Motocultor Festival (Open Air) - Part I (jeudi-sam - 27/28/29 aout 2010
Ville : Sené (56)
Salle : Théâtre de Verdure
Jeudi :
Hraesvelg : Tonnerre de Brest : quel temps de merde pour nous accueillir (sympa le passage 4X4 pour mériter le parking). Il s’est mis à franchement bien pleuvoir au moment où le soleil déclinait, et le temps n’a fait que se dégrader pour finir franchement en orage durant la nuit … de quoi décourager même les plus énervés mais, magie des rencontres imbibées, un affreux Pirate m’a révélé l’origine du mot “biture” ! Ma soif (de connaissances) m’a conduit à vérifier ses dires (on est journaliste ou on ne l’est pas) : bingo !!! Un grand merci aux orgas d’avoir prévu les premiers groupes à une heure "raisonnable" le lendemain et Big Up au passage au propriétaire de la tonnelle qui a servi de refuge aux arsouilles du coin (soit la quasi intégralité du camping quand même) !
Självag : Rassemblement général pour torchage général ! Du gros n'importe quoi toute la nuit (je connais que la première moitié, la deuxième j'étais par terre) ! C'est à grands coups de phrases cultes que la soirée se déroula, comme le grand « Too fuck to drunk ! » ou autres « Le caca, c'est d'la merde ! ». Un belle aperçu de la folie bretonne/normande. C'est l'air de la mer dira-t-on...
Vendredi :
Thomas :
Vendredi matin, dur réveil. Le champ qui accueille notre chaleureux camping annonce déjà la bataille qui, trois jours durant, abritera les tranchées hostiles de nos migraines et les terrains boueux –bien que vite consumés- des démarches hostiles des soldats du metal, toutes rangers dehors et bières en étendards.
Ma première écoute sur le site est celle d’Evil One. Le son n’est pas encore au top, mais la prestation est agréable, ça joue bien et le heavy/thrash apporte une fraîcheur et une énergie non négligeable pour un début de journée. Le chanteur ne déborde pas follement de charisme mais délivre une bonne énergie tout en assurant une très bonne performance vocale. A titre de précision, le groupe a déjà 18 ans de carrière ; souhaitons-leur une plus franche percée dans le milieu, car ils le méritent amplement ! Un petit détour par Cherry Bloom me rappelle que je suis pour l’heure quand même assez mou et que je n’ai certainement pas besoin de l’être davantage ; je rentre au camping boire une bière pour me remettre les idées en place.
Un peu moins d’une heure plus tard, je rejoins la secte du Canard Vivant. D’habitude insensible à l’humour d’Andreas et Nicolas, je me suis surpris à sourire plusieurs à leurs interventions cocaces. Fœtus est décidément un bon frontman qui, malgré sa bandelière d’humouriste potache, sait, à mon plus grand plaisir, se faire ironique et subtil. Ceci dit, j’ai pas pu rester tout le concert. Faut pas exagérer. Je switche à Punishable Act, groupe de Hardcore Old-school New-Yorkais Berlinois. Ou Berlinois New-Yorkais, après tout, en Hardcore, c’est l’attitude qui compte. Et BOUM, la fessée. Tin, je m’y attendais pas à celle-là. Après Walls Of Jericho au Hellfest, je finis par me dire que je devrai écouter plus de Hardcore. Voilà un set authentique, sincère et très libérateur. Libérateur au point de voir une bonne douzaine de personnes (métalleux et coreux réunis : un grand moment d’humanité), s’asseoir le long de la bande en caoutchouc qui lie la régie et la scène et commencer à simuler une bande de rameurs, lançant ainsi –je le souhaite vraiment parce que c’était super drôle- la mode du stage-rafting. Culte. Le set touche à sa fin, tout le monde est content et repart avec le sourire. Pour ma part, je rejoins la Dave Mustage (mes hommages aux organisateurs pour cette trouvaille linguistique sans précédents) pour assister au concert de Plantec, groupe chevelu de Fest-Noz électrique. Une bonne surprise et un public assez réceptif, un son correct et une bombarde suffisamment discrète pour ne pas dresser trop de tifs sur les têtes (t’entends ?). Le gratteux (ou la gratteuse, pas réussi à identifier son sexe) apporte la touche doom et son look Black Sab’ et son air à déterrer un corbeau. Sur le chemin qui mène à la Supositor Stage (hommages renouvelés), je me dis que, quand même, ces mecs ont tout compris à la zic. Apporter modernité à un style aussi traditionnel, c’est pas donné à tout le monde et on ne peut que se réjouir que ça fonctionne aussi bien. Et pourtant, en général, la musique trad’ ça me les brise. A 18h20, c’est Sybreed qui entame les hostilités (tousse) avec des zicos en forme mais… un peu chiants. Jpréfère en cd ou en boîte de nuit. Je décide de faire l’impasse sur le championnat d’Air Guitar et de laisser ça aux fans de Guitar Hero.
