U-Zine.org : Live Report du concert de Unleash The Hostile Tour à Toulouse, Nantes, Valencienne, Dunkerque et Paris - Le Saint des Seins, Le Ferrailleur, La Péniche Igelrock, Les 4 Ecluses, le 11, 13, 15, 16 et 17 avril 2011
Deux jours après le concert acoustique des glameux de BlackRain, la testostérone est revenue sur la ville rose (Toulouse pour les ignares) pour un concert qui flairait bon la bière et la sueur rien qu’à l’affoche. Rien de moins que Gorod, Kronos et Benighted sur la même affiche. Des groupes aussi impressionnants musicalement que scéniquement les uns que les autres. En bref, ça sentait la tuerie avant d’y être et savoir que la date était organisé dans le bar/concert le Saint des Seins, on était en droit de s’attendre à ce que la salle soit mise à sac et de voir le babyfoot faire un slam. Même si ça n’a pas été jusque là, vous allez voir que la salle gardera quelques stigmates de la soirée.
Je dois le reconnaitre, j’ai découvert Gorod sur le tard. Même si le nom ne m’était pas inconnu depuis un an et demi, c’est au Hellfest dernier que j’ai entendu d’une oreille distraite le concert de la formation. Un bien beau set qui m’avait fait me dire, tout aussi distraitement qu’il faudrait que je me penche très sérieusement sur leur cas. C’est désormais chose faite depuis et j’attendais leur passage toulousain avec beaucoup d’espoir. Bah putaing’ con, j’ai pas été déçu !
Si Gorod était à comparer avec une machine de guerre, il serait une sulfateuse. Les notes sont envoyées à la gueule de l’auditeur avec une vitesse incroyable. La prestation musicale des guitaristes force le respect et c’est avec beaucoup d’humilité que l’on apprécie une telle maitrise. Un final « Programmers Of Decline » et « Disavow Your God » absolument jouissif qui provoquera des beaux mouvements de foule. Gorod a totalement rempli son rôle de groupe de chauffe et … bien plus encore. A revoir très très vite !!
Setlist Gorod :
Earth Pus
Thirst For Power
Gilded Cage
State Of Secret
The Path
Here Die Your Gods
Programmers Of Decline
Almighty’s Murderer
Disavow Your God
Disons le direct, c’est clairement pas pour Kronos que j’avais fait le déplacement ce soir. N’ayant jamais réellement accroché sur leurs albums studio, j’abordais ce concert avec doute, préférant me réserver pour Benighted. Grand mal m’en a pris … Kronos a eu l’effet totalement inverse. Après avoir assuré mes photos de rigueur pour agrémenter le présent live report, j’ai ensuite foncé dans le pit, chose qui ne m’était pas arrivé depuis septembre … Un appel incontrôlable qui venait du fond des trippes. Je laisserai mes camarades qui connaissent mieux le groupe que moi débattre sur les capacités du chanteur actuel par rapport à l’ancien. La seule chose à retenir ici est que le groupe a assuré bien plus que ce que j’espérais et pour ça … Respect !
Ceux qui ont déjà vu Benighted en live savent qu’en general, ce n’est pas un exemple de calme et de dentelle. C’est avec les souvenirs de leur prestation au Gomorah 2009 que j’aborde leur set. Me reviennent en mémoire circle pit, wall of death, invasion de la scène, et stage diving à gogo. Toulouse fera-t-il mieux ? A voir. Il n’en reste pas moins que Benighted, avec leurs années de présence sur la scène française restent une valeur sure en terme de qualité musicale et scénique. Le dernier album de la formation stéphanoise, Asylum Cave a été tout dernièrement salué par l’ensemble de la rédaction. Il était légitime d’en attendre autant d’un live. Eh bien autant le dire tout de suite, Benighted a été à la hauteur de leur réputation.
Même si le public du Saint des Seins ne s’est pas montré très imaginatif en se contentant de rester dans le pit, il aura eu le mérite d’être actif. C’est pourtant à plusieurs reprises que Julien invitera les spectateurs à monter sur scène. L’appel sera timidement suivit pendant les 13 secondes et demi qui suivent et plus rien … Dommage, d’autant plus vu la configuration de la salle favorisant largement l’intimité entre le public et le groupe. Néanmoins, comme je vous le disais en introduction, la salle gardera quelques marque du passage du Unleash The Hostile Tour puisqu’un fan a eu la riche idée de se suspendre aux structures du plafond (assez pas, mais rappelons-le, il s’agit d’un bar à l’origine). Manque de chance, ces structures (en bois ?) ont lâchés sous son poids provocant instantanément la colère des barmen et le renvoi du spectateur par le vigile.
Musicalement, Benighted a mis l’accent autour de sa dernière production, ayant pour theme principal un personnage skyzophrène se rapprochant de Josef Fritzl. On entendra par ailleurs le public scander « JOSEF JOSEF JOSEF … » avant le titre du même nom. Un peu morbide quand on sait que ce type a emprisonné et violé sa propre fille pendant 24 ans. Comme toujours, on retrouve des incontournables de Benighted que sont Slut et Fetus, dont l’effet sur le public ne change pas d’un iota avec les années.
