Metalcamp 2011 (Portenawak Festival) - 11 au 16 juillet 2011
Ville : Tolmin (Slovénie)
Salle : Open Air
On va la jouer simple en guise d'introduction : le Metalcamp est un festival Metal à taille humaine qui en est à sa huitième édition, et se déroule pendant près d'une semaine (du 11 au 16 juillet) dans une magnifique bourgade appelé Tolmin, en Slovénie. Le site a la particularité d'être entouré d'une chaine de montagnes, et d'avoir plusieurs plages en son sein (boobies?), puisqu'une rivière (glaciale) coule le long de la plaine, où se déroule le festoche. Tolmin est un haut lieu touristique de la Slovénie, réputé pour l'unique parc naturel du pays, qui abrite de nombreux endroits paradisiaques, dont ses gorges (non pas profondes bande de cons) et un spot parfait pour les adeptes de rafting ou de deltaplane!
Comme chaque année l'affiche est éclectique et permet de voir sur une scène principale et une plus petite (sous les bois) des groupes à la renommée internationale, mais aussi des formations moins connues. Ce festival est aussi le seul qui pourrait se résumer comme un Club Med Metal, où les bouées et bateaux gonflables côtoient le cuir (cuir moustache), les t-shirt noirs de vos groupes préférés, et où les groupes seraient presque secondaires. On est là pour faire la fête, rencontrer des gens de tout pays (lai lai lai! Comme dirait Enrico), échanger, picoler et voir quelques concerts également... Le slogan est simple et résume tout : HELL OVER PARADISE !
Le plus hardos (hu hu) dans un festival qui dure une semaine c'est de ne pas avoir trop de trous noirs, et tenter de se rappeler le déroulement des évènements. Avoir un appareil photo aide beaucoup à remettre dans l'ordre les souvenirs enfumés, et alcoolisés. Les herbes de Provence slovènes sont redoutables, et les alcools sont pas chers ce qui n'aide pas à garder son foie et/ou son esprit intact. Point météo, il fit beau temps tout le fest, seul une petite pluie fine se fit sentir un jour, sans répercussion aucune. Petite précision ce live report comporte des anecdotes alcoolisées et comme vous le savez il faut consommer l'alcool avec modération (qui ça?).
11 juillet
Arrivée dans la nuit du 10 au11 juillet, fait surprenant il est environ une heure du matin et le camping est déjà bondé et l'alcool coule à flot. Direction un campement appelé « Apéro 2 », vu le nom il semble approprié de se caler à cet endroit. Premières rencontres francophones (ce ne seront pas les dernières), et premiers zombies alcoolisés de différentes nationalités qui vous grommellent des trucs incompréhensibles et titubent joyeusement! Place aux premiers apéros, et à la première nuit blanche, avec lever du jour sur les montagnes de Tolmin! Les nuages et la brume se confondent au dessus de la Soca River! On peut le dire le Metalcamp commence formidablement!
Le 11 juillet sera une visite du site, une récupération des badges presse, suivi d'une balade près de la rivière, et de l'hôtel qui se trouve derrière la Mainstage (digne d'un bordel de Scarface)!
Ensuite apéro et sieste dans l'herbe pour votre serviteur qui devait se remettre de 3 nuits blanches et d'un mariage comme témoin la veille du départ pour la Slovénie... Se réveiller en pleine nuit, sous une voiture dans l'herbe mouillée, ça fait bizarre, heureusement la tente n'était pas loin, on rampe et on tente de dormir... (ne vous moquez pas ceci est assez fréquent au Metalcamp!).
12 juillet
Lever 9h, direction les gorges de Tolmin, un endroit magnifique, pour une randonnée vraiment dépaysante. Au programme ce fut une visite de la Grotte de Dante qui a inspiré le fameux écrivain (ambiance différente durant la visite, pour un remake de The Descent sur fond de cris stridents, et de lampes dynamo). Ensuite une dégustation de fromage et d'une petite Lasko (bière locale) fut improvisée au sommet d'une des collines, dans un petit bar de fortune, moment reposant et salvateur. Signalons une observation d'un rocher (le rocher à tête de loup) qui est bloqué entre deux parois, la vue de superbes rivières, le passage du pont du diable digne d'Indiana Jones, et ensuite une petite pause au bord de la source de la Tolminska, qui a une eau cristalline, pure et vraiment très bonne à boire!
