolé avec Ozzy, Lamb Of God nous a offert la meilleur fin de festival possible. Circle pit dans la boue, son ultra puissant et très clair malgré la pluie, une volonté d'envoyer du lourd rappellant Wall Of Jericho plus tot dans la journée, tel est la recette du groupe.
Quand on voit la setlist, on ne peut que se réjouir avec des hymnes retraçant le parcourt et les albums du groupe. Du groovy Redneck à Ghost Walking du dernier album ou avec des titres plus directs comme Laid to Rest ou Black Label, Lamb Of God a achevé le festival de la plus belle manière qu'il soit. Loué soit les agneaux de dieux, qui même sous la pluie nous ont permis de voir le chemin menant à la Vérité et au pur son d'enculé. Amen !
Setlist :
Desolation
Ghost Walking
Walk With Me in Hell
Set to Fail
Now You've Got Something to Die For
Ruin
Hourglass
The Undertow
Contractor
Laid to Rest
Redneck
Black Label
Dimmu Borgir
Temple
01:00 > 02:00
Caacrinolas : Bon c’est une surprise pour personne, Dimmu Borgir à longtemps été mon groupe favori, et force est de constater qu’il a malgré tout su conserver une place particulière dans mon cœur. Alors quand vient la rumeur d’avoir « Enthrone Darkness Triumphant » en entier mon palpitant en à pris un coup.
Imaginez seulement ma tête quand le groupe à débarquer sur… « Mourning Palace » Purée ca y est je vais ENFIN voir des titres comme « Relinquishement Of Spirit And Flesh » ou « Entrance ». La présence de « Spellbound » juste après n’a fait qu’accentuer mon état et alors que j’attendais « In Death’s Embrace » je tombe sur… « Vresdesbyrd ». J’ai beau adoré ce morceau je vous raconte pas l’ascenseur émotionnel que je me suis pris dans la gueule… Passé cette grosse déception je tiens tout de même à dire que le groupe à vraiment pris du poil de la bête depuis les concerts ultra décevants de 2007.
Le changement de line-up à semble t’il redonné une nouvelle jeunesse au groupe même si Galder est toujours aussi insupportable sur scène. Alors oui les passages en chant clair habituellement chantées par Vortex et qui sont là samplés ne sont pas du meilleur effet mais qu’importe les Norvégiens m’ont donné ce que je voulais et c’est une très belle façon d’achever un Hellfest encore une fois très bon d’un point de vue musical
Eternalis : dernier groupe à jouer sur la Temple (avec Sunno))) et Lamb of God en même temps), Dimmu Borgir a clôturé cette magnifique édition par une prestation sans faille.
Une fois passé la surprise de découvrir un Silenoz aussi chauve que Galder, les norvégiens ont enchainé leur black metal symphonique de haute volée sans fausse note, ouvrant le concert sur « Mourning Palace » et « Spellbound (by the Devil » pour honorer les quinze ans de « Enthrone Darkness Triumphant ». S’ensuivirent le mémorable « King of the Carnival Creation » à la batterie supersonique et superbement chanté par Shagrath, puis un « Vredesbyrd » hautement mélodique très symptomatique de « Death Cult Armageddon ». Les lights sont très beaux et classieux et permettent au groupe d’installer une belle ambiance, sombre mais très live, sans se cacher derrière des effets de style. Pour ceux qui auraient pu douter du dernier opus sur scène tant il est symphonique, les norvégiens ont répondu de façon impressionnante en enchainant (et sans samples, joué uniquement aux claviers…félicitations au monsieur derrière ses trois instruments) « Dimmu Borgir », le génial « Ritualist » avec l’intervention samplée évidemment de Snowy Shaw ainsi qu’un « Gateways » déjà culte et classique des setlist.
« Puritania » prendra une dimension plus incantatoire et sombre, avant que « The Serpentine Offering » ne vienne imposer sa grandeur naturelle avant que le combo ne sorte sur l’évident « Progenies of the Great Apocalypse ». Dimmu Borgir a fait un superbe concert et terminé une bien belle édition de 2012 qui restera mémorable sur bien des points.
Orion : Un excellent concert au Hellfest, c’est celui qui te fait oublier que tu as mal aux jambes. Visiblement, le show de Dimmu Borgir n’était pas de cette trempe puisque je me suis éclipsé à la moitié du set pour aller vite m’allonger dans ma tente. Pourtant tout avait parfaitement commencé avec un combo « Mouning Palace », « Spellbound (By The Devil »), « Vredesbyrd » et « Kings Of The Carnival Creation » (avec le chant clair de Vortex samplé et chanté en playback par Shagrath…). Tout était bien joué mais ça manquait d’âme pour me maintenir concentré tout du long. Au revoir Hellfest 2012…
Setlist :
Mourning Palace
Spellbound (By the Devil)
Vredesbyrd
Kings of the Carnival Creation
Dimmu Borgir
Ritualist
Gateways
Puritania
----
The Serpentine Offering
Progenies Of The Great Apocalypse
Personne n'a été voir Madball? Connaissant très peu j'ai trouvé ça vraiment excellent dans une Warzone blindée. Excellente ambiante et bon esprit avec le chanteur qui parle beaucoup et qui, entre autres, nous fait un speech sur la fête des pères.
Gros gros dimanche, surement le meilleur jour du week end.
wool-AOH
- 17/07/2012 à
19:51
Une très bonne journée du dimanche au Hellfest ! Assez d'accord avec votre compte-rendu surtout pour les claques Slash, August Burns Red et Lamb Of God !
Génial comme d'habitude !
A l'année prochaine Hellfest !!