En bref, Benighted aura completé le travail de destruction entamé par Gorod et Kronos. Une affiche monstrueuse qui a apporté son lot de sueur et de bière. L’un des meilleurs concerts sur Toulouse pour ce premier semestre, ci ce n’est pas LE meilleur !!
Setlist Benighted :
Intro + Prey
Nemesis
Let The Blood Spill Between My Broken Teeth
Collapse
Hostile
Lethal Merycism
Saw It All
Forsaken
Fritzl
Slut
Foetus
Asylum Cave
13 avril 2011 - Nantes - Le Ferailleur
Le public est venu en nombre, s'accumulant, bière à la main, devant les portes de ce désormais incontournable Ferrailleur, en bordure de Loire. Le climat nantais n'est pas déplaisant en ce mercredi 13 avril, mais les canaris ont bien envie d'en découdre avec cette affiche du Unleash the Hostile Tour rassemblant pas moins que trois mastodontes de la scène death française, à savoir les bordelais de Gorod, les récemment re-formés vosgiens et dorénavant un brin écossais de Kronos et les grandissants stéphanois de Benighted forts de leur récent album Asylum Cave. Grosse soirée en perspective donc, qui sera suivie par une grosse affluence en terme de spectateurs. Bref, du gros, du gras et du "pas content du tout" envahiront cet intimiste Ferrailleur pour le plaisir de tous!
Gorod :
Comme au théâtre, le rideau voilant la scène s'ouvre, laissant la place libre aux bordelais ayant la lourde tâche d'ouvrir les hostilités. Ce qu'ils feront rudement bien puisque la fosse a réagi au quart de tour. Le nouveau chanteur (également chanteur chez les toulousains de Zubrowska) a eu le temps de s'imprégner des morceaux comme il se doit et apparaît nettement plus confiant dans l'interprétation du set si l'on compare leur prestation estivale du Motocultor à celle-ci. Tout est propre, carré, réglé au millimètre à l'image du bassiste qui nous servira une véritable démonstration avec sa semi-fretless. Mention spéciale au double tapping (photo ci-dessous) qui en aura laissé plus d'un sur les fesses! Ce que j'aime chez Gorod, c'est cette technicité à faire pâlir les plus blafards complètement mise au service de l'efficacité des morceaux et boostée par cet aspect groovy à souhait. On ne pourra en aucun cas accuser ce groupe de délit de branlette de manche tant la sauce prend rapidement! La setlist fait la part belle au petit dernier Process of a New Decline mais ressortira quelques titres de Neurotripsicks et de Leading Vision. Première baffe de la soirée et pas des moindres!
Alors que le Ferrailleur voit ses premiers visages suintant la bière fraîche consommée trois quarts d'heure plus tôt, la densité de chevelus au mètre carré devant la scène commence à se faire importante et vient nous rappeler que la soirée est très loin d'être terminée!
Setlist :
Earth pus
Thirst for power
Gilded cage
State of secret
The path
Here die your Gods
A common hope
Programmers of decline
Almighty's murderer
Disavow your God
Kronos :
C'est Kronos qui vient se charger de prendre la relève et Satan sait que je les attendais de pied ferme ces vosgiens! A mon grand regret, je n'ai pas pu assister à un seul concert du groupe avec l'ancien line-up. Je ne pourrais donc pas comparer le niveau des deux chanteurs en live. Mais ce que j'ai vu m'a suffit pour en arriver à la conclusion que l'écossais est un vrai molosse. Autant il n'arrive pas au niveau extrême de l'ancien sur CD mais il se dépatouille vraiment très bien en gutturaux d'outre-tombe et en mimiques dignes d'un Frank Mullen. De plus, Thomas à la basse nous gratifie de vocaux appuyant à la perfection ceux du nouveau venu. Léger hic, le fait que Chris ne parle pas un mot de français entre les morceaux mis à part le petit "Merci!" de fin de morceau. Mais bon, la musique suffit à nous faire passer une bonne grosse guerre toute en finesse, et c'est bien là le but de ma venue. Chaque album est desservi par la setlist et provoquera sa floppée de pogos, slams et autres danses exotiques. Les morceaux sont éxécutés d'une bestialité sans failles à en faire clamser mamy. La technique est certes moins impressionnante chez Kronos que chez Gorod mais on le récupère au change en animalité. Le set se termine sur un Monumental Carnage d'anthologie, ça headbang dans tout les sens, tant côté fosse que sur scène. Les zicos s'en vont en princes et ne nous gratifieront guère de rappel.
On apprendra par la suite via Julien de Benighted que le chanteur de Kronos "ne se sentait pas hyper hyper bien", que les vosgiens auraient bien aimé revenir foutre le bordel, mais non pas de rappel pour nous! Une autre fois, espérons le. Et avec un nouvel album tant qu'on y est!
Il fait maintenant très très chaud dans le ferrailleur, l'hygrométrie doit côtoyer les 80%, le mercure les 35-40 degrés celsius. Le besoin de sortir prendre l'air devient vital quand on sait que les Benighted sont dans les starting-blocks prêts à prendre le relais.