Retour vers 18 heures, un peu fatigué, mais encore plus émerveillé par la beauté luxuriante de cette région slovène! Ah oui c'est vrai nous ne sommes pas en pèlerinage touristique il y a quand même des concerts! Oh merde Brujeria va bientôt commencer, cours Pec Forrest cours jusqu'au photo pit! Brujeria offrit un set somme toute efficace mais moins couillu que par le passé. Est-ce le soleil et la chaleur sur la Mainstage, et un public pas encore très nombreux qui fit que la prestation fut agréable mais loin des souvenirs de boucherie totale vécue il y a quelques années en live. Un bon concert à coup de machette, sur fond de révolution et de marijuana, qui se conclut forcément sur leur reprise de la Macarena (avec le des instruments en playback).
Setlist : Raza Odiada (Pito Wilson) /La Ley De Plomo /El Desmadre /Marcha De Ódio /Colas De Rata /Vayan Sin Miedo -Anti-Castro /Revolución /Hechando chingasos (Greñudos locos II) /La Migra (Cruza la Frontera II) /Consejos Narcos /Brujerizmo /Division Del Norte /Matando Güeros /Marijuana.
Arch Enemy sera par contre toujours une énigme pour votre serviteur, au fil des ans chaque concert semble de plus en plus chiant. Certes les hits sont toujours présents mais Angel « Power Rangers » Gossow en fait des tonnes et frise vraiment le ridicule. Ce set permet de prendre quelques photos sympa, mais l'appel de l'apéro est plus fort que la vue de leur prestation au complet...
Après avoir dégusté une absinthe à 66,6 % d'alcool contenant un scorpion et deux vipère cornues, direction la Mainstage tout en sautillant comme un pinson pour hurler Runniiiin Wild!
Airbourne reste Airbourne, et pour tout fan de bon vieux Hard Rock simple et burné le constat est là, les australiens font toujours le show et ça fait du bien par où ça passe! Le frontman se brise comme à l'accoutumé des cannettes de la bière locale sur la tronche, le pit est en furie, un petit tour sur les cotés de la scène, quelques soli inspirés, et le concert passe à une vitesse folle.
Airbourne a droit à la première grosse ovation du public de la Main Stage du Metalcamp, pour un concert de pur rock'n roll des familles. Les slovène ont du apprécier, car les riffs d'Airbourne résonnèrent longtemps dans de nombreux stands durant tout le festival.
Setlist : Raise The Flag /Born To Kill /Diamond In The Rough /Blonde, Bad And Beautiful /Chewin' The Fat /Girls In Black /Bottom Of The Well /Cheap Wine & Cheaper Women /Blackjack /No Way But The Hard Way /Too Much, Too Young, Too Fast /Runnin' Wild
Death Angel de son côté offrit une prestation de très bonne qualité. Ce fut aussi le premier concert du Metalcamp où le son fut vraiment très très fort (ce qui sera malheureusement le cas pour de nombreuses formations durant le festival). Ce son très puissant me fit déguerpir, dommage car Death Angel a vraiment l'air d'avoir mis mis le feu à Tolmin.
Comment ça on retourne faire la bringue? Bha oui! Et ce jusqu'au bout de la nuit (ils m'entrainent jusqu'à l'insomniiiie, les démons de minuit, houps pardon!). Direction le bar de la plage pour voir le jour se lever sur la Soca River! Rencontre avec un colombien (!!), puis un slovène qui tente de nous apprendre le nord, le sud, l'est et l'ouest, alors que nous étions plusieurs particulièrement à l'ouest... Il est six heures du matin, il fait jour, on évite le soleil, et tentative de petit somme jusqu'à 9 heures du matin environ...