Pause camping, bières. Apparemment Pestilence ne joue plus, ils sont coincés à Paris. Jfile voir Ultra Vomit vers 21h, mais j’ai déjà eu ma dose de blagues dans l’après-midi, leur comédie musicale me lasse vite, je vais attendre Entombed à l’écart de la foule. Ce sont en effet les Suèdois qui investissent la scène à la place de Madball, originellement prévu à cet horaire. Ces derniers ont remplacé Pestilence et ont donc joué à 20h00. Les affreux du Death n’ont pas vraiment réussi à faire décoller l’assemblée, mais ont joué à la hauteur des attentes que leur statut réclame. Un bon concert qui se finit sur un des hymnes du genre, "Left Hand Path" (ce clavier kitch à la fin… ! Terrible.). Je zappe Punish Yourself, déjà vus aux Vieilles Charrues et bien que leur spectacle ; car c’est plus un spectacle qu’un concert, soit très bien rôdé et original, leur musique ne me branche pas des masses.
Re-retour au camping. Pas découragé par les trajets camping/site-site/camping, je retourne pour la dernière fois de la journée devant la Supositor Stage pour Pestilence. J’attendais impatiemment de voir Peter Wildoer (batteur officiant également dans Darkane) mais c’est un autre batteur qui se trouvait à sa place, dommage ! Jeroen Paul Thesseling, aussi connu pour son travail pour Obscura était là pour combler le manque d’énergie du groupe qui, en plus d’avoir été accompagné le long du concert par un son assez médiocre, ne dégageait hélàs pas grand-chose. Je suis naze, je vais pioncer.
Hraesvelg : pas évident d’essuyer les plâtres avec tout juste 15 minutes de temps de jeu mais le groupe n’a manifestement pas peu de se salir les mains et joue crânement sa chance. La présence scénique est là, même si on a craint perdre le batteur dans un nuage de fumée provoqué par un test un peu trop efficace. Pas évident d’entrer dans un set en si peu de temps, mais cet obstacle est plutôt du côté du public puisque le groupe n’a pas du tout l’air déstabilisé par ce temps de jeu bien short. A revoir dans de meilleures conditions mais bonne attitude, très pro : bravo !
Hraesvelg : Bordel, on attaque direct le haut niveau ! Le temps est légèrement couvert, ce qui sied à merveille à l’univers développé par le groupe : à la fois très smart mais avec un côté décadent assez particulier. Ainsi le groupe développe un rock’n roll plutôt burné mais en conservant un tempo assez lourd, la voix venant renforcer cet aspect qui donne un rendu plutôt difficile à décrire (sinistre ?) mais qui a le mérite d’être foncièrement intéressant et plaisant à entendre .
Självag : Une belle surprise que ce concert, à priori absolument pas mon style, mais ce fut un concert très agréable grâce à l'énergie dégagée sur scène. Je mettrais même +1 au chanteur qui reste assez impressionnant dans son registre aigu/gay !
Hraesvelg : Thrash traditionnel d’excellente facture, les membres du groupe étant loin d’être mauvais, avec une touche Heavy apporté par le chant catégorie « haut perché » mais qui reste toujours juste et dans le ton, ce qui est assez rare pour être souligné (le pari ayant tout de risqué). En plus d’envoyer la sauce le gars sont visiblement content d’être là ce qui crée de suite les conditions idéales pour un bon échange avec le public.