Setlist Kronos :
Mashkith
Outrance
Bringers Of Disorder
Eternal Mindtrap
Ouranian Cyclops
Colossal Titan Strife
Petrifying Beauty Part 1
Monumental Carnage
Benighted :
En ces temps de prise de conscience écologiste, voici donc l'énergie renouvelable et inépuisable qui tend à se développer, j'ai nommé Benighted. Avec ce nouveau système, vous aurez chaud hiver, printemps, été et automne! Il fait déjà un cagnard pas possible quand les stéphanois investissent la scène, autant dire que l'ambiance sera d'autant plus moite et sensuelle que durant les deux groupes cités précédemment. Benighted ou la frénésie totale! Alors qu'on se prend un passage mega-brutal en pleine face pensant que l'on trône déjà au summum de la brutalité, Benighted vient nous prouver le contraire en jouant encore plus brutal à chaque succesion de riffs. Leur recette fonctionne bougrement bien à la vue de l'hystérie envahissant certains slammeurs. Le batteur Kevin Foley est un monstre à la batterie, chaque partie est restituée à l'identique par rapport au CD. Julien assure son rôle de gruikeur speedé parfaitement et ira même jusqu'à se faire porter en slam tout en chantant. Les deux gratteux sont présents et n'hésitent pas à le faire savoir, ainsi que le bassiste qui viendra haranguer la foule et assurer les "choeurs" à certains moments. C'est joué proprement malgré le fait que les paroles soient d'un dégueulasse époustouflant puisque traitant entre autres de l'affaire "Josef Fritzl". Leur dernier album Asylum Cave, auquel j'ai adhéré dès la première écoute, compose en majeure partie la setlist, j'en ai donc tiré une pleine satisfaction. Les tubes Slut ou encore Saw it All ne passeront pas à la trappe pour autant. Benighted finira par achever un auditoire déjà conquis à coup de rappel de Swallow.
Setlist Benighted :
Prey
Nemesis
Let the blood spill between my broken teeth
Collapse
Hostile
Lethal merycism
Saw it all
Forsaken
Fritzl
Slut
Foetus
Asylum cave
Grind wit
Swallow
Très grosse soirée placée sous le signe de la famille et des enfants avec trois groupes plus brutaux les uns que les autres. La scène death française se porte très bien et ça fait vraiment plaisir à voir! Le son aura été nickel chrome, comme très souvent au Ferrailleur. On aura frôlé ou égalé ce record de température historique fixé par les américains de Dying Fetus en août 2007. Promis, prochaine date de Brutal au Ferrailleur, j'emporterais un thermomètre pour vous écrire un report complet!
Un énorme merci à Prout pour avoir gérer l'accred', aux trois formations, au Ferrailleur pour sa convivialité et à tout ceux qui ont contribué à ce carnage dans le pit. C'était immense!
15 avril 2011 - Valenciennes - Péniche Igelrock
Quel plaisir de voir la crème du death français réunie en une seule soirée! Ce « Unleash The Hostile Tour » permet à nombre de fans de Kronos, Benighted et Gorod de réaliser un souhait, que dis-je, un fantasme. Et c’est dans un endroit particulier que se déroulera l’étape de ce soir, puisque les groupes joueront dans… une péniche ! Plus précisément, la Péniche Igelrock, endroit qui accueille régulièrement des concerts metal sur Valenciennes. Au milieu de questions existentielles telles que « et si on pogote trop violemment, est-ce qu’on va couler ? », c’est en milieu d’après-midi que la bande d’impatients que nous sommes est déjà présente sur place. Quoi de mieux avant la déferlante qui va suivre que prendre le soleil (qui ne quitte plus le Nord en ce moment !) tranquillement sur une péniche ?
Après avoir pris la température auprès de quelques acteurs des groupes sur les précédentes dates de la tournée, nous voici à l’intérieur de cette atypique Péniche, et je ne peux m’empêcher de constater que le public ne s’est pas bougé en masse ce soir : une constante malheureusement trop tenace dans notre région. Devant une salle pas très fournie donc, les Gorod balancent la sauce.
Gorod
La musique des Bordelais est un concentré de tout ce que j’aime. Beaucoup de technicité, mais sans oublier une bonne dose de brutalité, et surtout, SURTOUT : du groove. Et dès le lancement de « Earth Pus », unique rescapé du premier album « Neurotripsicks », on ne peut que constater le niveau des zicos : pas de fausse note, les mecs s’en sortent admirablement sans pour autant nous livrer un show statique (Necrophagist style). Niveau ambiance on ne peut pas dire que c’est la folie, mais le public semble ravi de la prestation des Gorod, dynamisée grandement par Ben (aka Barby) qui harangue régulièrement le public et Julien "Nutz" Deyrez, nouveau hurleur de la formation Bordelaise.
Ce dernier se démène comme un beau diable au milieu de la scène de l’Igelrock, vociférant les lyrics des morceaux de « Leading Vision » et « Process Of A New Decline » avec autant de rage qu’il le peut. J’aime également beaucoup son jeu de scène, mais je resterai mitigé sur sa voix. Non, pas qu’il ne soit pas bon, je trouve d’ailleurs que sur Zubrowska ses vocaux déchirent… Mais j’avoue avoir tiqué sur de nombreux passages de la musique de Gorod, que je ne trouve pas adaptée aux vocaux plus écorchés de Julien. En plus, le pauvre, il a quand même bien été embêté par les problèmes de micro. Juste une question de goûts personnels, qui ne m’a pas empêché de profiter du concert tant je fus subjugué par le niveau des musiciens, et particulièrement de la paire Mathieu Pascal/Nicolas Alberny aux guitares (ce double tapping sur « Disavow Your God », waouh !).