13 juillet
Suite à un incident technique, totalement dépendant de notre volonté, et que l'on pourrait communément appeler grosse embuscade de la mort qui tue, impossibilité de voir les groupes suivant : Kylesa, Brainstorm, Katatonia,Wintersun (pas taper Michael), et Mastodon, qui étaient à l'affiche de la Main Stage.
Il faut dire que voir un mec arriver avec deux caisses d'eau de vie et de liqueurs slovènes, et lui proposer d'en acheter, à la seule condition de tout gouter, ça provoque forcément une irrésistible incapacité de bouger son cul de l'herbe! Le campement français se transforma irrésistiblement en picole land, la chaleur et les vapeurs d'alcools aidant, ce fut juste un massacre total... C'est simple nous fumes vaincus par la gnôle de fleurs, qui a comme vertu magique de changer un faciès heureux en une gueule digne d'un orque!
Autant dire que nous étions complètement bourrés en quelques minutes, à coup de grosses goulées de chaque breuvage local et d'autres boissons houblonnés ou cocktails surnommés Fils De Pute... Certains se rappelleront longtemps de cette coince totale qui fit des carnages dans le camping français, qui pour le coup méritait bien son sobriquet d'Apero 2! Vous rajoutez d'autres liquides divers et variés et vous obtenez un carnage en règle et du gros portenawak comme seul le Metalcamp peut le permettre, pyramides francophones, chenilles et autres délires furent de la partie sous les yeux interloqués des festivaliers! Votre serviteur a pris dix kilos dans la gueule en deux nuits à force de siffler différentes boissons, et ressemble désormais à un Gimli obèse...
Après une grande hésitation direction quand même la Mainstage en marchant en zigzag, pour voir Legion Of The Damned, groupe que votre narrateur apprécie particulièrement.
Aucune déception Legion Of The Damned a retourné Tolmin. A croire que les montagnes rentraient dans le sol aux sons de leurs riffs de Thrash si efficace et redoutable! Prendre des photos sans vomir au son des basses fut somme toute difficile, mais pour Pec rien d'impossible, premier headbang dans le pit photographe sous les regards incrédules des autres photographes, et des sourires complices de Legion Of The damned! Hellyeah!
Bon, Hell Over Paradise ou quoi? Rencontre avec un duo orgue, et guitare Bob L'Eponge, qui se baladait dans les stands de Merch à faire des reprises incongrues, puis photos des des stripeaseuses du fest (habillées c'est con hein!). Ensuite, la nuit fut chaotique car l'appel de cette fameuse absinthe testée la veille, se fit sentir et transforma une bande de joyeux drilles en de véritables lutins sautillants aux yeux révulsés...
14 juillet
Cocorico! Le soleil brille brille brille, on sue dans la tente, mais ce n'est pas bien grave, on boit une Lasko (bière locale) et ça repart! Souvent quand une bière se boit d'autres suivent, c'est un peu le risque de voir assez vite 10 litres de boisson houblonnée disparaître aussi rapidement!
Notre Merlin national se transforme en Mc Gyver et en coupant des canettes nous fabrique des réchauds pour faire cuire des boites de conserve slovènes. Au menu des haricots, et un étrange cassoulet choucroute, qui a la particularité de se digérer aussi vite qu'il est ingéré.
Après un caca en plein soleil dans un WC chimique (digne d'un sauna), c'est transpirant de tous les pores de la peau, que votre serviteur proche du malaise, pensa à une solution de secours. Demander aux pompiers présents sur le site de se faire karshériser à coup de lance à incendie est fun mais risqué! Remake du premier Rambo, la gueule de bois disparut en headbanguant sous la pression de l'eau glaciale! Trempé des rangeos à la pointe des cheveux, ce fut une résurrection, et un bonheur total. Cette scène magique restera dans les mémoires des personnes présentes, et des pompiers hilares de voir un français assez taré pour demander ça (ils ont pris un malin plaisir les salopards). Encore tout mouillé votre serviteur repris son arme photographique et s'en alla en direction de la mainstage.