Hraesvelg : Idée toujours sympa ce genre de duo batterie/guitare et chant, surtout quand le batteur en fait des tonnes en live (ce qui fut le cas ici) sauf qu’hélas le chant s’est avéré être tout bonnement faux, à la limite du pénible … et j’ai passé l’âge d’écouter du grunge. Ce n’est pas mon genre de tirer sur l’ambulance donc au bénéfice du doute on mettra ça sur le compte d’un mauvais retour (ce qui m’étonnerais quand même, vu la qualité sonore permanente des deux scènes, et ce dès les premiers groupes). Un groupe qui doit certainement être agréable sur cd mais là …
Självag : Non mais qu'est ce que c'était que ce « truc » ? L'idée du duo est peut être originale à défaut d'être intéressante, mais mon dieu ce que c'était mauvais ! Désolé mais le punk/rock c'est pas mon style de prédilection ! Voix über fausse de pseudo rebel, tout plein de pains, compos nul à chier...mauvais.
Självag : Side project des mecs de Punish Yourself...je n'étais franchement pas emballé. Et pourtant, le côté débauche et rock'n'roll apporta de la fraicheur à un vendredi qui s'annonçait très chaud. Et puis, faut l'avouer, le chanteur est vraiment marrant.
Hraesvelg : LA grosse claque pour cette découverte de l’autre face de la médaille Punsih Yourself : un sacré foutoir, des ziquos bien à fond (voir carrément fonfon vu la tête de certains), un voir deux bassistes selon les morceaux, un sax bien trippant ... tout ce qu’il faut pour sentir qu’un fest démarre vraiment ! En effet on sent le public perdre le contrôle, ne plus se réserver pour les groupes suivants : le pit est en transe. Finalement aussi efficace que son jumeau fluo maléfique, 1969 Was Fine déboite, point ! Après je n’irais jusqu’à en écouter sur sceud, mais excellente surprise, du genre qui fait le sel d’un bon fest.
Självag : Pas forcément emballé non plus, j'y allais pour sourire (et bien évidemment pour vous servir ! Non je déconne), et je me suis finalement marré à m'en rouler par terre. Lorsqu'on n'a jamais écouté ce groupe et qu'on s'attend à un Ultra Vomit version acoustico-chiant, le choc fait mal aux côtes dès l'introduction du concert. Je vous passerais le nombre de regards et de « WTF » à mon collègue Hraesvelg. Poilade complète du début à la fin.
Hraesvelg : Grosse marrade et malgré le boulot évident qu’il y a derrière il reste une bonne dose de freestyle. Certains moments ont frisé le grand nimp’, comme le mangeage de crème nivea mais cela n’occultait en rien la belle mécanique des textes et, dans une moindre mesure, de la musique puisque conserver l’attention du public sur tout un set requiert plus de des capacités de clown.
Hraesvelg : Bordel ce son, ce genre de zique, cette attitude m’ont renvoyé au skate park de ma folle jeunesse ! Si le groupe davant la « pause déconne » avait lancé le début des hostilités, un tel concentré de testostérone ne pouvait que déclencher un Pit de barges ! Enfin du Hardcore comme je l’aime : ça latte dur, et au moins au chant il n’y a pas de pignouf criard ! Les types reviennent à peine de l’accueil reçu mais il est bien mérité.
Självag : Après un jeudi qui annonçait déjà un joyeux bordel, c'est à partir de ce concert que la bretagne nous montra réellement son sens du n'importe quoi. Le pit le plus déchainé et idiot que j'ai vu à ce jour, le tout devant un groupe heureux de jouer devant ce bordel, et qui se démène pour l'occasion à nous servir un concert absolument énorme à gros coups de hardcore dantaface. Franchement les bretons, le coup de s'asseoir en ligne sur le cablage qui traverse le sol et de ramer dans le vide, je l'emporterais dans la tombe...
Hraesvelg : Etant absolument étranger à ce genre de « vibration », la seule chose que je puisse dire est qu’au moins les musiciens ont eu le mérite de ne pas se démonter et de tenter l’aventure. Mais il faudra qu’on m’explique la nécessité de faire la gueule sur tout ce qui est plus ou moins « trad berton».
Självag : Chiant à mourir. Fear Factory version metalcore. Le tout ajouté à un son ultra pourri, ça donne un concert pourri.
Hraesvelg : Excessivement pas mon style à la base, mais force est d’admettre que les gars sont très pro et que le frontman fait tout pour s’attirer les faveurs du public (et que je te complimente sur ton t-shirt Samael, et que j’utilise « vous aimez la bière ? » jusqu’à plus soif). Rien de bien méchant un final, c’est même plutôt sympathique, tout comme le « headbanging de tresse » du colossal bassiste. Mais je suis quand même bien passé à côté musicalement parlant.