Si on pouvait craindre pour les conditions sonores de la soirée au vu des balances, ces dernières finiront par s’améliorer et au final aucune difficulté à signaler pour distinguer la déferlante de notes des compositions de Gorod. Une bonne grosse claque encore une fois pour un groupe dont je ne me lasserai jamais en live !
Setlist Gorod : Earth Pus
Thirst For Power
Gilded Cage
State Of Secret
The Path
Here Die Your Gods
Programmers Of Decline
A Common Hope
Disavow Your God
Kronos
Enfin, on va pouvoir goûter au retour des Kronos avec un nouveau vocaliste ! Depuis la mémorable dernière tournée (en compagnie du groupe Polonais Hate) en 2009 à Saint-André avec Kristof, l’ancien vocaliste, nombreux sont les fans (dont je fais partie) à avoir été inquiets quant à l’avenir du groupe. Mais Kronos est bel et bien là, et qu’est-ce qu’ils vont nous faire plaisir ce soir ! Carré, puissant, brutal, le groupe nous livrera un show énorme qui ne laissera personne sceptique dans la salle : c’est du bon, putain !
Scéniquement c’est toujours aussi rodé, avec Tom à la basse qui sait faire comme personne les têtes de vilain sur scène, Grams (qui a dû se trouver un vrai job depuis la dernière tournée vu sa coupe de cheveux : honnêtement, j’ai eu du mal à le reconnaître !) qui se défonce sur les compos du groupe, Richard toujours aussi sobre mais efficace, Mike à la batterie qui fait encore preuve de haut niveau… et donc, le nouveau vocaliste.
Tout frais arrivé d’Ecosse, Chris Lewis hérite de la lourde tâche de faire oublier le très populaire Kristof : la mission aura été accomplie en ce qui me concerne, et même plus encore ! Mais où ont-ils été chercher une telle brutasse ?? Physiquement déjà il en impose : on a affaire à un sacré grand gaillard, costaud et crâne rasé. Et vocalement aussi il en impose, le bougre : si dans les growls il rivalise aisément avec la puissance de Kristof, il semble plus impressionnant dans les hurlements aigus ! Seul petit point noir, mais qui pourra rapidement être corrigé par la suite : Chris ne sait pas encore dire grand-chose en français, et faut reconnaître que ça fait tout bizarre de voir un groupe national communiquer avec nous en anglais. Gageons qu’il apprendra quelques phrases pour le prochain passage du groupe, déjà programmé au même endroit le 28 octobre prochain avec Belphegor !
Le fan que je suis des riffs épiques de « Colossal Titan Strife » a été particulièrement satisfait de la setlist comprenant quelques brûlots tels « Opplomak », « Phaeton » ou le classique du groupe « Monumental Carnage », sans oublier les deux autres albums (« Eternal Mindtrap », « Ouranian Cyclops »…). Une setlist fort bien choisie, qui favorisera un concert intense avec peu de temps morts, le groupe ayant choisi d’enchaîner les morceaux très vite ; à l’image du rappel qui voit se jouer « Bloodtower » et l’énorme « Submission » amputés respectivement de leur fin et début pour en faire un seul gros morceau… Et ça passe comme papa dans maman ! Une leçon de brutal death qui marquera les esprits avant de se faire achever comme il faut par Benighted.
Malgré la débâcle niveau affluence du MAD Festival de Douai (la faute à une promotion déficiente), Benighted avait tout de même réussi à nous briser en mille morceaux pour nous passer au mixeur. C’est qu’ils ne font pas dans la dentelle les Stéphanois, et le petit dernier de chez Season Of Mist, « Asylum Cave » (qu’on a particulièrement apprécié chez U-zine), ne nous fera pas mentir.
Dans une salle à moitié vide (ou à moitié pleine, selon votre humeur) mais avec des metalheads qui semblent enfin motivés à se bouger un peu, une introduction glauque au possible nous rappelant celle du titre « Fritzl » retentit au sein de la Péniche Igelrock. Puis c’est finalement sur « Prey » que débutent les furieux de Benighted, à un tempo très très rapide faisant la démonstration de la vitesse des morceaux d’ « Asylum Cave ». C’est puissant, ultra-rapide (Kikou, le batteur, me met sur le cul à chaque fois !) et le tout dans un esprit convivial, « familial » d’après Julien, le vocaliste. Ce dernier comme à son habitude nous a durant une heure fait la démonstration des capacités de son organe (vocal hein). Et elles sont toujours aussi impressionnantes : growl, chant hardcore, chant black, auxquels s’ajoutent désormais (nouveaux morceaux obligent) des cris encore plus écorchés sur la seconde partie du furieux « Hostile », et beaucoup plus de vocaux « porcins » (« Let The Blood Spill Between My Broken Teeth »).
Eric, le bassiste, bouge toujours autant et se montre très présent aux backing vocals, notamment pour faire reprendre au public les paroles sur certains morceaux comme « Fritzl ». Gab nous revient avec des kilos en plus, mais qui n’entament en rien son énergie en live : une vraie boule d’énergie qui a le don de foutre la patate avec ses mimiques et sourires sur scène ! Si « Asylum Cave » est bien évidemment à l’honneur, on retrouve avec plaisir le groove de morceaux d’ « Identisick » (« Nemesis », « Collapse ») ou « Icon » (le désormais classique « Slut » faisant appel aux cordes vocales du public) qui eux aussi comportent leur lot de petites merveilles de brutalité.