Trollfest est un groupe de Folk Metal (le nom vous a mis sur la voie) au chanteur bedonnant à grande barbe arborant un costume de bouteille de bière sur scène! Lui il sait comment se faire des amis d'entrée de jeu! La particularité de cette formation est d'avoir un accordéoniste ce qui rajoute à l'aspect festif de la chose! Circle Pit de rigueur, gigues et délires en tout genre, Trollfest réussit haut la main le pari de surprendre Tolmin! Groupe découverte à revoir sur scène expressément! Signalons que les membres de Trollfest sont très abordables et se baladèrent tranquillement dans le festival, allant même faire la fête sur le camping avec le public!
Impasse sur Thaurorod, Die Apokaliptischen Reiter (déjà vus trop de fois), et sur Kalmah (non je ne ferai pas de jeu de mots). Autant être en forme pour la tête d'affiche du festival.
Slayer, ou les divas du Metalcamp, un pass photo spécial pour ces messieurs récupéré de justesse, un cordon de sécurité pour les faire accéder à la scène, oui oui ce sont des stars, et ça fait sourire beaucoup de monde de voir ce genre de comportement dans un festival à taille humaine à l'esprit si convivial.
Par contre ce soir Slayer offrit de loin la prestation la plus énergique auquel votre serviteur ait assisté depuis de nombreuses années! Oh merde, ils ont mangé du steack de cheval ou quoi? C'est simple le pit est bondé et devient une masse compacte de bourrins total, des corps déchiquetés volent à travers les cieux, et Slayer décime complètement les tympans et les forces du public présent! Ne croyant plus vraiment en leurs prestations live, ils firent changer d'avis un Pec sur le cul et complètement abasourdi par tant de violence, de haine, et d'énergie balancé à la tronche du public. De l'avis général ce fut du très grand Slayer proposé ce soir au Metalcamp! On regrettera toujours le manque de contact avec le public mais Slayer reste Slayer.
Setlist :WorldPainted Blood /Hate Worldwide /War Ensemble /Postmortem /Temptation /Dittohead/ Stain of Mind/Disciple /Bloodline/Dead Skin Mask /Hallowed Point /The Antichrist /Americon /Payback /Spirit in Black /Mandatory Suicide /Chemical Warfare /Ghosts of War /Seasons in the Abyss /Snuff + South of Heaven/Raining Blood /Black Magic/Angel of Death
N'ayant aucune envie de sentir la charogne, impasse sur Watain (Setlist : Death's Cold Dark /Malfeitor /Storm of the Antichrist /Satan's Hunger /Reaping Death /Total Funeral /Sworn to the Dark /Waters of Ain) qui de l'avis de spécialistes offrit un très bon show, mais sans bol de viandox offert au public). Leur set fut surpassé par celui de Taake, d'après les échos entendus des fans de black présents au Metalcamp. Ayant passé l'âge de hurler Gloire à Satan, direction la seconde scène pour chanter Ding Dong Motherfucker! Chacun son truc!
Milking The Goat Machine (2nd stage) et leur Grind Death déjanté offrit une putain de prestation é qui a mis sur le cul de nombreux festivaliers, qui ne connaissaient pas le groupe avant le concert! Formation avec chanteur batteur, la disposition permet de mettre en avant les deux guitaristes et le bassiste. Comme à leur habitude les membres de Milking The Goat machine portent leur fameux masques et sautent dans tous les sens! Quand la brutalité, la bonne humeur et l'humour se mélangent ça donne ni plus ni moins un des concerts de cette édition 2011 du Metalcamp!
La deuxième scène est bondée et ce fut la fête, ça hurle à tout va, bordel c'est le dernier groupe de la soirée et ils réveillent un public qui s'est déjà pris de bonnes grosses tartes dans la tronche toute la journée! Un des gratteux enlèvera même son masque durant le set, pour laisser la place à un large sourire qui en disait long sur le plaisir éprouvé par cette formation ce soir! Un groupe au top, un public en furie, bonheur! Direction la picole pour fêter ce set de fou!