Concours Air Guitar :
Självag : Moment absolument grandiose et hilarant. Le speaker était relou au possible, à un point qu'il en devait drôle. Alors si on y ajoute les participants au taquet...La fameuse "bonne soeur" accueillie à coups de « BUKKAKE ! » et vannée comme pas possible par le speaker, l'entrée triomphale d'AFA qui a passé son week end les bras croisés en l'honneur de Manowar, "bite moisie" qui nous a servis du gros n'importe quoi, Rone qui inaugure le pit aux photographes et qui fout bien la merde comme on l'aime, le grand gagnant qui nous a vendu du plaisir...Absolument énorme.
Hraesvelg : tuerie sans nom, je sais pas quelle drogue prend le speaker mais faut pas qu'il arrête ! Côté candidats, un pirate aura bien tenté sa chance (sourire malicieux et tétons percés en avant) mais le vainqueur à fait ce qu’il fallait pour convaincre un jury bien influençable…
Hraesvelg : Deuxième grosse taloche version “back to (old) school”. Charisme immense, zique qui tabasse, super esprit très “vive l’unité” … limite hippies sur ce coup là le fait de féliciter l’ensemble du public, quelque soit son « style ». Reste que le concert a été dément aussi bien sur que devant la scène et pas certain que les gars aient été certains d’avoir de telles réactions en coupant à travers champs pour atteindre la scène (j’en rajoute un peu mais il y a de ça). Grosse sensation après le parpaing Biohazard du Hellfest. J'en ai le skate qui me démange les pieds !
Hraesvelg : C’était franchement mieux avant, quand on pouvait leur jeter des rouleaux de PQ à la face dans de petits rades. Là c’est trop pro(pre), trop carré, trop prévisible … un peu chiant. Ils ont appris à (bien) jouer quoi. Mis à part le « je ne t’es jamait autans aimer », rien en m’a fait marrer. Même si je respecte le concept de pousser la parodie à fond, jusqu’à « bien jouer tout comme » … en live c’est juste pas mon truc.
Självag : Comme d'habitude une belle marrade, avec pour une fois une setlist assez variée parsemée de nouveaux morceaux assez sympathique. Le meilleur moment du concert étant le solo de batterie de Manard « Mais merde j'y arrivais ce matin ! Attention, BLAST BEAT ! Waouw j'ai tenu deux secondes, ce matin j'en ai fait qu'une ! ». Sympathique, mais bon, faut bien avouer qu'Ultra Vomit, à la longue ça deviendrait presque lassant.
Hraesvelg : Bordel de dieu, bordel de dieu, bordel de dieu !!! Ils ont juste enterré la concurrence !!! Le terrible frontman fait indéniablement partie des tous meilleurs : voix incroyable (une sorte de Araya en plus couillu), présence scénique hors norme, grosse attitude de mongol imbibé, LA Grande Klasse ! Et ce putain de feeling rock’n roll, avec ce son juste crachou et rugueux ce qu’il faut. Je n’aime pas, j’adore les prestations live du groupe !
Självag : Probablement un des meilleurs concerts de ce festival ! Absolument monumental, les suédois ont fait headbanguer tout le monde tout le long du concert et ont bien ravagé le pit. Le groupe était dans une forme spectaculaire et LG Petrov nous aura tous bien fait rire, vu l'état dans lequel il était (=complètement torché). « Are you drunk ? - YEAAAAAH – Me too ! ». Pour couronner le tout, le son était excellent, ce qui aida beaucoup à faire savourer ce moment à un public conquis.
Hraesvelg : J’en reste toujours à la même impression avec ce groupe : musicalement pas mon style, mais ça envoie et, surtout, il se passe toujours un truc sur scène. Cette fois-ci un énergumène dont je ne me rappelle plus le nom, mais qui a été qualifié de « thuriféraire » (l’Odieuxpersonnage !!!), m’a renvoyé aux pires années de ma vie : la GRS et son éprouvant ruban ! Là, agité par un énervé en « pantalon » de cowboy (et donc le cul à l’air, peinturluré certes, mais à l’air ...) ça fait son petit effet, çà a même son charme. Bon moment !