Et le public dans tout ça ? On trouve quand même quelques motivés pour aller pogoter, mais on est très loin de la folie du concert de Benighted que j’ai pu connaître à Saint-André en 2007 pour la tournée d’ « Icon ». Quelques-uns nous proposent un avant-goût de la région Dunkerquoise de demain avec des chansons paillardes « On se met tout nu et on s’careeeeesse »… Ce à quoi Julien répondra avec humour «Putain on a affaire à des festifs ! On va voir quel genre de fête vous savez faire sur une chanson qui parle de menuiserie sur des gens ! SAAAAAAW IT AAAAAAALL », lançant ainsi le morceau susnommé. A noter que Chris, le chanteur de Kronos, viendra pousser la gueulante sur « Forsaken ».
Et après un « Asylum Cave » aux relents bien grind, les Benighted nous assèneront le coup de grâce en rappel avec « Grind Wit », devenu lui aussi l’un des classiques d’ « Icon ». Au final, ce fut un concert énorme encore une fois. Certes, j’ai l’impression de me répéter à chaque nouveau report de Benighted, mais la constance dans les prestations scéniques du groupe Stéphanois est telle qu’on est sûr de se prendre une baffe monumentale à tous les coups !
Setlist Benighted : Prey
Nemesis
Let The Blood Spill Between My Broken Teeth
Collapse
Hostile
Lethal Merycism
Saw It All
Forsaken
Fritzl
Slut
Foetus
Rappel : Grind Wit
16 avril 2011 - Dunkerque - Les 4 Écluses
Les fans Nordistes de Benighted et Kronos n’en demandaient pas tant, et pourtant c’est bien un week-end de fous qui nous est proposé pour bien débuter les vacances de Pâques ! Après Valenciennes le vendredi soir, la seconde étape Nordiste : Dunkerque! Prévu de longue date, ce concert est un peu particulier au sein du « Unleash The Hostile Tour » : en effet, la salle des 4 Ecluses voit se joindre le même soir la tournée de Benighted avec celle de Malevolent Creation. Et il est assez cocasse de voir que le concert réunit des fans de Benighted n’ayant absolument rien à cirer de Malevolent, et vice-versa. La salle aura en tout cas été nettement plus remplie qu’à Valenciennes la veille, c’est donc un pari déjà réussi pour les organisateurs.
Et de ce fait, Gorod passe à la trappe. Eh oui, le death technique des Bordelais ne viendra pas chauffer les oreilles Dunkerquoises. Explication : j’ai entendu dire qu’à l’origine, l’affiche devait être Malevolent Creation + Kronos + Soul Of Death… Puis vint l’annonce de la tournée que l’on sait. Pour éviter une surcharge de l’affiche, il a donc été décidé d’intégrer Benighted au show et non Gorod. On peut comprendre le dépit du groupe Bordelais qui s’est quand même tapé les bornes avec tout le monde… Enfin, je ne vais pas commenter ce choix outre mesure, place au live à présent avec les locaux de Soul Of Death.
Soul Of Death
Soul Of Death, dans le coin, on en entend pas mal parler en ce moment. Ou du moins, n’importe qui comptant une des connaissances du groupe dans ses amis facebook a forcément lu ce nom quelque part. Outre le fait de compter au chant « Tastemandeath », photographe de concerts metal très connu dans la région, que dire de ce groupe ?
Semblant composé de zicos ayant (au moins) la trentaine bien tapée, Soul Of Death est pourtant un tout jeune groupe créé en 2009 et avec assez peu de concerts à son actif. On sent d’ailleurs un certain manque d’expérience pour le vocaliste, encore assez timide dans ses discours entre les morceaux. Pour autant, le groupe donne une impression globale sur scène plutôt bonne : les mecs se font plaisir sur scène, et côté public on sent que quelques potes et amateurs sont présents dans la salle. Je trouve le tout un peu statique sur scène, mais rien de bien méchant.
Musicalement, Soul Of Death pratique un death/thrash metal aux accents old school, que je qualifierai de basique mais agréable, servi par un chant death lui aussi classique mais efficace. Par contre, si on tape du pied et bouge la tête au départ, ça finit quand même par tourner un peu en rond vers la fin. En gros, j’ai trouvé ça sympatoche sans plus.
Setlist Soul Of Death : Intro
Wall Of Blood
Human Burning
Inside The Black Hole
Voodoo Spirit
Scream On The Road
My Hatred
Renfield Syndrome
Kronos
Place à Kronos, qui ce soir nous délivrera un show raccourci, tête d’affiche supplémentaire oblige. Et malheureusement, certaines circonstances réduiront encore le temps de jeu du groupe : Après un « Mashkith » qui augurait du meilleur, la batterie a eu quelques problèmes (il me semble au niveau de la double pédale) qui nécessiteront l’intervention de Kevin Foley alias Kikou, batteur de Benighted. Le show peut à présent reprendre, mais il reste déjà moins d’une demi-heure aux Kronos. Qu’à cela ne tienne, il ne leur en faudra pas plus pour foutre une claque aux Dunkerquois !