15 juillet
Une balade en ville, et une dégustation de pizza s'imposent histoire de manger autre chose que des sandwichs et de voir la civilisation. Pour anecdote les slovènes ont de drôles de coutumes et mangent leur pizzas en les badigeonnant de ketchup et de sel jusqu'à ce que la pizza en soit recouverte... Ensuite direction une quincaillerie, pour chercher de quoi crucifier un ami festivalier français, sosie de Jésus. « Bonjour avez-vous des planches pour crucifier notre ami? ».
Hellcats (2nd stage) ou le Girls Band Heavy Metal slovène qui a un niveau assez faiblard, gentillet, qui ne casse pas trois pattes à un canard. La guitariste tire une telle tronche moisie, qu'on croirait qu'elle vient de perdre toute sa famille dans un crash... Pour le reste du charme il est vrai, et un ou deux morceaux sympa. Mention au moment Lolilol du Metalcamp, avec le slogan lancé par la chanteuse : « Be Proud To Be Loud! » Bon Ok, ça suffit les conneries, direction le stand de Tynico Piercing pour se boire un coup ou deux!
Arkona ou comment faire un voyage en Russie, et avoir envie de prendre le glaive ou de danser une gigue avec une peau de bête en leur compagnie! Masha arrive sur scène les yeux révulsés et aurait pu dégommer tous les mecs de la sécurité d'un simple coup de savate tant elle sembla remontée comme une armée de pendules suisses! Le cadre est vraiment parfait pour le style musical d'Arkona. Un set envoutant, de loin le meilleur des nombreux concerts vus ces dernières années de ce groupe, qui sait apprivoiser et s'accaparer une scène sans souci de la taille ou de l'affluence du moment!
Ils sont ce coup ci accompagné de leur musicien de cornemuse et de flute, ce qui rajoute au charme de la prestation. Fête du slam durant tout le set car c'est une marée de slammeurs et de slammeuses qui s'enchainent sans discontinuer! De loin un des grands moments de cette édition 2011 du Metalcamp! Hoi Hoi Hoi!!
Powerwolf est un groupe assez méconnu dans notre contrée mais ayant un large succès hors de nos frontières. Leur power metal épique et transgressif est un pur bonheur et leur dernier album une grande réussite! Emmenés par un frontman au timbre proche d'un chanteur d'opéra, et au sens de l'humour décapant, il alterne des moments de communion et des grands fou rire incontrôlable à force de dire des conneries sur scène, ou de tenter de piéger la foule en leur faisant répéter diverses choses!
La mise en scène est belle, comprenant des visuels de vitraux sur chaque coté, les artistes sont costumés et maquillés et les lights magnifiques. Ça bouge, c'est expressif et ça fait chanter au public des refrains hilarants « Sanctify with dynamite alléluia » ou encore « Resurrection by erection »... Bref un putain de groupe qui divise mais qui a un talent certain, de l'humour à revendre, et offrit une belle entrée en la matière avant la venue de Blind Guardian un peu plus tard!
Outrage (2nd stage) Petite découverte fort sympathique avec Outrage, groupe autrichien, sur la seconde scène, qui propose un excellent death metal incisif qui fit remuer de nombreuses cervicales, et rameuta une belle affluence et eu un excellent accueil! Décidément cette journée est vraiment de très grande qualité!
In Extremo, ou comment faire perdre un tympan à votre serviteur en une ou deux chansons, il faut dire que quand les enceintes crachent un son si fort, et que la cornemuse se fait entendre, ça devient insupportable même avec des chaussettes enfoncées dans les oreilles... Vu du set d'un peu plus loin, ce fut plus agréable. Leur prestation ravit les fans tandis que mes oreilles saignaient et me poussaient à aller boire un breuvage local (oui on se trouve des excuses comme on peut).
Setlist : Sternenreise /Frei Zu Sein /Vollmond /Zigeunerskat /Herr Mannelig /Poc Vecem /Sängerkrieg /Flaschenpost /Unsichtbar /Stalker /Siehst du das Licht/Mein rasend Herz + Titre avec paroles en Latin.