Hraesvelg : « Pestilence », voilà, c’est le mot ! Set super froid (dans tous les sens du terme), le groupe pue en live, y a pas moyen ! Je reste jusqu’au bout en espérant qu’il se passe quelque chose … bah non. Grosse déception, le souci de blocage parisien y est peut être pour beaucoup mais bon. Du coup au lit direct, m’a passé envie de faire la fête ce set ni bon, ni mauvais : juste moyen.
Samedi :
Cette seconde journée de concert s'ouvre sur un ciel dégagé, et le soupir de soulagement de ceux que le soleil a déjà réveillé résonne encore sur le terrain déjà bien esquinté du camping.
Je bouge sur le site pour voir Como Muertos, nouvelle sensation death Française. Mike n'est pas à la batterie, c'est le batteur de Veloce Historia, Art On et Impureza qui le remplace. On sent que les zicos hispanophiles ont déjà pas mal d'expérience et c'est un set carré et bien pro qui réveille la Dave Mustage. Le public est satisfait et salue ce groupe au groove death-metal qui savate. Seul petit hic pour moi, l'attitude sur scène: les renforts de sang de porc et la machette en plastique du chanteur ne me charment pas vraiment. Ne râlons pas trop, le groupe n'a pour l'instant sorti qu'un album! Je me dirige vers la Supositor Stage pour voir BranBarr. Bien que j'aurai besoin d'un suppositoire pour me sortir les selles, jme dis que je ferai mieux de boire une première bière plutôt que de me farcir le set des affreux celtiques. Ce genre de metal, c'est vraiment pas mon truc. Je passe un début d'aprem plutôt sympa en compagnie d'Abysse qui, même sans chanteur, réussissent à créer une ambiance vraiment intéressante. No Return débarquent et foutent un beau bordel. Gros set, passant du thrash/death au pur death metal, superbement bien dirigé par un chanteur convaincu et convaincant! Jfile voir Destinity: vu tout le foin qu'on en fait, ce serait con que je me fasse pas un avis. Et bien, après un ou deux morceaux, je suis bien déçu de constater que ça joue pas aussi nikel que sur cd. Surtout déçu par le batteur qui sonne impec sur cd, mais relativement imparfait sur scène. Dans un style similaire, je leur préfère largement Darkane, groupe beaucoup plus expérimenté et musicalement tellement plus riche !
Pause camping (Ben oué)
De retour sur le site, je me rend compte que j'ai louppé The Arrs. C'est con, j'aurai préféré corriger mes a prioris à ce moment-là que deux semaines plus tard sur youtube. Les retours de ce concert sont très positifs, référez-vous aux deux autres avis de ce live report pour vous faire le votre! Par contre, pas déçu d'arriver pile pour le concert de Kruger, qui ont tout démonté du début à la fin. Entre le bordel scénique et la séance de free hugs dans le public en compagnie du chanteur, ce concert gardera un cachet assez unique dans mes souvenirs.
Je me barre et ne revient sur le site que pour Dagoba et Destruction. Apparemment, au concert de Tamtrum, un mec faisait le show à poil en secouant sa loche, jme dis que j'ai pas raté grand-chose. Korpiklaani, loche ou pas, j'ai pas besoin de me forcer pour me dire la même chose. Du coup, voilà que montent sur scène les Poséidons du metal, les Collosses Gaulois, les affreux Marseillais à bandanas rouge et noir. Ben, même si les gars ont l'air d'être de bons branleurs et que leur musique fait penser à du Chimaira pour Européens, c'est putain de propre et ça secoue bien!
Arrivent Destruction, le thrash Teuton certifié haut de gamme. Ben, jme suis un peu fait chier en fin de compte. Ce n'est pas vraiment la faute du groupe, mais je trouve des fois vain de jouer une musique qui ne trouve plus le même écho que dans le passé. Le thrash, ça marche encore dans les petites salles, mais en festoche, quand y'a pas grand monde, je trouve que ça tombe un peu à l'eau.
Moi par contre, jsuis tombé dans l'alcool dans l'aprem, et je compte bien remettre ça sans attendre. Super rencontres sur le camping etc., je tombe sur mon matelas à 5h du mat', fin saoûl.