Avec une setlist équilibrée nous permettant de goûter un petit peu à chaque album de la formation, les zicos impressionneront par leur maîtrise, leur attitude scénique et leur enthousiasme. Mike est bien à l’aise derrière les fûts, Grams (que j’avais en face de moi) vit son show intensément, nous gratifiant de ses mimiques et de ses quelques soli bien placés. L’attention est souvent portée aussi sur le bassiste Thomas Viel, toujours à faire ses « killer faces » au public et qui assure aux backing vocals.
C’est également l’occasion pour moi de confirmer tout le bien que j’ai pensé la veille du nouveau vocaliste, Chris Lewis : puissant vocalement, motivé et très à l’aise sur scène, ce mec est le frontman qu’il fallait à Kronos pour remplacer Kristof ! Qui plus est, l’Ecossais semble être un gars super cool humainement parlant, et un sacré con dans le bon sens du terme (dixit Kikou lui-même) ! Par contre, faudra vraiment que pour la prochaine tournée, il se mette à dire autre chose que « Merci » en français, car dans le cas présent par exemple, on avait vraiment l’impression que le public Nordiste ne pigeait rien à ce qu’il disait…
Petite déception encore à propos du public, après la salle à moitié vide d’hier à Valenciennes. Certes, il y avait du monde, mais c’est dommage que la foule n’ait pas été plus motivée que ça pour foutre un peu de bordel : Kronos l’aurait bien mérité ! Un show court, certes, mais c’est toujours trop court de toute façon… Et ça ne nous a pas empêché de nous prendre une claque titanesque (je sais, elle est facile) par un groupe qui, pour moi, trône avec Benighted au sommet du brutal death français ! Kronos is back, et ça fait sacrément plaisir ! Vite, un nouvel album !
Et voici ce qui sera la tête d’affiche de ce soir, j’ai nommé Benighted! Ah, non, ils n’étaient pas tête d’affiche ? Pourtant, on l’aurait cru, car c’est le groupe qui, sans contestation possible, aura déclenché le plus de réactions de la part du public ce soir ! Comme pour Kronos, les Stéphanois auront un temps réduit par rapport aux autres dates de la tournée qui les obligera à faire des concessions dans la setlist : c’est donc par le très groovy « Collapse » que débute la boucherie, et on commence à être habitués, Benighted fait mouche à chaque fois !
Le show continue avec « Let The Blood Spill Between My Broken Teeth » dédicacé, je cite, « aux personnes qui pensent toujours qu’il n’y a que les bonbons qui font tomber les dents ». L’un des morceaux les plus brutaux du nouvel album fera également son effet, avant un « Grind Wit » sur lequel les Gorod viendront foutre un peu de boxon. On retrouve les Bordelais à faire les cons sur la scène derrière les Benighted, « Nutz » le vocaliste parvenant même à se faire porter par le public dans la salle. « Barby », le bassiste du groupe banni de la soirée, se mettra en évidence dans la fosse où il se chargera de réveiller une foule qui met un peu de temps à vraiment se chauffer. Bravo aux Benighted pour ce petit clin d’œil à un groupe qui aurait mérité d’être sur l’affiche ce soir.
Et c’est « Hostile » qui achèvera le travail débuté par le bassiste de Gorod, avec son introduction tout en finesse qui déclenchera, enfin, le premier gros pogo de la soirée. Bon, qu’on soit clair, malgré les appels de Julien Truchan, le chanteur de Benighted ; le show n’atteindra jamais une intensité mémorable côté public. Mais l’ambiance sera au rendez-vous ! Si les Nordistes ne vont pas être déchaînés à leur maximum, ils n’ont en revanche pas laissé leurs cordes vocales à l’entrée et poussent de la voix, reprenant avec plaisir les paroles sur certains morceaux comme « Slut ».
Chaque acteur du groupe aura une fois de plus fait preuve d’une prestation impeccable. Kevin Foley est quand même un putain de batteur (mais il est roux, personne n’est parfait), les autres sont toujours aussi présents sur scène, notamment Olivier et « Candy », le bassiste, qui scande certains lyrics et fait régulièrement participer le public. La part belle est donné à « Asylum Cave », mais certains classiques également dont l’efficacité n’est plus à prouver, comme « Fœtus » qui aura bien déchaîné à la fois le public et le groupe.
Tout le monde n’en est pas ressorti totalement indemne d’ailleurs : Eh oui, Candy nous a refait une « Sven » ! Pour ceux au fond qui ne connaîtraient pas l’anecdote, je résume : il y a deux ans, le bassiste de Benighted avait foutu un coup de basse qui explosa l’arcade sourcilière de Sven (chanteur d’Aborted) lors d’un duo. Eh ben le salaud, il a récidivé ! Et l’heureuse gagnante est une demoiselle, Lorelei, à qui sera dédicacé le rappel mais qui gagnera le droit d’aller se faire soigner pendant ce temps-là (voir la vidéo ci-dessous, à 28’26 : l’expression de vierge effarouchée de Candy quand il se rend compte de ce qu’il a fait… priceless !) !