Blind Guardian commença son set avec du retard et malheureusement leur prestation fut raccourci de quelques chansons. Ce qui n'empêcha pas le groupe de proposer une excellente performance, peut être légèrement en deçà de leur passage en 2009 sur cette même scène. Quelques anciens et récents titres furent interprétés, signalons l'entrainant Welcome to Dying, les superbes Majesty, et Time Stand Still avant de finir en beauté par les hymnes que sont The Bard's Song et Mirror Mirror. Hansi reste un putain de frontman comme on en voit rarement!
Ce concert de Blind Guardian observé sur une butte, en rêvassant sous la pleine lune, en compagnie de quelques nuages recouvrant Tolmin et ses montagnes, avec une foule en osmose, hurlant à pleins poumons les paroles de ces chansons intemporelles, fut un moment sensiblement magique (petit instant coupé du monde dédié à une personne qui se reconnaitra).
Sous l'astre lunaire, les arbres bruissants au son de Blind Guardian, on aurait presque pu voir apparaître des Ents observer ce magnifique tableau, en compagnie d'Elfes et de Hobbits. C'est aussi ça la magie de Blind Guardian nous transporter ailleurs en quelques instants...
Setlist : Sacred Worlds/Welcome to Dying /Nightfall /Time Stands Still (at the Iron Hill) /Turn the Page /Time What Is Time/ Majesty /Tanelorn (Into the Void) /And Then There Was Silence/A Voice in the Dark /The Bard's Song - In the Forest /Mirror Mirror
Alestorm sur la deuxième scène était attendu de pieds fermes par une foule compacte qui voulait en découdre! En cette heure tardive, les refrains sont hurlés à pleins poumons, y compris ceux de leur dernier album (l'excellent The Sunk'n Norwegian est une tuerie en live). On regrettera le manque de mise en scène qui rendrait leur prestation plus théâtrale et pirate à souhait, mais le public n'en a cure!
La formation écossaise se fait plaisir et ça se ressent, ce sera également de nouveau la fête du slam durant une bonne partie du set, tandis que votre serviteur sous l'emprise de la musique et de l'alcool se mit en entamer une gigue dans le pit photo, en compagnie d'un autre photographe, sous le regard incrédule du guitariste d'Alestorm! Un excellent set de la part de la bande de corsaires et un public à l'unisson, pour au final un autre très bon moment de ce festival!
Setlist : Back Through Time /Shipwrecked/The Sunk'n Norwegian /Wenches and Mead /Heavy Metal Pirates /Captain Morgan's Revenge /Rum /Nancy The Tavern Wench /Wolves of the Sea /(Pirates of the Sea cover) /Keelhauled
16 juillet
Aujourd'hui on mangera des fruits! Euh le Bola est un cocktail slovène à base de fruits découpés en tranches, principalement pêches et pommes, qui flottent dans un mélange de plusieurs vins blancs, et qui peut se ré-hausser de Schnapps local... Comment manger les dix fruits par jours nécessaires à notre bonne santé,et en quelques verres, se désaltérer et finir complètement fracassés en déboursant quelques menus euros. Oui le slovène est commerçant et sait payer sa tournée toutes les deux tournées, ce qui n'aide pas à voir clair, mais aide à manger sainement (ou pas!).
Deicide qui joue en pleine journée ça a de quoi surprendre, voir tonton Glenn avec lunettes de soleil sur le nez également. Pour le reste ce fut juste une grosse tartignole dans la tronche, pour un dépucelage Deicidien tout était présent! Une rage et une belle énergie, une haine et une envie soudaine de headbanguer et de hurler! Ce qui surprit Glenn qui regarda votre serviteur d'un air approbateur, ce qui permis de faire une photo assez sympathique. Grosse flemme d'aller voir Accept, le dernier groupe pour votre serviteur sera donc … Kreator!
Kreator sera de l'avis de beaucoup un autre très grand moment de cette édition 2011 du Metalcamp! Fête du circle pit, du wall of death et du slip également! On en prend plein les oreilles, plein les yeux (écran derrière le groupe qui permet de voir le public, pour un rendu très sympa), plein le nez (poussière) et ça vous donne un putain de set rageur dont Kreator a le secret! Oh putain que ça fait du bien, sauf pour les oreilles car de nouveau le son est vraiment très, mais vraiment très très fort!