Självag : Quoi de mieux pour se réveiller qu'une bonne petite boucherie ? Sur scène ça envoyait sévère, le son était particulièrement puissant, et le pit du réveil, ça fait toujours du bien par où ça passe.
Hraesvelg : Dans les dents dès le matin, comme ça, sans vraiment prévenir : ça fait mal ! C’est carré, puissant et au lieux de calmer le public par un aspect « réveil brutal », c’est franchement l’inverse qui se produit : ouch ! Après l’espagnol, j’y pige rien mais bon, c’est du death alors …
Hraesvelg : Pas aussi efficace que sur cd et pourtant tout est au poil : le son est niquel (on entend bien le violon nottament) et le groupe paré mais il manque un petit quelquechose pour que le set soit parfait. Un zeste d’agressivité peut être ou un renfort au niveau des instruments trads.
Hraesvelg : Autant le parti pris du groupe est franchement ambitieux, autant il ne se passe rien en live. Si le projet est plutôt convaincant sur cd (d’ailleurs en quoi le chant est-il obligatoire ? surtout quand on voit ce que certains font de morceaux qui tiennent pourtant la route) là il n’y a rien qui me fascine ou m’interpelle, le groupe me semblant un peu trop concentré sur son interprétation et du coup peu ouvert sur « l’extérieur ». Dommage.
No Return :
Självag : Un des meilleurs concerts death du festival, tout était au top : le nouveau chanteur était juste parfait, les musiciens étaient en forme, ça envoyait grave et le public était au taquet. Un grand moment que nous on servis nos vétérans nationaux.
Självag : C'est sur les recommandations du chanteur de No Return que le public du groupe précédent se déplace pour voir d'autres représentants du Death/Thrash national. Au final un très bon concert mené de front par un chanteur communicatif qui avait l'air de tenir tout particulièrement à ce qu'il y ait le bordel. En concert, j'avoue avoir un peu de mal avec tous ces samples, mais les nouveaux morceaux passent néanmoins très bien l'épreuve du live. Un excellent concert donc.
Självag : Je n'avais pas écouté leur dernier album, seulement leur EP, et c'est avec une grande curiosité que j'ai assisté à ce concert qui fut un moment extrêmement fort. Je m'excuse auprès de vous, mais je ne trouve pas de mots. Je ne sais pas si ce concert fut bon ou mauvais, ce que je sais c'est que je suis resté captivé tout le long du concert, sans chercher à comprendre ce qui se passait, simplement en profitant de ce moment émotionnellement très fort. Le groupe est tout à fait bluffant sur scène, aucune communication entre les morceaux, ils resteront tous les trois à faire leur truc dans leur coin avec une sincérité incroyable, le chanteur se roulant par terre et hurlant sur les retours sans même nous regarder. C'est en s'excusant de l'absence de guitare que le groupe quitte les planche devant un par terre pour ainsi dire vide. Les absents ont vraiment eu tort...
High Voltage :
Hraesvelg : j’ai confondu avec ceux vu au Mean la semaine d’avant, du coup ratage. Mais ça je ne l’ai appris qu’en croisant le batteur sur le camping la nuit venue …
Självag : Pas fait attention au concert, principalement parce que je m'en fous, j'ai juste remarqué la redite du « on s'assoit sur le cablage en ligne », mais cette fois pour faire des lignes de slams...pays de fous...
Självag : Excellent concert des suisses que m'ont absolument bluffé avec leur post-core bien gras comme il faut. Le chanteur aura bien montré sa personne en posant comme pas possible, en escaladant les côtés de la scène et en se baladant dans le public pour faire des bisous aux gens...Seul défaut du concert : un son parfois très brouillon, ce qui est fort dommage pour ce genre de groupes.
Hraesvelg : Super ambiance, ziquos à fond dedans, vraiment perchés, tout comme le chanteur qui se lancera à l’escalade des enceintes pour en redescendre afin de parcourir la foule en distribuant ça et là des bisoucaresses visiblement sincères. Un set qui arrive à transporter l’auditeur, une rencontre entre des artistes et le public, le tout sous une luminosité presque irréelle : seuls les fest sont capables de provoquer ce genre de petits miracles !