Et pour le rappel, Benighted a semble-t-il pensé aux Nordistes présents la veille, puisque sera joué le très rock’n’roll « Swallow » qui avait été oublié à Valenciennes. Un dernier coup de rein sera donné par une partie du public, qui va se défouler une dernière fois sur ce titre. Je sais pas vous, mais moi je m’en serai bien repris une lichette, on ne s’en lasse jamais !
Setlist Benighted : Collapse
Let The Blood Spill Between My Broken Teeth
Grind Wit
Hostile
Lethal Merycism
Slut
Foetus
Asylum Cave
Rappel : Swallow
Malevolent Creation
C’est toujours assez curieux de voir une tête d’affiche faire un bide pareil. Pourtant j’attendais beaucoup de Malevolent Creation, dont j’apprécie la majeure partie de la discographie, et dont les mythiques « The Ten Commandments » et « Retribution » m’ont fortement marqué. Mais voilà, y’a des soirs comme ça où c’est un peu la loose, faut que ça passe et on repart. Et ce soir, le mauvais œil planait sur la création malveillante.
Déjà, jouer après Benighted, c’est franchement pas un cadeau pour n’importe quel groupe, alors quand en plus il est minuit passé et qu’on sent dans les balances qu’il va y avoir un truc qui cloche, l’envie pour le spectateur d’aller se pieuter dans son lit se fait de plus en plus forte. Et dès le départ du set, ça nous sera confirmé : problèmes de son à la batterie (et de son tout court, en fait) devant une foule éparse, ce qui énervera au plus haut point le vocaliste, Brett Hoffman. Ce dernier réagira comme un imbécile, passant tout le premier morceau en vociférant insultes envers l’ingénieur du son et le public et en jetant son micro par terre. Alors oui, peut-être qu’il y a des choses qu’on ne sait pas… Oui, peut-être que le groupe a été tellement maltraité qu’il avait des raisons d’être énervé, j’en sais rien. Mais réagir comme ça, c’est un immense manque de respect envers le public, qui n’y est plus du tout à part quelques irréductibles.
Finalement, c’est même l’envie de se marrer qui prime face à ce mec qui s’excite tout seul sur la scène, autant dire que l’immersion n’est pas vraiment au rendez-vous! Pourtant, musicalement parlant, de bonnes compos parmi lesquelles des grands classiques du death metal seront jouées ce soir : « Blood Brothers », « Manic Demise », « Malevolent Creation » et surtout l’excellent « Multiple Stab Wounds ». Je me souviens avoir aussi apprécié « Target Rich Environment », morceau extrait du dernier album du groupe. Mais honnêtement, rien ne parviendra à faire décoller cette prestation sans saveur. Les courageux qui sont restés ne s’y tromperont d’ailleurs pas (ou ne pigent rien à l’anglais, cf. Kronos) quand le vocaliste demandera s’ils en veulent encore : le calme plat. 40 minutes de set, fin de l’histoire et au dodo. De toute façon, nous non plus, on n’en pouvait plus.
La déception Malevolent Creation n’a malgré tout pas gâché la soirée… Il faut dire que beaucoup de monde était plutôt présent pour Benighted. Et ces derniers ainsi que Kronos nous auront encore une fois montré à quel point ils représentent à la perfection la scène brutale française MAIS (oui il y a un « mais » !)… j’ai toujours pas eu mon gros bordel comme je le voulais, alors demain, direction Paris (report ci-dessous par Caacrinolas et The Undertaker) où j’en suis persuadé, ce sera nettement plus chaud ! Merci à Steve Canazza qui vous permet de (re)vivre entièrement les prestations de Benighted et Kronos à Dunkerque avec ses vidéos (pour voir ses autres vidéos, c’est par ici), ainsi qu’aux 4 Ecluses pour l’invitation !
17 avril 2011 - Paris - Nouveau Casino
Ici Paris ! la dernière date de la fantastique tournée Unleash the Hostile pose les valises de ses trois groupes de death au Nouveau Casino. La salle n'est pas réputée pour son espace, elle est plutôt tout en longueur et la scène est minuscule. On se demande déjà comment vont faire les slammeurs pour éviter les musiciens, qui sont plutôt fans de cet exercice. La salle ne sera pas réputée pour son accueil souriant et ses prix attractifs (certes c'est la crise, mais 4.50€ le demi, merde, c'est de l'abus). Mais je sors de mes prérogatives de chroniqueur musical. force est de constater que le public arrive en nombre sur le trottoir de le rue Oberkampf et s'y mélangent des métalleux portant déjà les tshirts de la tournée et les curieux. On y verra aussi les membres des groupes, toujours aussi détendus et déjà disponibles, bien que concentrés.