Setlist : Hordes of Chaos (A Necrologue for the Elite) /Warcurse /Pleasure to Kill /Destroy What Destroys You /Voices of the Dead /Enemy of God /Phobia /People of the Lie /Reconquering the Throne /The Patriarch /Violent Revolution /Betrayer /Flag of Hate /Tormentor
Evolve (2nd stage) est une petite découverte, de Metal progressif à tendance symphonique, avec une chanteuse énergique à souhait. Pourtant peu adepte de ce style musical, leur prestation fut fort plaisante, et également fort bien accueillie (par un public probablement surpris de voir un petit bout de femme en bikini à tête de mort, nous faire les yeux méchants sur scène, et assurer comme ceci, accompagné il est vrai par de talentueux musiciens).
Asator (2nd stage) est un groupe inconnu de tous avant leur prestation (enfin il semblerait car la musique est pas très carrée). Asator propose un mixe de Folk Metal énergique mais pas vraiment transcendant. Par contre durant leur site ils offrirent le moment portenawak du festival, et firent don aux premiers rangs de nombreuses armes gonflables (haches, massues...).
S'ensuit le Wall Of Death de l'année, avec une petite horde de tarés frappant leurs armes au sol en hurlant des « haou haou » comme dans 300, puis ensuite se jetant les uns sur les autres à grand coups de ces armes factices qui faisaient « pouic pouic » lors de chaque choc! Impossible de se retenir, entre deux photos le combat reprenait de plus belles!
De biens beaux fights dans la bonne humeur rendirent hilares tout le public, hallucination complète tant le tableau était surréaliste! On ne se rappellera surement pas trop de la musique d'Asator, mais par contre quelle idée GENIALE que ce Wall Of Death guerrier et bon enfant!
Guns of Moropolis (2nd stage) et leur metal alcoolique rock'n roll se fit entendre de loin , mais l'appel du Bola était trop fort!
Varg (2nd stage) par contre ne peut pas se manquer, deuxième fois pour votre serviteur en live, et deux fois que ce groupe balance une performance de haute volée! La foule s'est réunie en masse et fait la fête avec le groupe, une nouvelle fois la deuxième scène si conviviale a fait le plein! Les neurones ne sont plus là, la fatigue se fait sentir donc pas grand chose à dire, sauf que les fans furent ravis, et que le set fut sans temps mort! Varg est définitivement une valeur sure de festival!
Trop épuisé et assoiffé pour aller voir Moonsorrow, après une discussion avec les alcooliques de 2 guys 1Tv, qui sont tombés amoureux de ce festival, direction le Beach Bar, pour finir en beauté ce Metalcamp 2011! Assister le cul sur les galets, au lever du jour sur la Soca River, et sur les montagnes de Tolmin, c'est aussi ça la magie de ce festival. Profiter des groupes, des amis, des compagnons d'un jour, d'une nuit, d'une semaine, et contempler ensuite au petit jour la beauté de ce site magnifique où se déroule le Metalcamp chaque année!
Ce festival est pour beaucoup plus qu'un festival Metal, c'est un grand moment de communion, de fêtes, dans un lieu unique et vraiment féérique! On se rend une fois au Metalcamp, et au retour un vrai Blues post Metalcamp se fait sentir. Ce festival ne dure pas 3 jours mais une semaine entière et plus encore avec le voyage! Nous ne sommes pas loin d'une véritable aventure humaine, de vacances au bord de la plage, sur fond de festival Metal et de rencontres diverses.
Quand on quitte ce site magique, et la région de Tolmin, on sait très bien qu'on y reviendra! Un Metalcamp vous marque et vous manque ensuite pendant toute une année. On rentre épuisés, fauchés, cramés, mais la tête remplie à jamais de souvenirs grandioses !
Hell Over Paradise? Fuck Yeah! See You Next Year Tolmin!