Mononc' Serge & The Anonymous :
Självag : Les pochtrons québécois nous ont servis un concert hilarant entre quelques (nombreuses) pintes, et discours géniaux d'un chanteur bien perché « On dit que les bretons sont des alcooliques ! Nous aussi ! Mais nous ne buvons que pour les grandes occasions. Et aujourd'hui c'en est une : BRETAGNE INDEPENDANTE ! Nous aussi au Québec nous aimerions nous séparer du Canada, et ce jour là, nous nous unirons pour créer la fédération des alcooliques transatlantiques ! » Un grand moment.
Hraesvelg : retour à l’âge de bière ! Ce divin breuvage et le metal on toujours fait bon ménage, mais à ce point ! Un pur moment de grand nimp’, mais ou le sérieux reste de mise derrière les instruments. Les vannes fusent (« les Anonymus vont vous interpréter un de leurs nombreux insuccès »), l’ambiance est bonne enfant et l’accent québécois est quand même bien sympa. Tabernak’ !
Självag : Ah, Tamtrouz ! Par où commencer ? Histoire de changer, musicalement nul à chier, mais fort marrant ! Que c'était rigolo les petits discours minables entre les morceaux, le « batteur » complètement torché qui ratait ses cymbales et qui se faisait dégager du micro par le chanteur à coups de « retourne à ta batterie au lieu de dire des conneries »...Et puis, les jolies filles qui déboulent accueillis par les « Vous voulez des nibards ?! » du chanteur, et tout un tas de niaiseries qui font vraiment sourire...j'oserais même dire que le concert en est devenu bon tellement il était mauvais !
Hraesvelg : toujours le même constat : même en excluant les charmantes demoiselles (qui savent cracher le feu en plus) ça sera toujours plus ma tasse de thé que Punish, grâce à ce petit côté glauque, malsain, et à l’exceptionnelle présence de Mr Milky Boy ! Comparé au Hellfest c’est quand même mieux de nuit ce genre de trip, même si vu l’excès de stroboscopes mieux vaut éviter d’être épileptique.
Självag : C'est marrant de se torcher au bar pendant qu'il y a Korpigaayni qui joue.
Hraesvelg : moins pouetpouet que ce que j’aurais cru mais ce n’est pas pour autant véritablement fait pour moi. Dès qu’il y a un peu de sauce metal qui prends, vlan ! une chanson à boire. Ayant laissé chez moi la facette marin polonais de ma personnalité, j’ai opté pour le repli stratégique pour assister aux balances de Dagoba.
Haresvelg : Qu’on aime ou pas, musicalement parlant, le groupe a indéniablement un attitude très "pro" pro à commencer par le batteur qui effectue le réglage de sa batterie avec une attention qui ne laisse rien au hasard. Le groupe attaque le set par un extrait du prochain album, faut oser mais le titre latte alors les fans sont contents et les « touristes » aussi ! SI au niveau de la mise en place c'est quasiment irréprochable, il reste des imperfections comme le fait de hurler un « Vannes, vous êtes là » … à côté en fait, idem pour le circle pit de viking, c’est pas loin mais pas exactement ça. Reste que je passe toujours un bon moment en live avec ce groupe, même si musicalement c'est bien loin de mes préoccupations habituelles : c'est carré, il se passe des choses sur scéne, c'est frais et bien metal, quoiqu'en disent certains.
Självag : Un supplice que d'avoir Dagoba en fond sonore pendant qu'on se torche à la barrière de la grande scène en attendant Destruction ...
Destruction :
Självag : DESTRUCTION !! Un des meilleurs concerts du festival sans hésiter une seconde ! Une énorme baffe que nous envoient les allemands très en forme, mené de force par un Schmier en voix et très communicatif (bien aidé par sa fiche « phonétique française à la Destruction ») qui nous fit beaucoup rire avec ses « CA VA BRETANIIIIIE ? » ou autres « BOSWAR MOTOCÜLTAAA ! ».Le tout servis par un son gigantesque et des tubes en veux-tu en voilà, ça donne un concert mythique et plein de souvenirs dans la tête (même torché). THRASH 'TIL DEATH !
Hraesvelg : « Destruction », voilà, c’est le mot ! ‘tain comment y sont en forme les papys ! Gros son, Grosse pêche, Grosse ambiance. Leur set au Hellfest m’avait bien marqué, mais là, de nuit, avec un set plus « complet » ça juste bute. Du coup, contrairement à hier soir, j’ai grande envie de poursuivre la fête après la fin de ce concert.