il faut dire que c'est une date spéciale, puisque l'épilogue de la tournée et Gorod, Benighted et Kronos ont envie de s'amuser. Ce qu'ils feront tout au long de la soirée. La salle sera bondée et la chaleur va s'installer jusqu'à 22h30, nouvel horaire en vogue dans la capitale, pour que les franciliens puissent rentrer d'où qu'ils viennent (merci pour cette initiative qui permet entre autre à votre serviteur d'assister à ce concert ! )
Gorod :
Chez les Gorod, on inaugure un nouveau chanteur, et le moins que l'on puisse dire c'est que le bonhomme donne tout ce qu'il a dans un registre pas toujours très death guttural. il s'est quand même fait plaisir avec quelques cris des chaumières et un souffle qui n'en finit jamais. Le début du set a été un peu juste niveau son mais tout cela fut vite rattrapé et ce jusqu'à la fin de la soirée. Ne connaissant absolument pas leur répertoire, je me suis laissé guider par la musique. Et autant les deux autres groupes sont des monstres de brutalité, autant ce premier groupe laisse entrouverte la porte du death technique bien senti. Les deux gratteux s'en donnent à coeur-joie et la bassiste fait claquer sa quatre cordes avec un groove qui va bien. Il semble que la setlist fut bien équilibrée mais en tous cas je peux vous dire qu'elle a bien balancé !
soirée spéciale oblige les membres des autres groupes sont venus leur jouer un mauvais tour en les tartinant de chantilly ou de crème à raser, juste histoire de venir coller un peu plus à la sueur qu'ils ont perdu en s'agitant sur scène. Un très bon début de show, très prometteur.
Setlist :
Earth pus
Thirst for power
Gilded cage
State of secret
The path
Here die your Gods
A common hope
Programmers of decline
Almighty's murderer
Disavow your God
Chronicles From The Stone Age
Kronos :
Là on savait qu'un pas allait être franchi niveau brutalité, et pour la peine on avait même le droit à une petite intro, histoire de faire monter la sauce. Et dans une ambiance bleutée aussi froide que l'air était chaud, Kronos est venu investir la scène. Le moins que l'on puisse dire c'est que le groupe ne fait pas dans les chevelus mais eux aussi vont faire suer le public qui semble acquis à leur cause et en partie là pour eux. Le massif chanteur a l'air très en forme et prêt à en découdre avec les parisiens qu'il accueille bien volontiers sur scène et headbangue avec eux. Bien que la communication soit assez difficile, en anglais et avec un accent hallucinant, il n'hésitera pas à haranguer la foule qui n'en demandait pas moins. Les morceaux piochent dans tous les albums du groupe et ce ne sont pas que les morceaux purement brutaux qui sont privilégiés. La différence avec le premier groupe se fait sentir, le côté plus agressif du death typé US des Vosgiens fait plus froid, et du coup tranche un peu avec le reste de la soirée. Ceci dit un morceau comme Bloodtower aura ravi mon cher voisin de pit. Un show carré, brutal, bien à l'image de ce que l'on attendait de Kronos
Benighted, c'est une valeur sûre pour deux choses : un leur musique est un concentré de brutalité et de groove qui ne laisse aucun métalleux extrême indifférent et deux leur convivialité est leur atout majeur. Alors pour cette date, ils verront rapidement que le public est complétement déchaîné et il suffira que Julien ouvre la bouche et le public s'exécutera. entre circle pits furieux et slams déjantés tout le monde s'en donne à coeur joie avec en musique de fond un équilibre de nouveaux morceaux qui poutrent (je pense entre autre au futur culte Let The Blood...) et titres devenus incontournables comme Slut.
Le public sait qu'il est le bienvenu sur scène et certains énergumènes prendront le micro, histoire de pousser une gueulante. Clou du spectacle, un wall of death dans la salle pourtant exigüe du Nouveau Casino. il fallait du sang sur les murs ! Le chanteur de Kronos viendra apporter une touche sexe au show en paradant en sous-vêtements et viendra frotter son caleçon rempli de serviette aux musiciens qui ne l'avaient pas vu venir ! il poussera aussi la gueulante sur Forsaken.
Le timing un peu serré mais pas très précis a fait que l'on a eu le droit à des rallonges et surtout pour clore la tournée en beauté, les musicos de tous les groupes sont venus sur scène pour interpréter une reprise de Hatebreed, pour marquer le coup et surtout bien faire passer le message que cette tournée s'est déroulée sous le signe de la famille et que chacun y a pris un grand plaisir.
Setlist :
Prey
Nemesis
Let the blood spill between my broken teeth
Collapse
Hostile
Lethal merycism
Saw it all
Forsaken
Fritzl
Slut
Foetus
Asylum cave
Grind wit
Swallow
I will be heard (HATEBREED)
Excellent concert à Valenciennes. Première fois que je voyais Gorod,pas déçu. Kronos excellent comme d'hab,très agréablement surpris par le nouveau chanteur. Benighted assez bon,pas leur meilleur pour moi. J'ai aussi toujours un peu de mal avec leur son en live,relativement brouillon. Mais bonne énergie,ca fait toujours plaisir à voir.
pierrick
- 26/04/2011 à
14:05
Super live report! juste dans la setlist de toulouse benighted a joué grind wit juste après foetus, ça fait pas très longtemps que je suis à toulouse mais faire un wall of death dans un bar il n'y a que benighted pour arriver a faire faire ça! avec 3 mètres d'espace entre chaque bord c'était vraiment épique!^^
et en plus de ça j'ai eu un autographe de shawn :)
kaotoxin
- 26/04/2011 à
12:56
A noter, en parallèle à ce report, que Malevolent Creation auront fourni une prestation ravageuse pour (un maigre) 40 privilégiés, à Lille, le Lundi suivant leur concert Dunkerquois et que leur présence fut des plus chaleureuse et enthousiasme avec le public qui est sorti ravi de ce concert.